samedi 25 avril 2009
par Mathieu Nicolet
Quel match ! Après l'excellente impression laissée par les Suisses lors des matchs de préparation, les Helvètes ont continué sur la même voie face à un adversaire qui a lutté – et plutôt bien – avec ses armes à disposition. Mais face à la technique de Ziegler, la rapidité de Bezina, la qualité de relance de Furrer et un Streit en mode Coupe Stanley, il n'y avait juste rien à faire...
En début de match, les Suisses galvaudèrent tout naturellement une période de près de deux minutes à 5 contre 3. Mais comme l'avaient très justement dit Du Bois et Massy de concert, cette double supériorité numérique est arrivée bien trop tôt, par la faute d'une équipe de France toujours aussi irrespectueuse des règles élémentaires du savoir-vivre. L'honneur fut néanmoins sauf lorsque Plüss trouva le petit filet de Lhenry, bien aidé par Gardner dans son rôle de conchita du slot. Ça allait forcément être le début d'une fête de tirs. Forcément...
Pour être tout à fait diplomate, ce n'est pas faute d'avoir essayé. Au début, ce fut plutôt de manière construite et «relativement» fluide, mais au fur et à mesure que le temps s'écoulait, le spectacle devenait de plus en plus indigeste. Entre un Rüthemann qui s'essaie à la transformation de touchdown à deux mètres de l'en-but, un Wick qui s'exerce au labourage de la zone de but adverse et un Blindenbacher qui a passé son temps à chasser les mouches avec sa canne, les prédispositions n'étaient pas franchement favorables. Il faut dire que même avec un but de foot agrandi et un Nando Wieser (parfois suppléé par Züger) au but, la Nati ne pouvait pas marquer. Il est cependant injuste de fustiger la prodigieuse maladresse des Suisses devant le but. Le gardien français a aussi livré la marchandise.
Il faut également donner un grand crédit à la France. Surmotivées, les quatre check-lines de Dave Henderson ont parfaitement joué le coup en venant emmerder les Suisses jusque dans le but de Gerber (dans le cas de Meunier par exemple). Plus tragique encore, les Tricolores sont même allés jusqu'à être dangereux. Mais comment ont-ils osé... Dès la deuxième moitié du match, leur jeu de puissance a de plus commencé à bien tourner. C'est vrai que sur ce dernier aspect, la présence d'un Guggisberg manque cruellement. Il a fallu un Gerber bien luné pour contrer ces manières disgracieuses. La France parvint même à tromper le portier des Maple Leafs, mais M. Looker a eu le bon coup d'œil en annulant la réussite française pour cause de présence intempestive dans la zone de Gerber.
Il fallait alors se faire à l'idée que la Suisse n'allait probablement point aggraver la marque. La Nati a donc davantage reculé dans une troisième période exceptionnelle rappelant à tout hasard les fabuleux Lausanne–Young Sprinters. Les Helvètes eurent encore l'occasion d'avoir peur sur certains contres facilement menés par Meunier et Raux, mais le score ne bougera plus. Après cette victoire acquise avec panache, l'équipe suisse peut voir venir. Une rouste contre l'Allemagne suivie d'une victoire de prestige contre des Russes n'ayant toujours pas appris à se faire des passes, et l'affaire est dans le sac. Tout simplement.
Photos Pascal Muller, copyright www.mediasports.ch
BernArena, 11'421 spectateurs (guichets fermés).
Arbitres : MM. Looker (EU)/Sterns (EU) ; Valach (Slq)/de Haan (Can).
But : 12e Plüss (Streit/5c4) 1-0.
Pénalités : 7 x 2' contre la Suisse ; 9 x 2' contre la France.
Tirs cadrés : 43-13.
Suisse : Gerber; Blindenbacher, Streit; Du Bois, Bezina; Josi, Seger; Furrer; Gardner, Plüss, Rüthemann; Déruns, Jeannin, Lemm; Ambühl, Sprunger, Wick; Paterlini, Ziegler, Sannitz; Romy.
France : Lhenry; Amar, Bachet; Mille, Manavian; Quessandier, Roussel; Igier, Zwikel; Meunier, Raux, Y. Treille; Gras, Rozenthal, Lussier; Bellemare, Fleury, Hecquefeuille; da Costa, Tardif, S. Treille.
Notes : la Suisse sans Manzato, Monnet ni Diaz (surnuméraires). 59e Temps-mort pour l'équipe de France.
Vos commentaires
"Plus tragique encore, les Tricolores sont même allés jusqu'à être dangereux. Mais comment ont-ils osé..."
vraiment GENIAL...
merci bcp!!
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Bon, on a évité la catastrophe mais que ce fut poussif. Faudra sérieusement se bouger messieurs les joueurs !
Quant au public, je ne sais pas mais derrière mon poste, ça ne faisait vraiment pas rêver... Et les mecs qui lancent des "chololololo" à la 58e, faut être complètement cons ! Ou tout simplement suisses allemands moyens...;-)
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C'est malheureusement tellement vrais... ;-)
Bvo pour l'article.
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Ce match était ridicule et prouve que la Suisse n'arrive pas à être une équipe offensive ET à marquer... Vivement qu'un attaquant suisse (enfin....Ambühl parce qu'il n'y a pas d'autres candidats) s'impose en NHL pour amener ce plus que les supporters attendent désepérement... Mention bonne pour Martin Plüss qui reste une valeur sûr.
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1-0 contre la France et pourquoi pas match nul contre la Hongrie pendant que vous y êtes! Faut arrêter de bouffer de la fondue avant les matchs et passer la deuxième vitesse, genre une bonne raclée contre l'Allemagne; ça fera plaisir aux chauvins.
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