mercredi 19 décembre 2007
par Alex Delarge
Pirmin Zurbriggen, Maria Walliser, Vreni Schneider et toute la compagnie avaient tant dominé à l'époque qu'ils ont plombé à jamais le ski suisse. En gros : nos skieurs ne feront jamais mieux. Jamais. On peut bien sûr s'en foutre. Mais on peut aussi arguer que dans le sport, le but est de toujours faire mieux. Voire de pouvoir, au moins, rêver faire mieux. Avec le ski, ce n'est plus possible.
Essayez d'imaginer que lors des trois hivers bénis, courant de 1987 à 1989, les Suisses ont gagné 101 fois en Coupe du Monde (dames et hommes réunis). Le tout en 182 courses. Soit un ratio de 55%. Autrement dit, plus d'une course sur deux était remportée par un Suisse. Pour la saison en cours, nous en sommes à 20%. Quant aux Mondiaux de Crans-Montana en 1987, on n'en parle même pas : 14 médailles, dont 8 d'or. A comparer avec ceux de 2007 à Are, qualifiés de bonne cuvée, mais qui ne s'étaient soldés «que» par 5 médailles et une d'or.

L’inégalable Pirmin Zurbriggen
Les résultats obtenus à la fin des 80's sont devenus une référence, un étalon pour tous les hivers qui allaient suivre. Au plus grand dam des nouvelles générations de coureurs, constamment comparées (et donc forcément rabaissées) à leurs glorieux ancêtres. Au plus grand dam aussi des supporters, empêtrés dans la nostalgie des temps joyeux.
A vrai dire, cette ère du Crans-Montana 1987 est un éternel boulet. On aimerait tellement que cette période n'ait jamais existé. On aimerait tellement dire qu'en ce moment, les Cuche, Albrecht ou autre Berthod sont en train d'écrire LA plus belle page de l'histoire du ski helvétique...
Et pour conclure, un message aux amateurs de tennis. Profitez de votre Roger, profitez de sa suprématie surnaturelle, profitez de chacun de ses titres. Car un jour, vous verrez, vous n'aurez plus rien. Pire : dès que le Maître prendra sa retraite, vous ne pourrez plus que vivre dans le souvenir, vous ne pourrez que pleurer sur votre passé de fan. Pirmin, Maria and Co ont tué le ski suisse. Roger en fera de même avec le tennis.
Vos commentaires
Article tellement juste et lucide.. Bravo
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Résultat: un trou béant de plus de 15 ans, oÙ la Suisse a eu bien du mal à grapiller quelques podiums. Seul von Grunigen a sauvé les apparences, ses duels avec hermann Maier en géant restant parmi les plus belles bagarres de l\histoire du ski.
Ha oui, juste pour dire que sur le sujet de la formation, on est encore loin du compte. Pour rappel, Berthod et Albrecht sont passés par l\académie... autrichienne!
Sur ce, Joyeux Noël!
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Bien sûr, c\était l\apogée du ski suisse, c\était l\époque bénie, ou chaque week-end, devant notre petit écran, on s\attendait à une victoire suisse. Ce qui nous attirait évidement encore plus devant la tv.
Et bien, croyez le ou pas, mais depuis les mondiaux de l\année passée, cette attirance fait son retour dans les salons.
Nos jeunes n\ont pas à envier leurs glorieux prédécesseurs.
Et n\oublions pas que le ski a évolué, et que les nations concurrantes se sont aussi grandement améliorées. Concurrence plus rude dit évidement, plus de difficultés à \"survoler\" les compétitions.
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Mais tout comme Dan je me suis remis a suivre les courses devant ma TV, je vais même faire le pèlerinage de Kitzbuhel en sachant qu\on peut gagner maintenant dans toutes les disciplines de nouveau!! Quelle bonheur enfin.... après toutes ces années de sous performance et de honte pour un pays de ski comme le notre...
Alors je ne perds pas confiance... on revient, on est de nouveau au top et c\est tant mieux.
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(Je suis francaise et dans les années 60-70, c\était une sacrée équipe et maintenant on n\a plus grand chose alors ne vous plaignez pas trop ^^)
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