mardi 18 décembre 2007
par Psyko Franco
SITUATION INITIALE : quatrième place menacée en Super League.
OBJECTIF 1 : prendre et conserver la troisième place.
OBJECTIF 2 : retrouver la fierté d'être valaisan.
OBJECTIF 3 : refaire de Tourbillon une forteresse terrifiante.
ANNEXE : pourquoi pas une onzième Coupe de Suisse ?
L'heure du bilan a maintenant sonné. Un seul mot s'impose : ECHEC !!! Les tâcherons valaisans n'ont pas repris la troisième place du classement. Pire que cela, ils ont rétrogradé à la sixième, derrière la troupe de Gégé les yeux bleus et les tristes du Brügglifeld. Pour ce qui est de la fierté d'être valaisan, on repassera. Heureusement qu'il nous reste Daniel Albrecht... Finalement, Tourbillon est autant redevenu une forteresse imprenable que Bagdad ne l'avait été à l'arrivée des troupes d'occupation US. Je vous fais cadeau de l'annexe et de la onzième Coupe de Suisse.
Tintin a démis M. Spok de ses fonctions, Bernard-Henri Chassot est retourné au marketing (ça sent la faillite) et Paolo «Dior» Urfer a été maintenu, pour l'instant, dans son rôle de directeur sportif. Une bonne décision au vu de la pertinence des transferts effectués cette saison... Les deux seules personnes responsables du club à ne pas avoir été inquiétées ont donc été Dominique «Dolce & Gabana» Massimo et Christian «Gucci» Constantin. Merde, ce dernier n'est vraiment pas tout blanc dans la décadence du club !

Au revoir et merci BHC et M. Spok
Le dictateur d'Octodure a quelque peu changé de discours. Lui qui normalement change d'entraîneur comme de lieu pour son nouveau stade a tenté la stratégie de la patience. De l'attentisme. Il le regrette ouvertement aujourd'hui. Mais, finalement, le problème n'est pas réellement celui de qui est l'homme faible sur le banc sédunois. Le problème réside surtout dans le fait que, quel que soit son nom, il soit un homme faible.
C'est-à-dire un entraîneur avec un pouvoir décisionnel restreint qui se limite aux choix tactiques et à la composition de l'équipe (car ce n'est pas Tintin qui fait l'équipe, je vous l'assure sérieusement). Néanmoins, le dictateur prend de la place. Trop de place. A part sa propre personne, il ne respecte rien.
Comment réagiriez-vous si, en tant qu'entraîneur du FC Sion, votre tyran de président commentait absolument toutes vos options et chacune de vos décisions ? La situation est tout simplement ingérable ! Le vrai problème du FC Sion : le manque de respect de son président.
Un point soulevé par plusieurs joueurs ayant effectué un séjour à Tourbillon, le dernier en date étant Adel Chedli. Le Gaston Lagaffe tunisien, que je ne portais pas vraiment dans mon coeur, a au moins eu le mérite d'envoyer paître le dictateur octodurien. Je me rappelle d'une interview dans Le Matin où il disait, en substance, que bien qu'étant un employé au service d'un patron, il n'avait pas à accepter les humiliations constantes de son boss. Et il avait raison.
Les joueurs de Sion ne sont que des jouets dans les mains de Tintin. Il les achète, les insulte, les vire comme bon lui semble, les menace de retenir une part des salaires (qu'il le fasse ! on va se marrer quand il prendra une branlée aux prud'homme). Mais n'oublions pas un truc : les joueurs sont des êtres humains, ils ont une femme, des enfants, une famille. Ce ne sont pas des connards que l'on peut manipuler et incendier à discrétion.

Expulsé contre Xamax, Adel Chedli avait subi
les foudres du président Constantin
Le manque de respect présidentiel, une chose que découvre également M. Spok depuis quelques jours. Au début de l'année, Bigon était l'homme providentiel, celui qui avait offert à Sion le doublé et qui avait corrigé le tir en fin de saison passée. Tintin lui a même prolongé son contrat de trois ans (bravo Mister, quel négociateur !). Et, aujourd'hui, le dictateur de clamer dans la presse que l'Italien est dépassé, «qu'on ne conduit pas une Ferrari en 1997 comme en 2007». Traduction : tu n'es qu'un vieux con, un has-been, casse-toi ! Quelle élégance...
Et que dire du respect du public ? Celui-là même qui ne veut pas partir de Tourbillon. Celui-là même qui veut une équipe de battants, si possible composée de quelques Valaisans. Celui-là même qui se souvient, puisqu'il y était déjà, que les plus grands succès de Sion se sont écrits avec des joueurs du cru, issus du centre de formation. La réponse du dictateur ? «Si on gagne, le public s'en fout d'avoir des Valaisans. Il ne veut que la victoire.» A court terme, il a certainement raison. Mais ne fait-il pas fausse route sur le long terme ? Le public ne veut pas que des victoires éphémères et ponctuelles. Il veut un club. Un vrai !!!
Photos copyright www.mediasports.ch - Pascal Muller
Si tu as manqué le début :
Vos commentaires
tu as tout juste à nouveau...tout est dans ta conclusion....On veut un club, un vrai.
Avec un joli centre de formation financé par le tiers du quart du transfert de Fernandez, une équipe de jeunes sans directeurs sportifs jet-set (pour quoi faire???) et des coachs qui commandent le respect...et un président bienfaiteur qui vient au match en Férouze et repart droit après pour aller respirer lair frais de Verbier sans parler au guignols de la TSR, du Matin ou du NF....tout irait bien mieux....
Cliquez sur une étoile pour évaluer.
Cliquez sur une étoile pour évaluer.
Cliquez sur une étoile pour évaluer.
Cliquez sur une étoile pour évaluer.