mardi 16 novembre 2010
par Gary Romain
Malgré une monoplace de la Scuderia loin d'être la meilleure du plateau, Alonso a tout de même réussi l'exploit de rester dans la course au titre jusqu'au bout. La dernière bourde des décideurs italiens a été celle de trop. Préférant marquer Mark Webber, alors deuxième du Championnat, qu'imposer sa stratégie, Ferrari a tout perdu. En ravitaillant trop tôt alors que sa F1 tournait parfaitement en pneus tendres, le double champion du monde espagnol a abandonné un titre qui lui tendait les bras.
Pas facile pour les tifosi d'avaler cette nouvelle couleuvre. Mais les monoplaces rouges ne sont de loin plus les meilleures de la grille et force est de constater que malgré des consignes de course (en Allemagne), les manoeuvres qu'elles pouvaient se permettre par le passé ne suffisent plus. En plus, les nouveaux règlements de la F1 ne donnent plus forcément la prime au plus gros budget et il serait temps que les Transalpins retrouvent l'ingéniosité qui les caractérisaient.
Finalement, le sacre de Vettel tient de la logique pure. Le jeune Allemand a pris la pole dix fois sur 19 possibles, il est monté sur autant de podium et a gagné les deux dernières épreuves (trois des quatre dernières et cinq en tout). Au total, il a passé 383 tours en tête d'un GP cette saison et son sacre aurait été fêté il y a bien longtemps sans quelques bourdes de sa part (accrochage avec son coéquipier Webber en Turquie notamment) ou sans un certain manque de fiabilité de son bolide (moteur cassé en Corée par exemple).
Il est donc devenu, à 23 ans 4 mois et 11 jours, le champion du monde le plus précoce. Un titre en forme de suite logique à une carrière cousue de fil doré dans le doux cocon de la filière Red Bull. Celui qui a été lancé par Sauber lors de l'exercice 2007 avait tout pour réussir et il l'a fait. Il faut dire qu'être Allemand (ou Espagnol), cela est d'une grande aide à l'heure actuelle en F1...
Bien loin des fastes des premières lignes, Sébastien Buemi a vécu un deuxième exercice difficile. Huitième au Canada, neuvième à Valence, puis dixième à Monaco et au Japon au volant d'une Toro Rosso très difficile à manoeuvrer, même si elle affichait régulièrement la meilleure vitesse de pointe du plateau, l'Aiglon a fait ce qu'il pouvait. Au final, il n'a marqué que huit petits points et a réalisé un bilan global moins bon qu'en 2009. Pire, sur les dernières épreuves de la saison il a été régulièrement devancé par son coéquipier Jaime Alguersuari.
Son fait de gloire en 2010 ? Un tour en tête lors du GP du Canada... Finalement, heureusement que le Vaudois a prolongé son entente avec l'entité Red Bull ! Tout près de s'engager avec Toyota avant que le constructeur nippon ne s'en aille, il a une opportunité unique de prouver son talent en 2011. En vue : le baquet de Mark Webber chez l'écurie soeur la saison suivante. Et quand on voit les performances de la monoplace d'Adrian Newey, les rêves les plus fous seraient alors permis. Mais attention, Nick Heidfeld et Christian Klien rôdent et ils ont le bon passeport, eux.
La bonne surprise, du côté suisse, est venue des Sauber. Avec une F1 quasiment vierge de tout sponsor, l'écurie zurichoise a réussi à marquer 44 points. Mieux, le spectacle en course a bien souvent été assuré par le seul Kamui Kobayashi. Toujours en mode attaque à outrance, le Japonais est le digne successeur des kamikazes magiques qu'étaient Taki Inoue (18 départs/13 abandons), Ukyo Katayama ou encore le bon Takuma Sato. Avec l'arrivée prochaine de Sergio Perez, avec dans ses valises l'entreprise Telmex de Carlos Slim, l'homme le plus riche du monde, on n'a pas fini de rêver du côté d'Hinwil...
Finalement, cette année aura également été marquée par les performances grotesques des nouvelles écuries. Naviguant bien souvent à plus de cinq secondes des meilleures en qualifications, l'exploit, pour elles, était de finir à moins de deux tours... En plus de représenter de véritables chicanes ambulantes, elles n'ont rien apporté à la discipline, se contentant de recruter des pilotes capables d'apporter un budget histoire de faire tourner la baraque. Lucas Di Grassi, Bruno Senna ou encore Karun Chandhok et Sakon Yamamoto nous auront au moins fait poiler une ou deux fois en allant se foutre dans le mur sans raison apparente. C'est déjà ça de pris.
Vos commentaires
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Par contre, je ne suis pas d'accord avec l'affirmation selon laquelle il s'agit d'un titre en forme de suite logique à "une carrière cousue de fil doré dans le doux cocon de la filière Red Bull".
C'est cruellement oublier que Seb a chaque fois rencontré de grosses difficultés d'adaptation en grimpant dans la hiérarchie motorisée. Preuve en est que P. Sauber l'a viré de son écurie en 2007 car pas content de ses performances. Ne vient-il pas d'avouer que c'était la plus grosse erreur de toute sa carrière?
Vettel ? Un type super sympa, un bosseur acharné, un immense talent et la récompense au bout de la ligne droite. Vu son âge, son état d'esprit, son team extraordinaire et une monture qui se passe de tous commentaires, il pourrait venir titiller le record de son compatriote au cours de la prochaine décennie. Comme disait Constantin, l'avenir nous dira ce que le futur nous réserve..
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Il m'a semblé prétérité par l'écurie tout au long de l'année au profit de Vettel, donc j'aimerais bien que cela ce soit joué à la régulière entre les 2 pilotes Red Bull, mai sj'en doute...
J'espère que le grand Mark soit sacré l'an prochain donc...
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Sinon il mérite entièrement son titre! En plus si Ferrari se tire une balle tout seul dans le pied.....
Vite l'année prochaine ca risque d'etre chaud bouillant....
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Sinon bravo à Red Bull de n'avoir donné aucuns conseils d'équipe, pas comme ferrari...
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