Avant même le début du match, deux premières sensations dans le onze tricolore : les « vieux » Evra et Malouda sont remplacés par les moins vieux Gaël Clichy et Jérémy Ménez. L’arrière gauche d’Arsenal avait d’ailleurs fait bonne impression lors du match de préparation contre la Serbie. Autant dire que Laurent Blanc semble bien inspiré aujourd’hui.
Gros pressing ukrainien dès le début du match. En plaçant Voronin et Shevchenko sur Mexès, Oleg Blokhine semble tout aussi inspiré que son vis-à-vis.
A la 4e minute, M. Kuipers arrête le match à cause de l’orage.

Avantage à la France, dans une première mi-temps intense mais correcte. Les Bleus ont la possession du ballon et se montrent plusieurs fois dangereux, notamment sous l’impulsion de Ribéry, excellent. Malheureusement, celui-ci a la stupidité de s’obstiner à vouloir servir Jérémy Ménez. Après un but hors jeu de deux mètres et un tir au dessus à la 26e, le Parisien gâche un troisième caviar du Balafré à la 29e, en voyant son tir à bout portant repoussé par Pyatov. Averti en fin de mi-temps pour une fautée sur Shevchenko, l’ancien joueur de l’AS Roma est même à deux doigts de se faire renvoyer aux vestiaires pour avoir séché l’excellent latéral gauche Yevgen Semin.
De son côté, l’Ukraine, solide en défense, évolue en contre et se crée sa première occasion à la 25e minute par Yarmolenko, d’un tir ras terre qui ne passe pas loin du premier poteau de Lloris. A la 34e minute, Shevchenko bénéficie d’une énorme occasion, admirablement lancé depuis son camp de défense par Selin. Malheureusement, sa demi-volée est repoussée par Hugo Lloris, toujours aussi bon. A cette occasion, le bon David Lemos nous gratifie d’un mémorable : « j’ai envie de dire que l’Ukraine a laissé passé l’orage. » Fallait la sortir, celle-là !
La dernière occasion de la première période échoit à Mexès, dont la tête est magistralement repoussée par Pyatov suite à un coup franc excentré de Nasri.
A la pause, Oleg Blokhine remplace Voronin, qu’on n’a pas vraiment vu durant les 45 premières minutes, par Marko Devich. L’attaquant du Metalist Kharkov aura certainement été le meilleur Ukrainien de la seconde période.
Par contre, Laurent Blanc choisit, lui, de maintenir son boulet sur le terrain, et il fait bien ! Après avoir encore butté à la 48e sur Pyatov suite à une superbe ouverture de Benzema, Jérémy Ménez trouve l’ouverture sur sa cinquième tentative. Et de belle manière, il faut le reconnaître : décalé sur la droite par le Madrilène, il repique au centre, prend Selin à contre-pied et bat Pyatov d’un tir imparable au premier poteau. Dans la foulée, Benzema accélère une nouvelle fois le jeu et offre un caviar à Cabaye, qui double la mise !
Le milieu de Newcastle trouve encore le poteau à la 65e minute, à la suite d’une impressionnante séance de passe à dix : ça fait mal de le dire, mais la France assure !
Et après, ben y a plus eu de match.
Hugo Lloris, qui n’a pas encaissé de but sur une passe de Mexès.
Karim Benzema, qui n’a pas marqué mais a été dans tous les bons coups et a offert deux passes décisives. L’altruisme, c’est aussi ça qui caractérise les grands attaquants.
Philippe Mexès, qui a raté 100% de ses passes (enfin, il a raté sa passe).

Bah, j’avais préparé tout un texte à l’avance sur Ménez, mais cet idiot a fini par marquer alors…
La bonne sortie de Pyatov, le gardien ukrainien, qui a écarté le danger représenté par Ménez, bien lancé dans la profondeur par Samir « Ferme ta g… » Nasri.
La prophétique décision de Laurent Blanc de ne pas sortir Jérémy Ménez à la mi-temps, malgré trois occasions manquées et une expulsion qui lui pendant au nez. Quelques minutes plus tard, le joueur du PSG pouvait ouvrir le score.
Le superbe arrêt de Pyatov sur la tête de Mexès en fin de première mi-temps. Sinon, y a pas eu grand chose, c’était mieux pendant l’orage.
La passe de lâche de Mexès, qui a mis son gardien dans l’embarras, tout de suite sous pression de Shevchenko.
Le deuxième carton jaune pas donné par M. Kuipers à Ménez. En plus de changer toute la donne du match, ça aurait permis de ne pas ruiner mon article.
Une année quasiment jour pour jour, la France avait mis 4-1 à l’Ukraine, sur ce même stade de Donetsk.
La France n’avait plus gagné dans un grand tournoi depuis 2006 et sa victoire 1-0 contre le Portugal en demi-finale. A noter également que l'équipe de France n'avait jamais remporté le moindre match en phase finale d'un Euro sans Platini (1984) ou Zidane (1996, 2000 et 2004). Ca fait maintenant 23 matches que les Bleus n’ont plus perdus !
De haut, puisqu’ils ont déserté les premiers rangs du stade à cause de la pluie.
Putain, ça valait bien la peine de se faire chier à attendre une heure !

On ne perd pas le nord, à TF1. Meilleure audience de tous les temps pour Secret Story 6, merci l’orage !
« Eh bien il a repris du poil de la bête, notre ami Astérix ! » (David Lemos à la fin du match, à propos d’un supporter français habillé en Gaulois)
« J’ai jamais de ma vie entendu des coups de tonnerre aussi violents. Et pourtant j’ai un casque sur les oreilles. »
« On fait un petit retour à Donetsk où… les conditions n’ont toujours pas changé, comme vous le voyez. »
« En tribune de presse, on a beau être couverts, la pluie est en train de passer partout. »
« Les joueurs de tennis ont l’habitude des interruptions au contraire des footballeurs, c’est pas évident à gérer. »
« On revient à Donetsk pour constater qu’il pleut toujours autant. »
« Normalement, on a un service météo pour prévoir ce genre de choses… mais là apparemment, je ne sais pas ce qu’il s’est passé. »
« Retour à Donetsk, où David Lemos a peut-être des informations… »
« Le speaker nous a dit que dès qu’il y aura des informations, il nous les communiquera »
« On espère toujours que le match va pouvoir reprendre, et pour vous faire patienter, on va vous passer un sujet qui revient en détail sur toute l’équipe d’Ukraine du mythique Oleg Blokhine. [Puis après le sujet] Comme vous l’aurez constaté, c’était un sujet sur Valery Lobanovski. On retrouvera celui sur l’Ukraine plus tard. »
« On va faire un tour du côté de Donetsk, vous m’entendez David ? »
« Non, pas de nouvelles, mais en général on dit ‘pas de nouvelles, bonnes nouvelles’. »
« On m’a même coupé les moniteurs, ici. »
« En attendant, on va vous lancer un sujet sur… les arbitres. Comment se sont préparés les arbitres pour cette compétition. Et on vous retrouve juste après. »
« Alors je ne vous entends plus très bien Maïque… je ne sais pas si je suis à l’antenne, là, mais je peux vous dire que la pluie est en train de baisser en intensité. »
« On espère que si ce match reprend, il pourra avoir lieu dans de bonnes conditions. »
« Surtout la partie devant la tribune de presse, là c’est vraiment gorgé d’eau. »
« Comme dans les courses automobiles aux Etats-Unis, on envoie des réacteurs pour chasser l’eau. »
« Pour vous faire patienter on va revenir sur l’Euro 2008 en Suisse et en Autriche, et on se retrouve dans quelques minutes. »
« Si vous nous rejoignez à l’instant sur RTS2, vous auriez dû trouver le match… »
« On est pas des spécialistes en horticulture, Léonard… »
[La pluie s’est enfin arrêtée et les jardiniers tentent de sauver la pelouse] « Il y aura un coup d’envoi au mieux à 19h. »
« En attendant d’avoir des nouvelles, je vous avais parlé tout à l’heure d’un sujet faisant la revue d’effectif de l’Ukraine d’Andrei Shevchenko et d’Oleg Blokhine, et bien c’est pour tout de suite. »
« On y travaille, on essaie d’évacuer l’eau. »
« On va dire Léonard, en étant optimiste, que ça sent plutôt bon. »
« Il y a toujours ce gros rectangle gorgé d’eau devant la tribune de presse. »
« On va demander à David Lemos s’il est optimiste. »
« Sur quoi, Maïque ?! »
« Bah, sur tout et n’importe quoi. »
« C’est peut-être officiel, mais la personne qui me l’a dit n’était pas un officiel. »
« Je pense qu’on a dû faire pire pendant l’histoire du football. »
« Bon, en attendant de voir si ce match peut reprendre et à quelle heure, on va vous proposer une petite visite de la ville de Kiev – on fait de la culture aussi ! – Et c’est une journaliste ukrainienne, Olga Freimut qui nous fait la présentation. »
« De ce que l’on voit, on va dire que ça semble être globalement bon. Il y a juste cette zone devant les bancs des joueurs qui est gorgée d’eau. »
« En attendant d’avoir l’information officielle en provenance de Donetsk, on retrouve Jean-François Develey à Kiev, où doit avoir lieu le match entre la Suède et l’Angleterre ce soir… »
« Je vais faire la minute du professeur Cyclopède… »
« On vous retrouve tout à l’heure avec grand plaisir, Jean-François… »
« Nous, ce qu’on nous a dit ici, c’est que normalement on devrait commencer à l’heure. »
« On va retrouver David… »
« Oui Maïque, pour vous dire que j’ai aperçu l’arbitre lorsqu’il a quitté la pelouse, et il a levé le pouce ! Bon, on n’est pas à l’époque de Jules César… »
« En voyant les joueurs se faire des passes, on dirait qu’on va quand même pouvoir reprendre cette partie et que même, elle devrait se dérouler dans des conditions pas si catastrophiques que ça ! »
« Alors officiellement, l’horaire de reprise est toujours 19h. C’est-à-dire dans trois minutes. »
« En attendant, dites-moi tout, Anne-Marie Protèles : qu’est-ce qu’on fait ? »
« Alors on va passer à un sujet sur Suéde Angleterre, vu par un journaliste de la BBC ! »
« Il est un peu plus de 19h, le match va reprendre ! »
« On reprend avec une balle d’arbitre. On est pratiquement une heure après le coup d’envoi, et il a fallu se souvenir exactement d’où était le ballon quand on a arrêté le match ! »
« On le rappelle, la partie avait été interrompue dès la quatrième minute pendant une heure en raison d’un orage monstre. »
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