jeudi 2 février 2012
par Gary Romain, Julien Mouquin, Yves de St-Aÿ et Marc-Olivier Reymond
Pascal Feindouno est au porte-monnaie ce que la girouette est au vent. Il suffit d’attendre un peu pour qu’il change de direction. Le Guinéen aime bien l’argent et il a tendance à l’ériger en priorité pour sa carrière. Comme beaucoup de joueurs de football, nous diras-tu. Certes, mais avec l’ancien Stéphanois, c’est un véritable dogme. Feindouno n’a pas supporté la pénalité de 36 points infligée au FC Sion et a décidé de refaire ses valises, à peine quelques mois après avoir débarqué en Valais, effrayé par la sanction de l’ASF. Bizarre, le club de Christian Constantin a par ailleurs engagé huit autres joueurs, qui ont, eux, eu foi en CC et en son combat.
Actuellement à la Coupe d’Afrique des Nations, le Guinéen s’était déjà tiré en douce il y a moins de quatre ans. Le bon Pascal avait alors quitté St-Etienne pour le Qatar, en avouant haut et fort que c’était pour l’argent. Il a ensuite quitté Al-Sadd pour Al-Rayyan, avant d’aller voir si les pétrodollars étaient plus verts en Arabie Saoudite. Il y a environ 360 jours, après une grave blessure, il signe à Monaco, avec qui il coule en Ligue 2. Dans la foulée il signe à Sion qui part en vrille. Attention à son prochain club, il pourrait bien imploser. Et Feindouno, en bon mercenaire, s’en ira voir ailleurs.
Après le règne controversé de Ralph Zloczower, on espérait un vent de renouveau à la tête de l’ASF avec l’arrivée de Peter Gilliéron. C’est loin d’être le cas. Pire même, le nouveau président de l’ASF a échoué là où son prédécesseur avait l’habitude de réussir, soit qualifier l’équipe de Suisse pour un grand tournoi. On n’imputera pas l’échec de la Nati dans la course à l’Euro 2012 au seul Peter Gilliéron. Mais celui-ci n’a en tous les cas guère brillé avec sa précipitation à reconduire le très lucratif contrat d’Ottmar Hitzfeld alors même que l’équipe nationale était en ballotage défavorable dans les qualifications et que les capacités de Gottmar à tirer le meilleur parti des joueurs à disposition semblaient plus que discutables.
L’autre affaire dans lequel Peter Gilliéron ne s’est guère illustré, c’est bien sûr le cas FC Sion. L’ASF a laissé pourrir le dossier en ne faisant pas rapidement respecter la décision de la FIFA, laissant notamment le FC Sion passer les tours de Coupe, alors même que l’intérêt du football suisse et les engagements pris par l’ASF auprès des instances internationales commandaient une sanction rapide. Finalement, ce n’est que lorsque la FIFA a gentiment rappelé à l’ASF ses obligations que celle-ci a fini par obtempérer. Mais en prenant une sanction qui apparaît, sur le plan juridique du moins, plus que litigieuse. A tel point d’ailleurs que Peter Gilliéron n’a pas osé en assumer la responsabilité, se cachant derrière une pseudo-décision de la FIFA qui, formellement, n’existe pas. Deux ans après Ralph Zloczower, sacré en janvier 2009, l’Association Suisse de Football peut donc à nouveau espérer voir son président débuter l’année avec un Pigeon d’Or.
C’est qui machin ? Preuve s’il en est que le HC Sierre est décidément bien peu présent dans les médias romands, pas grand-monde connaît le nom de son président, sélectionné ce mois pour symboliser le naufrage intégral du HC Sierre. Suite aux bons conseils de l’ancien comité, dont le grand connaisseur Jean-Daniel Epiney, le club valaisan avait fait (un peu) parler de lui cet été en engageant avec on ne sait quels moyens des anciennes gloires de LNA, comme les ex-internationaux Di Pietro, Paterlini ou Wirz. Tout en laissant consciencieusement partir les jeunes prometteurs (Mottet) et presque tous les joueurs entre 20 et 30 ans. Pourtant, tous les clubs savent que c’est ce qu’il ne faut surtout pas faire.
Sans surprise, ceux qui étaient censés être les locomotives et les rares attractions du Valais central ont eu la motivation d’un Feindouno à l’idée de passer de -5 points à positif. Gilbert Granziero se retrouve donc avec une non-participation aux play-off, le bradage au plus offrant de ses joueurs partis aux quatre vents, une affluence en chute libre et une contestation à tous les niveaux. A cela s’ajoute encore le refus de communiquer les chiffres de trésorerie à l’un des rares repreneurs (Caldelari) prêt à se jeter dans cette aventure. Pour être le capitaine de ce bateau en mode Costa Concordia, le Pierre Hegg du pauvre se retrouve dans les Pigeons de janvier ; lui et son club se seront ainsi au moins qualifiés à quelque chose cette année…
Tu connaissais le défenseur de Fribourg gros bagarreur ? Il a commencé la saison sans écoper de la moindre minute de pénalité. Mais c’était évidemment appelé à ne pas durer, quand on connaît la retenue et le flegme légendaires du capitaine de Gottéron. Adulé par les supporters des Dragons et houspillé par ceux d’en face, il devrait cependant mettre tout le monde d’accord quant à cette nomination.
Il s’est en effet spécialisé dans un art que lui seul tient à maîtriser : l’attaque par derrière en dehors du champ des caméras. Lorsqu’on a le gabarit et la puissance de feu d’un Heins, est-il besoin de balancer des torgnoles dans la tronche par derrière ? Le subtil apôtre du stoïcisme et de la maîtrise de soi répond par l’affirmative. Quand la moutarde monte au nez de Heins, rien de tel qu’un bourre-pif envoyé par derrière selon lui. Et si en plus, les arbitres sont occupés à l’autre bout de la patinoire, mais pas trop loin non plus histoire de pouvoir retenir sa cible s’il décidait de se venger en face à face (quelle lâcheté). Manifestement, son bizutage où il s’est fait teindre les tifs en blond vénitien, coiffés à la manière d’un balais à chiotte, n’a pas suffi. Il cherche activement à se faire pigeondoriser, pour être sûr de gagner un trophée cette année.
Né en Serbie, le sosie de Mathieu Nicolet espérait mieux de son retour aux sources avec l’équipe de France. Le champion du monde, olympique et d’Europe pensait que sa formation était invincible, surtout avec lui, le meilleur joueur du monde qui fait désormais presque autant de publicités que Marcel Desailly. Pas de bol, les «Experts» français avaient oublié leur hand à la maison. Mal préparés, arrogants et même limite patauds, les Tricolores sont sortis par le toute petite porte après un ultime match nul pour beurre contre l’ogre islandais.
Cette formation érigée en anti-Knysna des footballeurs – comme beaucoup d’autres dans l’Hexagone qui gagne deux matches de suite – est donc elle aussi tombée de haut, dans la foulée de son illustre arrière passé totalement à côté de la compétition. C’est bizarre quand même, comme dans ce pays, les stars d’un jour sont très vite les rebuts du lendemain. Karabatic, en fait, c’est une sorte de Sébastien Chabal. Beau à la télé et sur les pubs, mais sur le terrain, c’est pas (plus !) vraiment ça.
On avait cru comprendre que la vidéo était la solution miracle qui résolvait tous les problèmes. Danny Kurmann vient à deux reprises de démontrer le contraire en validant deux buts clairement non valables. Bien sûr, il n’est pas totalement responsable, de sombres raisons de coûts et de diffuseurs ne permettent pas aux arbitres d’avoir accès aux mêmes images que le téléspectateur. Il n’empêche qu’il y a toujours un malaise à voir un arbitre consulter longuement la vidéo, puis ressortir en prenant une décision manifestement erronée. Surtout dans deux matchs capitaux pour la qualification en play-off.
Dans un cas, le but accordé à tort au EHC Biel contre les ZSC Lions n’a pas porté à conséquence, les Zurichois s’étant largement imposés. L’autre en revanche, celui accordé à tort à Biou (encore) contre Genève-Servette pourrait en revanche être lourd de conséquences en fin de saison. A priori, la tendance, c’est que Biou, malgré ces buts validés à tort, va une nouvelle fois échouer dans la course au play-off. Mais si cela ne devait pas être le cas pour un ou deux points devant Genève, les caliméros frontaliers reparleront sans doute encore longtemps de la vidéo derrière le but et de M. Kurmann. Ce dernier, qui cumule les records de participation aux championnats du monde et les matchs prestigieux, risquerait ainsi de marcher sur les traces de ses homologues footballeurs Urs Meier ou Massimo Busacca, honorés et préposés aux plus grands matchs au niveau international mais régulièrement décriés dans leur pays d’origine.
Pepe n’apprend décidément pas de ses erreurs, ce qui – pour un bourrin comme lui – est tout sauf une surprise. L’ex-boucher du FC Porto avait touché le fond en 2009 et semble vouloir continuer à creuser. Rappelle-toi : en avril de cette année, il pète une durite et s’en va fracasser un joueur de Getafe encore au sol, avant de provoquer une bagarre générale et de mettre une mandale à un autre adversaire. Le Portugais écope logiquement de 10 matches de suspension et y va de son mea culpa larmoyant. La saison dernière, il se fait bêtement expulser en demi-finale aller de la Ligue des Champions contre Barcelone, provoquant la défaite des Merengue face à l’éternel rival. Si on peut lui pardonner ce carton rouge un peu sévère contre les comédiens catalans, sa prestation affligeante lors de l’avant-dernier Clásico lui vaut cette nomination.
Passant son match à provoquer et à faire des fautes aussi vicieuses et perverses que DSK dans une chambre d’hôtel, Pepe parachèvera son œuvre en piétinant la main de Lionel Messi. Un geste complètement déplacé qui symbolise l’attitude pitoyable d’un joueur haï de toute la planète football. Et le pire dans tout ça, c’est que Pepe n’est même pas génial dans le jeu, puisque c’est d’une erreur de placement de sa part qu’est venue l’égalisation du Barça à Santiago Bernabeu. On l’a encore vu au match retour, si le Real Madrid veut réussir à gêner les plongeuses de Guardiola, voire les battre, ce n’est pas en usant de petites provocations de cour d’école et de mauvais coups, mais bien en essayant de jouer et d’attaquer. Pour ce faire, Mourinho doit absolument se débarrasser de la gangrène de son vestiaire. Son équipe n’en serait que meilleure.
I
l fut un temps où les Français s’érigeaient en parangons de vertu dès qu’il s’agissait de l’argent des cheiks et autres Arabes fortunés en quête de club à acheter en mode danseuse. Frédéric Thiriez, terrorisé à l’idée de voir ses droits TV chuter lors du dernier appel d’offres, a très vite tourné casaque dès qu’il s’est agi de remplir le trou laissé par Canal+. Et ce fut l’orgie. Le partenaire historique ne voulait plus payer des sommes outrancières pour un produit qui ne les valait pas ? Alors ouvrons grand les vannes à Al Jazeera !
Le groupe C+ a longtemps sauvé le ballon rond – allons même jusqu’à l’ensemble du sport et du cinéma français, tiens... – de la faillite en étant très généreux ? Pas grave, les Arabes donnent plus d’argent. Ils sont susceptibles de partir du jour au lendemain, au gré de leurs caprices de multimilliardaires ? Pas grave, on a gagné quatre ans à vivre au-dessus de nos moyens. Ils achètent un club historique et parmi les plus populaires de l’Hexagone pour en faire leur joujou de riche ? Pas grave, le fair-play financier n’entrera en vigueur que dans quelques années. Pendant que Thiriez se frise les moustaches d’aise, le foot français n’a jamais perdu autant d’argent et vendu son âme à l’étranger. On en reparle dans trois ans ?
Vos commentaires
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Plus arroguant et incompétent, impossible à trouver.
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-Dany Kurmann n'est pas tombé sur la tête, simplement les images qu'il a à disposition doivent faire peur. Parfois à la télé on voit un peu le minuscule écran: Ca n'a pas l'air net du tout et même pas forcément en couleurs. Pigeon d'or aux clubs qui proposent du matériel minable.
Feindouno: Je le connais pas et c'est vrai que ça n'a pas l'air d'être une lumière mais peut-on raisonnablement lui en vouloir de quitter Sion? Plutôt Pigeon d'or à ceux qui y vont. (a part évent. des anciens xamaxiens devenus SCF -sans club fixe- et qui n'ont pas trop le choix)
Mon coeur balance entre Gilliéron, letypedeSierrequ'onconnaitpas, Heinz et Pepe
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franchement rajoutez le, il le merite!
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Je vais voter pour le type le plus détesté de Sierre. tout le monde a droit à son quart d'heure de gloire, on le connaissait pas avant et on l'oubliera bien vite.
Heins malheureusement aura très bientôt l'occasion de tenter sa chance à nouveau dans ce concours et le sort de Pepe m'intéresse à peu près autant que les performances du club roi de LNB...
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Les transferts magistraux étaient déjà là à son arrivée.
Et j'ajouterai qu'il ne manque plus que clownelari pour abattre définitivement le HCS.
pour les autres, ils sont tous de magnifiques prétendants.
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Le Real est plus fort avec Pepe dans l'axe de la défense et non au milieu de terrain... on l'a bien vu lors du dernier classico.
J'aurais bien voté Pyshar également, je vais me rabattre sur Feindouno, exactement le type de joueur que je déteste dans le foot.
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Je ne suis pas suppoorter dzoz.
vous le dites, cette saison il semblerait que heins se soit acheté quelques neuronnes et il s'est bien calmé. seuleument contre zoug, beaucoup de joueurs petent les plombs, tant cette équipe est composé de mono-neuronnes provocateurs et violents. le match de hier contre servette devrait vous en convaincre. En fait, à la vue de ce que nous montrent les zougois depuis le début de la saison, c'est l'équipe zougoise qui devrait se retrouver nominée et on devrait remettre un trophée à heins pour avoir tenté d'arranger ce débile de helbling.
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Après j'hésite entre les 2 bûcherons de service, qui ensemble ne doivent même pas atteindre le QI d'une huître tétraplégique, mais vu que Heins semble être en léger progrès, mon vote ira à l'Einstein du foot pour l'ensemble de son oeuvre...
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En effet, notre texte sur Gilbert Granziero n’était pas correct.
Nous l’avons modifié et vous présentons toutes nos confuses.
Un carton jaune à nous...
Sportivement,
La rédac
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Mais parler de plongeuses à propos Des joueurs du Barça est hum simplement de la mauvaise foi
Combien de trophées et de parties qui ont régalé la planète foot.
J'attends avec impatiance le match Lervcusen Barça pour voir ce que des footballeusr du chapionnat chérie de Caronrouge vont faire contre les plongeuses et les pleureuses du Barça !
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