Personnellement, malgré mon immense déception, je n’ai pas envie de tirer à boulets rouges sur tout le monde et de noyer mon chagrin en désignant des boucs émissaires pour ce fiasco retentissant. La logique consistant à minimiser les nombreux pépins qui ont frappé notre équipe nationale ces derniers mois, à systématiquement rabaisser le niveau des joueurs suisses puis à venir crier au scandale parce que l’on n’a pas passé le premier tour m’échappe complètement.
Ce n’est pas se chercher des excuses que d’affirmer que la Suisse a connu une malchance noire dans cet Euro, c’est simplement énoncer une froide réalité. J’aimerai que tous les docteurs qui viennent dire que l’on aurait passé le premier tour facilement en faisant ceci ou cela ou avec tel ou tel entraîneur me citent une équipe, une seule, qui est parvenue à franchir la phase de groupe d’un grand tournoi en étant privée de ses trois meilleurs attaquants (Frei, Nkufo, Streller), de l’un de ses meneurs de jeu potentiel (Margairaz) et avec le patron de sa défense (Müller) et son meilleur élément (Barnetta) convalescents et à 80% de leurs capacités. Tu peux chercher, tu ne trouveras pas. Ces absences sont d’autant plus préjudiciables pour un pays comme la Suisse dont on connaît le réservoir limité de joueurs capables de s’illustrer à ce niveau. Après que l’on vienne dire que cela se serait mieux passé avec Vogel, un joueur contesté au sein du groupe et resté dix-huit mois sans jouer en club, Stocker, un junior qui a dix matchs de championnat suisse dans les jambes ou Häberli, qui, à 34 ans, a quinze minutes d’expérience en match international contre les Iles Feroe, cela me fait doucement rigoler.

Une énorme déception
Même si un entraîneur qui perd a toujours tort, je ne pense pas qu’Hitzfeld ou un autre auraient fait des choix fondamentalement différents. Il ne faut pas avoir vu les matchs pour parler de naufrage collectif. Malgré ses soucis d’effectif, la Suisse n’a pas été mauvaise. Si l’on excepte la dernière demi-heure contre la Turquie, où l’on aurait dû davantage pousser car le nul ne servait presque à rien, j’ai trouvé son plan de jeu et son état d’esprit, conquérant sans être téméraire, plutôt convaincants. Et je n’ai pas vu une équipe inhibée par la pression ou par les hautes ambitions qu’elle s’était elle-même fixées, comme cela avait été le cas à Cologne. Mais à ce niveau de compétition, la Suisse s’est retrouvée confrontée à ses limites, soit que, pour réussir, elle a besoin d’une réussite maximale et d’une concentration sans faille. Là, au contraire, les petits détails défavorables se sont accumulés contre la Suisse, une mauvaise remontée de la défense, un penalty refusé, une latte, une occasion immanquable ratée, une grossière erreur de marquage, un tir dévié et voilà que, sans avoir été aucunement dominée ni déclassée par ses adversaires, la Nati est sortie de son Euro. Des petits détails qui avaient souvent tourné en notre faveur jusque là sous l’ère Kuhn et qui se sont cette fois retournés contre nous. Pas seulement à cause de la malchance mais aussi en raison des limites intrinsèques de l’effectif.
Pourtant, ce match de la dernière chance avait bien débuté. Le soleil était revenu l’après-midi à Bâle et la ville a été envahie par une impressionnante marée rouge. La bière coule à flot et les chants fusent dans une ambiance bon enfant. Miraculeusement, l’entrée au stade se passe en moins de cinq minutes. L’ambiance est magnifique dans le Parc Saint Jacques, rien à voir avec le match contre la République tchèque. Ce n’est pas tout à fait la même folie que Suisse – Togo mais cette fois la Nati a pu bénéficier du soutien de son public et a eu l’impression de jouer à domicile. Après le faux départ de samedi, on se dit que cette fois l’Euro est lancé et bien lancé. Je suis assis entre un septuagénaire cacochyme et une charmante blonde, seule. Je me dis que ça va faire comme dans la pub Coca Cola : au premier but, je vais me tourner vers la demoiselle et c’est l’ancêtre qui va me tomber dans les bras. Mais non, on marque sur un service parfait, malgré la gouille devant le but, de Derdiyok pour Yakin et ma ravissante voisine se tourne vers moi. On se contente d’une tape dans la main, je lui tomberai dans les bras au 2e but. Sauf que le 2e but ne viendra jamais. Yakin aurait dû l’inscrire, il lui suffisait d’imiter le Suédois Hansson et de mettre son corps en opposition devant le ballon pour marquer du tibia, du genou, du ventre, de la cuisse mais non il ouvre trop son pied et tire à coté.

Yakin a raté la balle du 2-0... et du 2-1
Et à partir de là, tout a commencé à se gâter. Si l’on excepte une tête involontaire de Goekdeniz sur le poteau, cette équipe de Turquie paraissait bien inoffensive. Mais elle parvient à égaliser sur un centre anodin et un marquage défectueux de Magnin et Senderos. Le genre d’erreur que l’on ne peut pas se permettre à ce niveau-là. Car, au vu des précédents résultats, ce 1-1 faisait davantage les affaires des Turcs que les nôtres. Et pourtant, si l’on excepte l’incroyable occasion échue à Yakin à la 84e, on était plus près du 1-2 que du 2-1. A court d’idée, incapable de mettre du rythme et de déborder la défense adverse, la Suisse n’a jamais semblé en mesure de se remettre de l’égalisation. Cette impuissance offensive n’est pas nouvelle mais on avait souvent pu la masquer sur un coup de chance, comme par exemple l’autogoal de Thuram à Berne contre la France, alors que la Nati était pareillement empruntée. Mais là, c’est contre nous que cela s’est retourné avec un tir improbable malencontreusement dévié hors de portée de Benaglio. L’ultime coup du sort d’une très longue série.
Soyons francs, pour la Suisse, ce deuxième but turc ne change pas grand-chose car avec un match nul, les chances de qualification auraient été minimes. Mais cela aurait au moins permis de sauver les apparences, d’entretenir un espoir ténu et d’éviter que le 3e match ne se transforme en rencontre amicale. Ma déception est immense, à la hauteur des grandes espérances fondées sur cet Euro et aussi de tous les souvenirs lumineux vécus avec cette équipe, les qualifications pour 2004 et 2006, Istanbul, Dortmund, Hanovre, une belle aventure qui se termine en queue de poisson. Dans trente ans, je ne pourrai m’empêcher de repenser à cet Euro avec amertume et un sentiment d’immense gâchis, de tout ce qui n’a pas fonctionné comme prévu durant ces cinq jours funestes et, finalement, j’en reste convaincu, du peu de choses qu’il a manqué pour que le cauchemar tourne au rêve.

La fin du rêve pour tous les Suisses
Mais en attendant, l’Euro continue et il serait dommage de passer à côté des deux semaines et demie de compétition restant à disputer en ruminant sa déception et en cherchant des coupables. Bien sûr, on ne va plus vibrer la même chose, la fête n’aura pas la même saveur. Mais cela ne m’empêchera pas de continuer à aller voir des matchs et à profiter de cette grande manifestation qui se déroule chez nous. En plus, je vais récupérer l’argent préalablement payé pour le quart et la demie finale de la Suisse, je m’en serai bien passé, mais je vais pouvoir payer des tournées. Alors si tu me croises du côté d’Innsbruck, Bâle, Lausanne ou ailleurs, on pourra refaire l’histoire de ces deux matchs maudits autour d’une bière. Sans pouvoir ne rien y changer, malheureusement.
Photos Pascal Muller, copyright www.mediasports.ch
Parc Saint-Jacques, 39'730 spectateurs.
Arbitre : M. Michel.
Buts : 32e Yakin (1-0), 57e Semih (1-1), 93e Arda (1-2).
Suisse : Benaglio ; Lichtsteiner, Müller, Senderos, Magnin ; Behrami, Inler, Fernandes (76e Cabanas), Barnetta (66e Vonlanthen) ; Yakin (86e Gygax) ; Derdiyok.
Turquie : Volkan ; Hamit Altintop, Emre Asik, Servet, Balta ; Goekdeniz (46e Semih), Aurelio, Tumer (46e Topal), Arda ; Nihat (85e Kazim), Tuncay.
Cartons jaunes : 31e Tuncay, 41e Aurelio, 48e Balta, 55e Derdiyok.
Vos commentaires
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À quelque part cette déroute me fait plaisir car elle nous ramène sur terre,après le fiasco du match contre l\Ukraine la Suisse s\est sur-vendue relayé par l\ensemble des médias plus que complaisant.
La plupart de nos pseudos internationaux jouent dans les championnats étrangers, mais sur le banc, fallait pas s\attendre à des miracles!
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Article modéré et juste. Ca fait du bien, dans ce fleuve d\accusations et de lamentations.
Les joueurs et le staff de l\équipe n\ont plus qu\à faire profil bas, et nous offrir un match de gala dimanche. J\ai bien dit gala, pas un match amical!
On est plein d\espoir car on sent bien tout de même que ce groupe, mieux géré, plus concentré, plus guerrier, pourrait offrir au foot suisse une belle épopée.
Ce sera donc dans 2 ans, en Afrique du Sud.
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sinon pour encore bravo carton rouge, j ai lu l\article avec le sourire car j\apprécie trop votre ligne de conduite-> on démontre que le foot n\est pas une science donc toutes les théories volent en éclats.
Avec 2 articles, vous venez de prouver que l\on peut dire tout et son contraire et que dans les 2 cas il y a des gens d\accord. Pour moi c\est ça carton rouge, savoir gardez un esprit critique, se remettre en cause.
sinon je le répète et autant battre le fer tant qu il est chaud mais dire :\"rdv dans 2 ans en afrique du sud\" c\est pas exactement retombé dans les même travers qu\après la coupe du monde 06 en faisant des projections!!!!!! Au moins que l\échec de ces 2 ans servent à quelque chose, un bonne dose d\humilité et parce que : grece, israel, moldavie, lettonie, luxembourg. On voit que rien n\est fait et que c\est sur le terrain qu\il faudra se qualifier. Donc l\avenir c\est maintenant et demain et pas dans 2 ans.
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Sur ce point je me permets de te contredire et de préciser que c\est bien ma chère Belgique, dont le niveau footballistique tombe en déliquescence depuis le mondial 2002 (avec un entraineur calamiteux maintenu à son poste par une fédération de grabataires), qui a été le premier pays organisateur à ne pas passer un tour, à l\Euro 2000, organisé conjointement par les pays-bas et le plat pays.
Pour les souvenirs, nous étions tombés dans un groupe comprenant la Suède, l\Italie et la Turquie.
Nous avions perdus contre l\italie, gagné contre la Suède pendant un match ou notre gardien a pris un but en marchant sur le ballon et nous avons fini par être éliminés par ces bougres de Turcs qui font décidément des ravages parmi les sélections organisatrices...
Sinon juste un petit mot inutile pour dire que votre site est très agréable à suivre (je le connais depuis une semaine maintenant par l\intermédiaire des cahiersdufootball), et que d\un œil extérieur la plupart des gens ont été frappés par votre manque de bol pour le début de cet euro... Vous pensez bien qu\il est facile pour nous de comprendre la situation d\une équipe qui ne fait pas partie des \"grands\" d\Europe (sans dénigrer la valeur de la Nati bien sur)
Enfin soit, vivement le prochain Belgique-Suisse...
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A ce niveau, il faut savoir concrétiser ses occasions de buts, savoir se muer en «tueur» des surfaces. Les tchèques et les turcs l’ont fait à notre dépens, avec la moitié d’occasions en moins! Nul besoin de chercher plus longuement les raisons de notre échec.
Manifestement, notre équipe n’a pas le niveau. Je suis très déçu.
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Difficile de mieux résumer le fond de ma pensée !
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Mais il ne faut surtout pas vouloir completement tourner la page. Dans cette équipe il y avait environ la moitié des joueurs qui sont nés entre 1983 et 1988...
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Hop Suisse, toujours!
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Peut-être que Kuhn a fait de mieux avec ce qu\il avais, mais dans ce cas on n\annonce pas tout au long de la préparation qu\on sera prêt le 7 juin et que l\objectif et d\arriver jusqu\en finale, si visiblement on n\a pas le nécessaire.
En fait, le reproche que j\ai à faire à Kuhn c\est d\avoir oublié les raisons de son succès à ses débuts: quand quelque chose ne marche pas, on essaye autre chose. Quand un joueur est à 80% de sa forme, on en prends un autre, même s\il est moins bon sur le papier. Bien sûr, c\est dur de ne pas prendre des habitudes après si longtemps au même poste. Mais c\est parfois nécessaire.
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- quel autre entraîneur aurait pris QUE 3 attaquants dans sa sélection? REPONSE: aucun
Or, hier soir, même un Haeberli ou un Lustrinelli auraient été plus utiles qu\un Gygax ou qu\un Cabanas...
- quel autre entraîneur aurait aligné Streller samedi alors que celui-ci souffrait déjà de sa pubalgie? REPONSE: sans doute aucun entraîneur au monde, à part peut-être Gilber Gress du temps de sa splendeur...
- quel autre entraîneur aurait sélectionné des joueurs (tels que Huggel ou autre Gygax), simplement parce qu\il les aime bien? REPONSE: aucun...
- samedi, quel autre entraîneur aurait laissé Streller sur le terrain jusqu\à la fin du match, juste par sympathie et pour lui éviter des sifflets? REPONSE: même pas Gilbert Gress..du coup, on a jouer à 10 pendant 90 minutes...
Constat: si il n\est de loin le seul responsable, Kuhn a sa part de responsabilité; il n\est pas un entraîneur, c\est un papy qui organise ses compétitions comme des courses d\école, en choisissant des joueurs comme on choisit entre un sandwich jambon ou salami...
Cela dit, vu le niveau des joueurs et leurs carences, peu d\entraîneurs auraient fait mieux, c\est vrai, surtout si on tient compte des tuiles qu\a accumulé la Nati..
La morale de cette histoire: plutôt que d\en pleurer, on ferait mieux d\en rire; en confiant l\équipe à Gilbert Gress pour le dernier match, qui alignerait une attaque comprenant Müller, Zubi et Jakpuvovic, avec Köbi en n°6 et DJ Bobo dans les buts...on aurait au moins une raison de regarder le match, pour se marrer...
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Mort de rire. Mais quel chauvin es-tu !!!!!
Tu trouves que des escuses, lamentable. Tu invoques la chance, exécrable. Non mais. Et dire que tu croyais gagner l\euro, en tout cas tu y croyais. Vraiment nul, archi-nul toutes ces excuses. En tout point lamentable. MDR
jojo
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Ne vous remettez jamais en question surtout, vous êtes les plus fort. MDR
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Seul Lichtsteiner et Beharami ont réellement tiré leur épingle du jeu...Et seul ce dernier s\est battu comme un beau diable! C\est pourquoi je le remercie....Les autres...vous pouvez avoir honte de vous...car Kuhn ne contrôle pas le niveau d\engagement mis sur le terrian...et pour la plupart il a été insuffisant!
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Rester tranquillement assis à la chotte. et qu\en plus à ses côtés des remplaçants se marrent sur le bain comme s\il s\agissait d\un entraînement.
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Non mais c\est quoi ces préjugés à 2balles?
Un gamin tape dans le ballon, qu\il soit suisse, soudanais ou islandais.
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Géspaire ke tu ah réhuçi a meuh lyr...
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KK, les joueurs et les dirigeants du foot Suisse nous ont bassinés pendant des mois avec des : on sera prêt le jour J et jouer devant notre public va nous transcender. C\est le rêve de notre vie, et blablabla..
Alors au lieu de se moquer de nos voisins Autrichiens si nuls... Ils peut-être nul (sûrement même..) mais au moins ils ont la rage...
Messieurs les joueurs de la NATI, vous nous avez gâché la fête... je n\attendais pas de vous que vous gagniez cette Euro, mais simplement que vous nous rendiez fier. Si vous avez l\impression de ne pas être soutenus en ces moments que j\imagine difficiles, vous ne pouvez vous en prendre qu\à vous... Parce que l\on pourra toujours en faire plus pour vous supporter (y\a qu\a voir les Portugais), mais il y a une chose qu\on ne peut pas faire à votre place, c\est tout donner sur le terrain.
Cela fais plusieurs années que toute la Suisse vit au rythme des débats pour ou contre l\Euro. Moi j\ai défendu corps et âme l\organisation de cette manifestation, pour vous permettre de nous faire rêver... Par votre absence de révolte sur le terrain vous m\avez trahis. Perdre c\est une chose, ne pas se donner à 100% s\en est une autre.
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Perso j\ai dit ce que je pensais de KK hier. Par contre qui parle du public lors du 1er match ? L\ambiance était vraiment différente lors du match du même jour entre Portugais et Turques..
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Malgré la déception, je pense qu\Hizfeld nous fera prochainement rêver.
Et pour les docteurs qui descendent la Nati, ne rêvez pas, avec son bassin de population, la Suisse ne sera jamais dans le top 10 footballistique.
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Lichteiner : membre du 11 ideal de toute la saison
Inler : élu meilleur transfert étranger de la saison
Barnetta : titulaire indiscutable
Frei : titulaire indiscutable
Benaglio : titulaire indiscutable
Magnin : titulaire indiscutable
A bon entendeur.....
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t as l air aussi vif d esprit qu eux...
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