lundi 5 décembre 2011
par Jean Dreier
D’autre part, un derby n’aura de valeur que s’il se passe quelque chose sur la glace et non pas uniquement dans les gradins, à l’instar de la dernière rencontre de Malley où Chaux-de-Fonniers et Lausannois ont inventé un nouveau jeu, le Binch-Volley. Mais au vu du prix du précieux breuvage dans le CIGM, ce sport n’est finalement fait que pour les riches. Comme tout bon paysan qui se respecte, le Chaux-de-Fonnier est trop prêt de ses sous pour gâcher. A-t-on seulement vu un gobelet de thé-rhum voler aux Mélèzes ?
Mais revenons-en au match de ce soir qui voyait une équipe chaux-de-fonnière moribonde cette semaine, avec deux prestations ridicules, tant du côté du KEK surpeuplé de Küsnacht que du côté du Güttingersreuti (traduction selon Reverso : trou du cul du monde) de Weinfelden.
Privé de ses deux turbos Mondou et Bochatay, le HCC navigue aussi allégrement qu’un supertanker franchissant le Cap Horn un jour de tempête. Avec à la barre un entraîneur qui n’a toujours pas retrouvé l’article traitant du temps mort depuis deux saisons, le HCC avait tout à craindre d’une équipe ajoulote au complet, mais ne pouvant aligner Simon Rytz, ce dernier étant destiné à ouvrir la porte des Dzodzets du côté de Davos.

Le public chauxois allait aussi pouvoir assister à la première prestation de son nouvel étranger, Dan DaSilva. Malgré un gabarit intéressant qui change des poids plumes qu’on a l’habitude de voir, et malgré un estampillage AHL-KHL, le Canado-Portugais est de toute évidence totalement hors de forme et n’aura été aperçu épisodiquement que par un assist, une pénalité et trois pirouettes sensées être des feintes. Cela devait d’ailleurs en être, puisqu’il se sera d’ailleurs emmêlé à chaque fois les lacets des patins.
Heureusement, le HCC peut compter sur un allié de poids en la personne de Paul Adey. Malgré une stabilité de son effectif, le coach ajoulot réussit cette saison le tour de force de même faire balbutier leur hockey à ce qui était encore des cadors la saison dernière.
Entre deux équipes en plein doute, le derby ne pouvait d’ailleurs que s’enfoncer dans la médiocrité avec deux premiers tiers totalement insipides. Un homme sortira du lot, empêchant du même coup son équipe de s’enfoncer dans le ridicule, à savoir Timothy Kast.
En distribuant des caviars, le Genevois au gabarit pourtant plus proche d’un joueur de ping-pong que d’un attaquant de hockey allait permettre à ses deux coéquipiers de ligne, Michaël Neininger (un but) et Marco Charpentier (deux buts à 4 contre 5) de retrouver la joie de marquer, tout en inscrivant lui-même les deux autres buts de son équipe. Si on peut critiquer le fait de choisir un renfort (DaSilva) sur la base de seules images vidéo, on ne pourra pas reprocher aux dirigeants chaux-de-fonniers d’avoir rater le coche puisque Kast est engagé à long terme au HCC.
L’homme élu meilleur joueur à juste titre aura aussi eu le mérite d’éclipser la piètre performance de son équipe en situation de power-play, incapable d’être dangereuse même à 5 contre 3.
Il faudra attendre les cinq dernières minutes pour voir quelque chose à se mettre sous la dent. Auteur d’un coup de canne à l’endroit de Damiano Ciaccio, Stéphane Roy aura eu le mérite de déclencher une bagarre de nains entre Régis Fuchs et Kevin Fey, le dernier nommé écopant d’une pénalité de match pour avoir insisté alors que les deux hommes étaient au sol.
Une minute plus tard, c’est Arnaud Jaquet qui bodycheckait Marco Pedretti, en sortant le genou et niquant du même coup celui de l’Ajoulot. Nando Wütrich voudra venger son camarade de club en sortant du banc pour faire la peau de Moustique. Résultat des courses, pénalité de match pour chacun.

Tentant le tout pour le tout, Paul Adey sortait son goalie et demandait un temps mort. Gary Sheehan aura-t-il pris des notes pour savoir comment faire ? Je n’en sais rien. Malgré une réduction du score, les Jurassiens ne reviendront finalement pas, cédant même au rush final de Marco Charpentier, le top-scorer rendant la politesse à Tim Kast.
Cette victoire permettra à Gary Sheehan de tempérer quelque peu la colère qui commence très sérieusement à poindre du côté des Mélèzes, car même si le bilan du HCC à pareille époque est finalement assez identique à celui de la saison dernière, la jouerie affichée est très loin de satisfaire le public très exigeant des Mélèzes qui ne se souvient que de la première place acquise en fin de saison dernière et pas la sixième place occupée en cours de celle-ci.
Déclarant que son équipe est plus forte cette saison que la saison dernière, il serait temps qu’elle le montre sur la glace sous peine d’avoir quelque désillusions en play-off. Mais encore faudrait-il que le coach arrive encore à motiver son équipe. Six saisons à la tête d’une équipe ne favorisent-t-elle pas une certaine routine ?
Le HCC a pour devise «N’oublie pas d’où tu viens». Il serait souhaitable de ne pas oublier non plus où les dirigeants aimeraient aussi aller dans un futur plus ou moins proche.
Photos Pascal Muller, copyright www.mediasports.ch
Vos commentaires
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me traiter de lausannois, on ne me l'avait encore jamais faite celle-là. ;-)
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quant on est journaliste n'est neutre.
je suis chaux de fonnier et pas chauxois comme tu le dis et stp répond moi si tu as le coup
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