lundi 30 novembre 2009
par Nicolas Jayet
On vous aurait dit au début de l’année, après l’écrasante victoire de Nadal à Melbourne ou encore lors des démonstrations parisienne et londonienne de Federer que Nikolay Davydenko allait remporter le dernier tournoi de la saison, vous seriez parti dans un beau fou rire. Je vous le dis parce que c’est exactement ce que j’aurais fait.
Non mais sans rire, le Russe, surnommé le stakhanoviste ou encore le marathonien, fait partie de ce type de joueurs qui sans être incroyable parviennent malgré tout à toujours être bien placé à la fin de l’année. Comment se fait-il alors que son bilan face à des joueurs du Top 10 ne soit de loin pas fantastique ? Nikolay Davydenko, ce joueur au caractère bien trempé, est en fait meilleur que la plupart des joueurs mais nettement moins bon que n’importe quel Top 10 dans un match où les deux joueurs sont en pleine possession de leurs moyens.
Et bien cette fois cela aura suffi. Dans un groupe que l’on annonçait impossible pour lui et Soderling, il est parvenu à sortir Djokovic par match interposé et à disposer d’un Nadal bien pâle durant cette semaine. De l’autre côté, on aura assisté à un suspense de tous les instants lors du match entre Delpo et Rodgeur que Murray a dû apprécier. Franchement, deux points en tennis c’est tellement peu mais en même temps tellement grand. Sortie par la petite porte pour l’Écossais, de par les espoirs placés en lui ainsi qu’en voyant son niveau de jeu.

Face au Russe ensuite, c’est notre déserteur favori qui craquait lors du dernier set de la demi-finale. Avant de disposer du dominateur de la fin de saison en deux petits sets. Encore une histoire de paris truqués ? Qui sait, après la parfaite manœuvre d’un Federer qui s’amuse à calculer le nombre de jeu qu’il faut pour qu’il termine premier du groupe et éliminer Murray, le tout en plein match, on ne sait plus quoi penser…
En étant sérieux, il faut bien avouer que ce tournoi en aura surpris plus d’un. Tout d’abord par la combativité d’un Verdasco qui n’a pas confirmé son début de saison. Puis par le fait qu’après le Round Robin, les matricules 2, 3 et 4 de l’ATP étaient loin. Et évidemment pour finir par son vainqueur. Récompense d’une régularité quasi sans faille ? C’est Roddick qui devrait être content… Non décidément, on ne comprend pas comment Davydenko a pu succéder à Djokovic, Federer, Hewitt et autre Sampras. Je n’ai pas peur de dire qu’on a véritablement assisté à une petite levée de la compétition de fin de saison. À quand un tournoi avec les cinq premiers joueurs au meilleur de leur forme ?
La seule solution qui nous vient en tête c’est le concours de circonstance parfait : un numéro deux mondial HS, un Djoko fatigué, un Federer blasé (bah oui, pour se mettre un challenge supplémentaire en laissant le premier set à chaque fois…) et une tour aérienne fatiguée de la veille, tout était là pour arracher à Davydenko un sourire. Franchement, tout ça pour ça…
Vos commentaires
Je suis un pro Federer mais sur ce coup la Davydenko mérite sa victoire il est allé la chercher dans un groupe pas facile puis a reussi à battre Rodgeur en faisant une très bonne partie !!! En finale il n'avait plus qu'à asurer contre JM Du Poulain qui était un peu plus fatigué que lui....
Et rappelons nous que l'année passé il était finaliste....
Bref Bravo Nikolay !!!!
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ce titre, Nikolay est allé le chercher, on lui a pas offert sur un plateau.
certes, certains joueur étaient un peu cramés, mais dans l'ensemble, on a pu voir du très bon tennis. je crois pas qu'on puisse reprocher à Davydenko d'avoir eu plus de jus que les autres à ce moment de la saison.
et puis, ça fait plaisir de voir un type avec une dégaine de cycliste remporter le tournoi qui réunit les 8 meilleurs mondiaux.
respect Nikolay.
et continue à bien envoyer chier les sponsors.
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Cela étant, faut quand même avouer que l'ami Nikolay l'a bien mérité ce titre: même si ce joueur ne soulève pas les foules à l'image de Roger ou de Rafa (pour ne citer qu'eux), force est de constater qu'il est toujours bien présent au plus haut niveau, ce quelque soit le tournoi, et depuis plusieurs années.
Malheureusement, il faut également avouer que ce tournoi des "huit" pose un gros problème en fin de saison: les joueurs qui terminent rarement un tournoi avant les demi-finales n'ont tout simplement plus de jus, et plient l'échine à l'image d'un Nadal ou d'un Nole... Ceux qui, comme Roger, tentent de s'économiser en jouant nettement moins de tournois en fin d'année arrivent clairement mois préparés...
Le jeu est donc faussé, ce qui permet même à des mecs qui ne font pas "grand chose" (je sais, tout est relatif, mais la comparaison se fait uniquement dans le club fermé des 10 premiers mondiaux) le reste de l'année de figurer en demi-finales (n'est-ce pas, Robin? Une seule finale à RG... par grand chose à se mettre sous la dent le reste du temps).
Enfin, ce sont les règles du jeu, même si elles ne permettent pas, à mon sens, de désigner le réel "champion des champions".
Vivement 2010 que les champions nous reviennent en forme, et que le tennis belge triomphe à l'AO!
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