mardi 10 février 2009
par Grégoire Etienne
Ceux qui connaissent le coin comprendront assez aisément que ce n’est pas l’endroit rêvé pour y emmener sa femme enceinte de 30 semaines, et pourront imaginer facilement que j’ai bien du contrebalancer la qualité de l’accueil et le confort du lieu avec une nuit dans un hôtel de charme dans la Forêt Noire voisine.
Pour ceux qui n’ont pas encore eu la chance d’y aller, oubliez les stades flambants neufs que vous avez eu l’occasion de visiter ou voir sur votre petit écran lors de la dernière Coupe du Monde, et imaginez plutôt un doux mélange entre la Charrière et Saint-Léonard. En effet, entre la piste d’athlétisme à 6 couloirs, des virages non couverts, des tribunes d’un autre âge, des toilettes en ruine et un parcage visiteurs en terre battue, le Wildparkstadion n’a pas vraiment bénéficié de l’effet Coupe du Monde dont ont pu profiter bon nombre des infrastructures footballistiques d’outre-Rhin. Ajoutez-y à cela une pluie battante et le décor est planté…
Et pourtant, quelques éléments rendaient ce match intéressant. Tout d’abord, le HSV restait sur une victoire, toujours aussi jouissive et bonne à prendre, à domicile face au Bayern et se déplaçait dans le Bade-Wurtemberg en position de dauphin du surprenant TSG Hoffenheim. Quant à lui, le KSC alignait des résultats décevants et sa position de relégable pouvait laisser un Auswärtssieg dont tout supporter se déplaçant à l’extérieur raffole.
Aussi, la forte mobilisation des supporters des Rothosen (un bon millier à mon avis) était d’autant plus impressionnante que la longueur du voyage avait permis à la grande majorité d’entre eux d’être en bonne forme au coup d’envoi, si vous voyez ce que je veux dire… Malgré ou plutôt grâce à ces quelques (litres de) bières dans le gosier, ils réussirent à assurer une excellente ambiance pendant tout le match.
La configuration du stade ne permettant pas de voir les supporters locaux depuis le parcage visiteurs, je ne saurais trop m’aventurer à juger leur prestation même si, sous l’impulsion des Phönix Sons '99, le soutien semble avoir été constant dans leur secteur. A noter en passant le bâchage de leurs amis strasbourgeois des UB 90.
Le début du match allait renforcer cet optimisme ambiant puisque après 7 minutes de jeu à peine, Paolo Guerrero, plein d’opportunisme à la conclusion d’un magnifique mouvement collectif en contre-attaque, pouvait ouvrir la marque. La domination hanséatique se poursuivra jusque vers la demi-heure avant de faiblir et seule une brillante sortie de Rost dans les pieds de l’attaquant adverse permit d’éviter une égalisation imméritée à ce moment de la partie.
Dès le début de la seconde mi-temps et alors que le plus dur semblait fait suite à un maître tir de Colin Benjamin dans la lucarne, la machine se mit alors subitement à rouiller du côté des riverains de l’Elbe et ce, bien plus en raison d’une certaine suffisance que de la pluie pourtant tenace. La réduction du score par Sebastian Freis quelques secondes après le 2ème but, consécutivement à une roue libre du Danois Michael Gravgaard, eut alors pour effet de déstabiliser l’équipe de Martin Jol pourtant largement dominatrice jusque-là. L’égalisation tomba quelques minutes plus tard sur un tir dévié du revenant Giovanni Federico. Le but de la victoire arraché dans les arrêts de jeu par Freis, encore lui, venait récompenser les efforts d’une équipe y ayant cru jusqu’au bout et n’ayant pas fait preuve d’arrogance ou de frustration comme ce fut malheureusement le cas côté hambourgeois, symbolisé notamment par l’expulsion de Mladen Petric pour un vilain coup de coude.
C’est alors une véritable douche froide qui s’abattit sur un parcage visiteurs trempé et transis qui n’en avait pourtant pas besoin. Le HSV pointe désormais à 3 points du leader. Rien n’est perdu mais il faudra impérativement récolter les 3 unités de la victoire contre Arminia Bielefeld dimanche prochain.
Vos commentaires
Ce type de scénario, ça doit être le pire à endurer pour un supporter de foot. Ou le plus jouissif, selon l'équipe qu'on supporte: je me souviens encore fort bien du LS-Sociedad de 1990, 3-2 après avoir été mené 2-0. "Extraordinaire Lausanne-Sports", s'époumonait JJ Tillmann à l'antenne...
http://www.youtube.com/watch?v=FTjVCjKCETc&feature=related
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Nur der HSV! (
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A GP: A aucun moment je dis préférer les stades aseptisés au bon vieux Wildpark...Au contraire! C'était juste une constatation puisque on nous vente souvent le confort des stades allemands...
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