mardi 6 mai 2008
par Psyko Franco
L'engagement de Capello il y a deux printemps de cela avait tout d'une mesure d'urgence. Sans titre de 2003 et une bien modeste Supercoupe d'Espagne à 2007, le géant blanc s'était bien trop longtemps fourvoyé dans sa politique dite des Galactiques. Ces joueurs qui, pour bon nombre d'entre-eux, n'avaient de galactique que le salaire et l'égo.
Capello était alors l'homme de la situation. Rigueur, intransigeance, discipline, on connaît bien les caractéristiques des équipes dirigées par le maître transalpin. Seulement, le style purement incompatible avec la tradition de jouerie du Real prôné par le nouveau sélectionneur des sujets de sa Majesté rendait cette solution éphémère et non pertinente sur le long terme.
Car, dans la capitale espagnole (comme à Barcelone d'ailleurs), les résultats ne suffisent pas. Le spectacle doit être au rendez-vous. Ayant accompli de petits miracle à la tête de Getafe, Bernd Schuster s'imposa de lui-même. Profitant de l'assainissement effectué par Capello, l'ancien international allemand a pu développer un jeu à nouveau tourné vers l'avant, sans pour autant balayer d'un seul coup l'assise défensive solide née de la patte de son prédécesseur. Le résultat est venu tout seul.

Moins de divas, plus de travailleurs et de solidarité, un effectif équilibré, voilà la marque de fabrique du Real Madrid de cette saison. Certes, il y a eu le couac contre la Roma en Ligue des Champions. Mais, arrivé à ce stade de la compétition, une élimination n'a rien d'une honte compte tenu du niveau de jeu élevé de tous les acteurs
La campagne de transferts s'est voulue sobre. Le Real a renforcé ses couloirs (Robben, Drenthe et Sneijder), a relancé un déçu du Barça (Saviola) et a stabilisé son arrière-garde (Pepe et Heinze), tout en continuant à miser sur des valeurs sûres enclines à se mettre au service du groupe et non pas de leur propre gloriole (Sergio Ramos, Cannavaro, Higuain, Gago, Van Nistelrooy, Julio Baptista et Robinho).
Le retour de la stabilité et de l'état d'esprit positif qui avait fait la force de l'équipe à la fin des années 90 et au début des années 2000 a permis à certains cadres, souvent écrasés par le passé par le carnaval des Galactiques, de retrouver la plénitude de leurs moyens. Raul, Guti et Casillas en tête. Dire que le mythique numéro 7 merengue, auteur de 22 buts cette saison, et son acolyte du milieu de terrain pourraient ne pas être retenus par l'anti-madrilène avéré Luis Aragones pour l'Euro...
L'excellent portier de la maison blanche revenait ces derniers jours dans un magazine français sur les années noires du club ridiculement galactique, ou galactiquement ridicule, c'est selon. «Plusieurs joueurs avaient le droit de ne pas défendre. Pour nous, derrière, c'était la misère.» Ou encore : «Il se passait des choses dans le vestiaires qui me choquaient. Chacun jouait pour lui et non pour l'équipe.»

Aujourd'hui, après une cure de désintoxication douloureuse auprès du Dr Capello et le travail sain de Bernd Schuster, le Real Madrid va mieux. Tous ses membres défendent et attaquent en bloc. Même les Robben, Robinho, Higuain et autre Sneijder mettent la main à la pâte. Le Madridisme est bel et bien de retour.
Et, comme le club merengue reste une valeur financière sûre (puisque les milliards qu'ils doivent au fisc espagnol ne posent de problème à personne dans la péninsule) malgré la difficile comparaison avec les clubs anglais, il y a fort à parier que le recrutement à l'intersaison sera efficace. On parle déjà de la perle de Valence David Villa. Kaka est toujours un objectif prioritaire. On va peut-être relancer Fabregas et Reyes, des transferts qui avaient échoué l'été dernier.
Reste à ne pas retomber dans la spirale négative du «tout pour les stars et le merchandising, rien pour l'équilibre du groupe» qui a conduit la formation madrilène à la catastrophe. Or, on le sait bien, tout le monde n'arrive pas à apprendre des erreurs du passé.
Vos commentaires
Le 4ième titre de Rafa à Paris n\est qu\une formalité.
Pour compléter le tout, il suffit que L\espagne remporte l\Euro 2008.
Et là, je serais un homme heureux!
VIVA REAL, VIVA RAFA et VIVA ESPAÑA!
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tu exagères un peu... Zidane, Figo, Ronaldo... au-delà de leur salaire et de leur égo, ils font partie des 20 ou 30 meilleurs joueurs de l\histoire...
\"On va peut-être relancer Fabregas et Reyes\"
faute de frappe, peut-être ? ;-)
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