mardi 4 décembre 2007
par Alex DeLarge
Regroupez des potes d’une vingtaine d’années (Albrecht, Berthod, Gini, etc). Placez-les tous ensemble dans un «sous-groupe» d’entraînement sous les ordres d’un coach renommé (Sepp Brunner, l’homme qui a amené Sonja Nef au sommet). Lancez-les tôt en Coupe du monde. N’écoutez pas ceux qui disent que vous êtes en train de griller des talents (Albrecht, par exemple, a été triple champion du monde junior en 2003). Réfutez les étiquettes d’«éternels espoirs» collées sur vos coureurs. Croyez toujours en eux. Soyez patients. Attendez le déclic.
Quand ce déclic se produit (victoire de Berthod à Adelboden en janvier dernier), bondissez sur l’occasion. Cherchez à créer une dynamique de groupe. Jouez sur l’émulation. Lorsque les coups d’éclat s’enchaînent (Albrecht et Berthod médaillés aux Mondiaux d’Are 2007), restez dans cette dynamique. Ne permettez pas à vos poulains de se prendre pour des vedettes. Encadrez-les. Faites-les travailler sans relâche, été y compris. Profitez de leur amitié et leur orgueil pour les booster encore plus.

Puis quand vient la nouvelle saison, remettez ça. Continuez de les stimuler. Faites monter la sauce. Gonflez-les de confiance en eux. Dites-vous finalement que, les jours de course, leur talent fera le reste. Et voilà ! Cela vous donne trois victoires en ce début de saison (Gini 1x, Albrecht 2x), et assurément beaucoup plus les semaines, les mois et les années à venir.
Trouvez-vous un Didier Cuche. Laissez-le devenir un des meilleurs skieurs du circuit. Quand il se blesse gravement (ligaments croisés début 2005), comptez sur lui pour revenir. Quand la convalescence se prolonge, comptez encore sur lui. Quand le retour est effectif mais que les résultats ne suivent pas (saison 2005/2006), comptez toujours sur lui. N’écoutez pas les mauvaises langues qui le disent fini. Faites confiance à son caractère de guerrier.
Lorsque votre Didier Cuche remonte enfin sur un podium (novembre 2006), ne croyez pas qu’il va s’arrêter là. Comprenez que vous ne trouverez jamais mieux comme compétiteur. Regardez-le alors aligner les bons résultats (médaille aux Mondiaux d'Are 2007, globe de descente). Pendant l’été, ne pensez pas que votre homme va se reposer sur ses lauriers.

Laissez-le suer et enchaîner les manches d’entraînement comme un forcené. Dès les premières courses de l’hiver, continuez de vous croiser les bras pendant qu’il multiplie les podiums. Et voilà ! Cela vous donne l’actuel no 2 au classement général de la Coupe du monde… derrière un certain Daniel Albrecht (cf. recette du succès no 1).
Vos commentaires
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pour l\article juste une petite remarque, la saison sans résultats de cuche c\est 2005/2006 non ?? parce que la saison passée il a cartonné ou je me trompe ?
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Eh bien, c\est la deuxième fois que tu remarques une erreur dans nos papiers, tu as l\oeil !
Merci en tout cas, c\est corrigé.
La rédac
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On se croirai presque revenu à l\époque des Zurbriggen, Müller, Figini et autres Hess!!!
Espéront que ça continue!
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