lundi 25 juillet 2011
par Vince McStein
Lausanne-Dijon, tous les deux fraîchement promus dans leur première division respective, tous les deux reconnus pour la qualité de leur jouerie et leur esprit de compétition, dans le cadre idyllique du stade Juan Antonio Samaranch, avait convaincu plus d'un Vaudois et quelques Dijonnais de venir assister à ce match. L'ambiance était au beau fixe pour une partie qui s'annonçait compliquée pour les Lausannois, mais qui devait leur permettre de retrouver quelques certitudes et points positifs après la défaite de mercredi et avant les échéances périlleuses du championnat.
Autant le dire tout de suite, de ce match, il n'y a rien à tirer. Entre un Martin Rueda qui avait décidé de faire quelques rocades plutôt étonnantes dans son effectif, un Negrao prometteur, mais pas vraiment convaincant, quelques renforts aux abonnés absents et des remplaçants bien mal inspirés, nous avons assisté à tout juste 45 minutes de football. Le reste ne fut que remplissage et préoccupation.
En effet, nous n'avons pas eu plus à nous mettre sous la dent qu'un coup-franc de Negrao, un but de Meoli sur corner de Marazzi (c'est toujours dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes), et quelques incartades dans les 16 mètres adverses. En face, une équipe solide, physique et technique, joueuse, dont le pressing aura asphyxié le jeu des Lausannois. Plus précis, plus rythmés, les Dijonnais auront donc facilement passé l'épaule. Bref, ce Lausanne-là, s'il veut passer des caps, doit se faire violence et vite trouver son rythme et ses joueurs, le championnat a déjà commencé.
Pour avoir vu presque l'ensemble des matchs amicaux et le premier match à Zurich, se posent un certain nombre de questions sur l'impact des renforts et leur intégration dans le collectif lausannois. Coltorti, Page, Lang, Kamber, Lyng, Marin et Negrao (pour ne citer qu'eux) sont autant de points d'interrogation, quand ils ne sentent carrément pas la déception.
En première ligne, Fabio Coltorti. La tête de pont de la campagne des transferts n'est pas dans le match. On ne comprend ni le sens de ses interviews, ni son implication sur le terrain. À l'heure où le gardien de GC faisait des miracles sur sa ligne mercredi, Coltorti est allé 2 fois chercher le ballon au fond des filets, sans avoir fait aucune grande intervention. Pire, le deuxième goal au premier poteau a dû faire perdre le peu de cheveux qu’il lui reste à Jacky Barlie, l'adepte des petits pas.
Sur les trois dernières mi-temps (deux contre GC, une contre Dijon), nous n'avons encore rien vu de la prétendue classe du grand gardien lausannois. Mal à l'aise à la relance, il continue de chercher systématiquement la longue passe, quand son collectif la veut dans les pieds. Et quand il joue court, il met le feu. Ce fut flagrant samedi. Le premier goal de Dijon et le carton jaune adressé à Marazzi suite à son agression en sont les meilleurs exemples. Deux longues hésitations avant deux relances hasardeuses. Sachant que sur le goal, Coltorti est descendu au sol à la vitesse d'un monte-charge d'un entrepôt désaffecté de Berlin et que la relance à la main sur Marazzi est pleine axe, à 35 mètres sur la poitrine, on ne peut qu'attendre plus, beaucoup plus, du grand gardien lausannois.
Bref, il reste du pain sur la planche à Martin Rueda dans le vestiaire et aux leaders Marazzi et Meoli sur le terrain pour que l'équipe retrouve la dynamique du succès. Il semble même déjà aujourd'hui important qu'ils rappellent aux «renforts» qu'ils entrent dans un collectif de guerriers, huilé, nourri et dopé à la victoire, qui a des principes et des règles que personne dans le public ne voudrait voir déroger : le jeu, l'envie, le don de soi, le travail et le collectif.
À ce titre, il y a des signes qui ne trompent pas sur les flottements actuels étonnants du collectif. Quand Lang et Marin peinent à revenir défendre, Page réclame à son gardien de jouer au pied. Sur les balles arrêtées de Marazzi, Lausanne est systématiquement dangereux depuis plus de 12 mois. Marazzi au coup-franc, c'est du caviar posé sur une cuillère en argent. C'est prouvé et validé par plus de 15 goals l'an dernier. Pourquoi donc le feu follet Marin s'entête-t-il à frapper les balles arrêtées ? Son intérieur du pied sur corner touche à peine le premier poteau, quand il est porté par le vent des Plaines-du-Loup... C'est pourtant lui qui s'en va frapper certaines balles arrêtées, même cruciales comme ce fut le cas à Zurich.
Bref, peut-être qu'est venu le temps pour Martin Rueda d'éclaircir quelques bases et principes du jeu ainsi que du collectif lausannois. Parce que nous étions nombreux samedi, après ce match un peu bizarre, à avoir ce petit arrière-goût des choses qui ne vont pas comme elles le devraient.
On attend donc plus, beaucoup plus, dès samedi prochain face à un Zurich qui, avec zéro point au compteur, arrivera à la Pontaise le couteau entre les dents. Les joueurs sont avertis.
Photos Pascal Muller, copyright www.mediasports.ch
Vos commentaires
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c'est pas parce que la sauce n'a pas encore pris qu'elle ne prendra pas...
entre un club qui ne peut pas faire jouer ses renforts, un autre qui n'a ni équipe, ni dirigeants et le dernier qui ne s'est presque pas renforcé, on fera les comptes à la fin...
une chose est sûre les totos de l'autre côté de la Sarine doivent bien rigoler avec les welches...
sinon, au niveau spectateurs, à part sion, vous pouvez tous bien vous tenir...
les genevois nous annonçaient le retour du foot à Genève... combien le premier match 6'000 ????
quel spectacle !!!!!
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Mais en cas de double défaite, en effet, faudrait voir pour (re)faire confiance à ceux qui ont obtenu cette promotion ! Et pas ces mercenaires venus juste pour relancer une carrière... suivez mon regard...
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Typiquement la mentalité de base du lausannois.
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A ce titre, je doute que le moulin à vent de Marin soit un renfort. L'ayant vu à l'oeuvre ces dernières saisons, ce type est désespérant. La réplique de Reset, c'est dire !
Il y a arrivée et renfort, ce n'est pas tout à fait pareil. J'ai bien peur, comme j'ai déjà pronostiqué, que le relégué soit un romand, comme l'a écrit Kitouille.
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Quant aux autres "connaisseurs" de tous poils, y'a encore des commentaires après la victoire contre Zurich ?
Bref... no comment.
Et au rédacteur de cet article, tu connais la définition de match amical et de préparation ?
Rueda a profité de ce match pour faire des tests. Dans ce genre de match, le résultat ne veut absolument rien dire. A juger plus tard de la pertinence de ces remarques... pour l'instant c'est absolument anti-constructif.
Y'a qu'à voir le match de Marin, Lang et Page hier.
ABE.
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