lundi 19 mai 2008
par Gary Romain
Invaincus depuis le début du tournoi, les joueurs canadiens avaient le titre en main à 20 minutes de la sirène finale et ont bêtement laissé filer l'occasion de confirmer leur sacre de l'année précédente devant leur public. Dany Heatley & cie s'étaient alors imposés... à Moscou.
Rick Nash va certainement revoir en boucle le tournant de cette finale dans sa tête, comme quand votre soeur vous oblige à regarder une 326ème fois Dirty Dancing. Dans le temps supplémentaire, l'ex-alcoolo du HC Davos a envoyé un puck dans le public et permis aux hommes de Slava Bykov de développer leur terrible attaque à cinq. Les Russes sont donc toujours la dernière formation à avoir remporté un championnat du monde sur ses terres. C'était il y a 22 ans, le Mur de Berlin était encore debout. Faut-il y voir un signe ?
Les joueurs venus de l'Est ont radicalement changé depuis cette époque. Depuis que le capitalisme est venu remplir les poches de ces affolants techniciens du palet, l'individualisme avait pris le pas sur leur collectif alors redoutablement réuni sous le sigle «CCCP». C'est là l'exploit de l'ancien coach assistant de Fribourg Gottéron.

L'ex-compère d'Andreï Khomutov a réussi à créer un fond de jeu chatoyant avec un amoncellement d'egos surdimensionnés, habitués à prendre le match à leur compte dans leurs franchise ou clubs respectifs. Les Russes d'aujourd'hui ont été bien plus que des artistes renâclant aux basses tâches du hockey sur glace moderne. Ils ont formé une équipe. Et cette équipe a gagné.
Quel bonheur de voir un Alexander Ovechkin mettre ses tripes sur la glace, quelle joie de voir un Ilya Kovalchuk faire tout son possible pour se faire pardonner sur la glace l'agression commise sur Julien Vauclair en quarts de finale et qui lui a valu d'être suspendu pour le match face à la Finlande, quelle fraîcheur enfin de constater le dévouement d'un Evgeni Nabokov, accouru tel un sauveur de la patrie dès l'élimination des Sharks de San Jose.
Alors que Mark Streit se soigne, lui et son futur compte en banque, que 27 Suédois de NHL manquent à l'appel pour des raisons diverses et variées, les Russes ont, eux, joué le jeu à fond. Même les joueurs venus du championnat domestique ont apporté leur pierre à l'édifice «bykovien» et su mettre de côté leurs bisbilles internes pour faire briller au firmament le paletot national.
Une consolation pour la Suisse écrasée en quart de finale par ces même Russes ?
Vos commentaires
Ils n\étaient que 4, car la prolongation se jouait à 4c4. Donc un power-play: 4c3...
Mais ça ne m\étonne pas de Gary Romain, qui à part la polémique stérile, n\apporte rien à ce site.
Pour un Lausannois, c\est déjà un bel effort cela dit...
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Bravo donc pour votre exceptionnelle couverture de l\événement! Des résumés précis aux fines analyses tactico-technique qui ont égayé la vie quotidienne des lecteurs de votre site...
Surtout, quel article somptueusement ridicule pondu parceque quelqu\un s\est réveillé et a remarqué que rien n\avait été fait pour couvrir ne serait-ce qu\un petit peu, ces championnats du monde.
Bref sur ce coup et cet évênement-là, vous avez été nullissime!!!
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