vendredi 17 avril 2009
par Jean-Boris Cochet-Lamouche
1) Pourquoi ai-je choisi de présenter ce pays ?
La rédaction m'a puni de ne plus soutenir le LHC depuis que je suis en âge de patiner.
2) A quoi sert ce pays ?
Terre des descendants d’Attila (quel joueur de hockey il devait être…) et du génial Bartók, lieu de passage du Danube, réputée pour ses bains thermaux, ses intellectuels, son patrimoine culturel et architectural, la Hongrie est un pays qui met la barre assez haut pour ses habitants.
Ces derniers ont d’ailleurs choisi de ne plus naître ou de s’exiler. La diaspora hongroise s’est spécialisée dans deux corps de métier : les films pornos et la Présidence de la République française.
L’un des fleurons économiques du pays est l’industrie du duvet. Une productivité imbattable est assurée en plumant les animaux vivants, ce qui n’est pas plus douloureux qu’une épilation des parties intimes à la cire, assurent les responsables de cette industrie.
Pour faire bonne figure sur la scène internationale et pour faire cesser d'aboyer les défenseurs de la cause animale, cette industrie sera désormais recentrée autour de la centrale nucléaire de Paks, réputée pour ses avaries. De la sorte, les plumes tomberont toutes seules.
3) Comment on joue au hockey dans ce pays ?
Les clubs hongrois jouent pour la MOL Liga et pour l’EBEL. La première est sponsorisée par une entreprise pétrolière et accueille aussi des clubs roumains. La seconde organise son activité depuis Vienne et accueille tous les clubs qui ont envie de se remémorer la flamboyance de l’Autriche-Hongrie.
Il n’est pas rare que le joueur hongrois peine à se focaliser uniquement sur le hockey. Nombreux sont en effet les joueurs de la sélection à avoir un diplôme universitaire, à être expert en machines à boules ou à jouer à haut niveau au inline hockey. De manière générale, sur les quatre tiers temps réguliers, un joueur hongrois est imbattable.
De l’aveu du sélectionneur national, un joueur n’a pas besoin de s’entraîner durant l’été pour avoir sa place en championnat. Fin 2006, Valentin Wirz aurait été intéressé à rejoindre cette compétition. Mais le retrait de l’ancien sponsor de la ligue, une marque de bière, aura mis un terme à cette projection de carrière.
En Hongrie, il arrive aussi que, soudainement, on cesse de jouer et que l’on s’effondre par terre pour ne plus jamais se relever. C’est arrivé à Gàbor Ocskay le 25 mars dernier, décédé à 33 ans. Il avait été l’un des artisans de la promotion de la Hongrie dans l’élite du hockey mondial.
4) Pourquoi vont-ils gagner les Mondiaux ?
Parce que leur gardien est vraiment Szuper.
Plus sérieusement, avec une cote de 600, le pays a de quoi s’attirer le soutien de diverses organisations influentes.
5) Pourquoi vont-ils se faire éliminer au premier tour ?
Jean-François Rossé en a l’intime conviction.
6) Qui sont les joueurs à surveiller ?
Tous ceux qui risqueraient d’utiliser leur canne pour rentrer par effraction chez vous. (On me dit que je me suis trompé avec les Roumains, au temps pour moi alors).
7) Qui sont les joueurs à ne pas surveiller, mais dont on peut éventuellement se moquer ?
Omar Ennaffati. Le trinational (Canada, Maroc et Hongrie) joue aussi pour l’équipe nationale du Maroc. Il se pourrait d’ailleurs qu’il rejoigne le Canada durant la compétition en tant que garçon de piste, aiguiseur de patin ou préposé à la lessive.
8) Une bonne raison de les supporter ?
Leur équipe est nettement plus crédible que leur candidat à l’Eurovision (www.youtube.com/watch).
9) Une bonne raison de ne pas les supporter ?
Leurs meilleurs joueurs ne sont même pas en froid avec leur sélectionneur. Quoique, ça dépend de ce que l’on entend précisément par «froid»…
10) Bon d'accord, mais sinon ?
Si, sur le papier, la Hongrie ne fait pas figure de favorite, elle n’en possède pas moins une arme secrète. Inventé pour développer la conceptualisation en trois dimensions par un professeur d’architecture de Budapest, le Rubic’s Cube sert de base théorique pour les phases de supériorité numérique.
Vos commentaires
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Tellement énorme!
Merci CR
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Un peu comme le "ès", qui est en fait le pluriel de "en". On dit donc "docteur en sport", mais "docteur ès lettres"...
Je le dis, car ce sont les deux erreurs que l'on voit le plus sur Cartonrouge, et que la première est citée dans cette présentation.
Sinon, excellent article!
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En effet, ce sont deux erreurs que l'on commet régulièrement, on s'évertuera à ne plus les faire !
Meilleures salutations sportives,
La rédac
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@ Bernard Pivot: si déjà tu te permets de corriger la rédac, fais-le si possible .... sans faute !!! "Au temps" s'écrit sans trait d'union... Source: Académie française. Bien à toi et bon oui-kend.
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Y en a vraiment qui ont le besoin de se faire remarquer...
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Et je suis assez d'accord avec Supermario, l'Unicum c'est : !!!
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@ Roger: complètement faux, même si ça pourrait être le cas dans les années à venir.
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me fourvoie-je mais au point 6, à part le trait d'union, autant en emporte le van a été calligraphié tel que tu le recommandes.
doit-on en conclure que la rédaction censure et relit les textes avant publication ?
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OTAN pour lui et honte à moi, je n'ai pas lu tous les commentaires juskobou et je m'aperçois avec effroi que plutot que de la Hongrie plusieurs se sont extasié sur la langue française....
PS : mince, faut un s à la fin de l'extase ?
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