jeudi 13 mai 2010
par George Baudry et Gary Romain
Erigée en art de vivre du côté du bout du Lac, l’arrogance dégouline du club des Vernets à longueur de saison. Lors de la saison 2008/2009, cet excès de confiance en soi néfaste a joué un bien joli tour aux Genevois qui avaient pris à la légère les Kloten Flyers. Un petit coup de balai plus tard (4-0), les Aigles ont pu partir en vacances mais c’était sans doute la faute de Reto Steinmann, de la Ligue, de Mandioni, de Reiber, de Stalder, de Stricker ou de Schmutz, voire même de la faute de la glace du Schluefweg qui était trop glissante. Tellement forts, ils ne pouvaient pas avoir été battus à la régulière.
Ce mot est inconnu du vocabulaire genevois. Il est vrai qu’entre les dépenses, les (maigres) rentrées, les salaires payés (ou pas) hors-budget, les rentrées venues de Zoug, du Québec, du McSorley’s, de Lausanne ou des brevets divers et variés de Chris McSorley, dur de faire la part des choses. Au final, au terme d’un tour de passe-passe comptable, le «budget» est tout de même largement déficitaire.
Cela pourrait également faire partie des abécédaires des Neuchâtel Young Sprinters, d’Ambri-Piotta ou encore des Langnau Tigers. Quennec affirme dans la presse que Genève a besoin de trois millions pour boucler la saison prochaine ? Pas grave, tiens, ta licence de jeu en première instance ! Qu’est-ce qu’ils disaient les Genevois à propos de la vilaine méchante Ligue déjà ?

C’est le nouveau leitmotiv du club. Digne d’un slogan publicitaire qu’aurait inventé le directeur marketing de Genève-Servette. L’expression fourre-tout «on dérange» permet de pardonner d’avance des attentats dans le dos de Tony Salmelainen, des voies de fait sur un arbitre de Juraj Kolnik, de faire n’importe quoi depuis son banc à la Chris McSorley ou de passer une saison à essayer de casser des adversaires par manque de talent. Cela permet de se dédouaner et de ne pas se poser les vraies questions. Pratique.
Ils sont en général les grandes trouvailles de Chris McSorley. Enfin, pour ceux qui restent plus de deux semaines sur place, car en adéquation avec les tactiques et le célèbre «système» du Jésus Chris. Mais voilà, par manque de moyens, Genève n’a pu compter que sur trois mercenaires lors de la majorité de l’exercice, tandis que les autres courageux n’ont pas été payés. Je connais quelques agents qui vont mettre à jour leur répertoire de portable...
On ne va pas en rajouter, mais quand même parce que ça fait plaisir. Depuis le temps que tout le monde dit qu’il manque un à deux millions à Genève-Servette chaque saison, il était temps que cela sorte enfin au grand jour. Jouer dans un endroit où ce sport n’était pas historiquement implanté, avec une équipe au départ préfabriquée à l’américaine, dans une patinoire tout sauf confortable... A quoi s’attendaient-ils, franchement ?
Le concept du «guichets fermés» à Genève est, à l’image des finances ou du budget, un concept très nébuleux. Un jour, en quart de finale face à Fribourg Gottéron, on se retrouve à notre aise en place debout avec 7’202 spectateurs annoncés. Quelques jours plus tard, en finale face à Berne, 7’202 spectateurs ont été décomptés et les travées sont plus que pleines. Je sais que ça fait «bien» d’annoncer qu’il n’y a plus de tickets disponibles, mais quand les caisses sont encore ouvertes à quelques secondes du lâcher de puck, avouez que ça fait drôle.

C’est le gros point d’interrogation à l’heure actuelle. Le tremblement de terre qui a secoué le Lausanne HC ces dernières semaines a eu des répercussions jusqu’à Genève et l’affaire est loin d’être terminée. Alors comme ça, Quennec n’aurait pas un rond, Alter pas beaucoup plus et c’est une holding opaque (c’est vrai, c’est un pléonasme) qui décide de tout. Bizarre autant qu’étrange.
Imbu de lui-même et entouré d’un véritable culte de la personne à Genève, Chris McSorley commence à lasser. S’il est sanctionné plus souvent qu’à son tour par le juge unique, Jésus Chris ne le doit qu’à lui-même. A force de coups d’éclat et de déclarations à l’emporte-pièce sur l’arbitrage et le juge unique zougois, il se met à dos l’ensemble de la corporation, qui inconsciemment ne peut plus faire son travail sereinement avec les Aigles.
Voir aussi «Comment expliquer des défaites sans se remettre en cause ni avouer que l’autre était plus fort». Les complaintes genevoises à propos des décisions de Reto Steinmann sont à mourir de rire et dépassent allègrement la frontière du ridicule. Quand on base son système de jeu sur le physique, on en accepte les conséquences.
Lieu de leur dernier «séchage» de poignée de mains en date. Quitter la patinoire après une défaite est devenu une marque de fabrique du côté des Vernets. Signe suprême de l’arrogance genevoise, les joueurs n’ont même pas daigné assister à la remise du trophée à Berne lors du septième match de la finale du championnat. Cette fois-ci par contre, ils ont sportivement serré la main de leurs adversaires à l’issue de la rencontre. C’est déjà ça.
Les relations incestueuses entre Genève-Servette et le Lausanne Hockey Club n’ont fait que des perdants cette année. Ajoie, qui s’est bien fait enfler lors du 5ème match de quart de finale de LNB, Lausanne, qui a récupéré les contrats dont Chris McSorley ne voulait plus ainsi que des intermittents du spectacle, ainsi que Genève, qui n’est pas sorti grandi sportivement et moralement de l’histoire. Et qui aurait sans doute bien voulu disposer de Flurin Randegger à l’heure où les blessures s’accumulaient... Enfin, il y a quand même eu un gagnant dans l’histoire, il s’appelle Frank Banham. Grotesque avec le LHC, il a quand même récupéré la médaille qui fait rêver de «champion de Suisse de LNB», avant de chiper celle en argent de finaliste de LNA.
Ou le prototype-même du Genevois sous l’ère Jésus Chris. Adroit comme un aveugle bourré qui doit remonter un FASS 90, patinant comme un tracteur en eaux-vives, prêté à Lausanne de temps en temps, violent à discrétion et refilé à Rapperswil en fin de saison pour économiser un salaire. D’autres questions ?

La présence de deux-trois politiciens en mal de sensations fortes et désireux de se rapprocher des «gens d’en-bas» parce que ça le faisait bien de se montrer aux Vernets en finale de play-off a bercé d’illusion beaucoup de monde. Aujourd’hui, les fans du GSHC croient dur comme fer qu’ils auront une patinoire toute neuve tout bientôt et qu’ainsi, comme par miracle, ils pourront jouer le titre tous les ans avec des finances saines et 12’000 spectateurs de moyenne. Franchement, on leur explique, ou on leur repasse juste une photo du Stade de la Praille ?
Un jour ça me perdra. A chaque fois que Genève s’approche du titre, sous le coup de l’alcool, je (ndlr : Gary Romain) fais des paris à la con. Il y a deux ans contre les ZSC Lions, j’aurais dû danser nu sur le comptoir d’un de mes bistrots favoris. Cette année, en cas de victoire des Grenat, mes amis m’auraient épilé les jambes à la cire chaude. Merci Tobias Stephan de ne pas avoir été constant. Merci Tony Salmelainen d’avoir craqué. Merci Juraj Kolnik de perdre ton hockey en série. Et merci Berne, tout simplement.
Après la vraie-fausse décapitation de Daniel Rubin, qui a failli mourir à cause d’une mornifle de Shawn Heins avant de revenir au jeu 48 heures plus tard, c’est l’histoire du doigt arraché de Thomas Déruns qui a fait rire toute la Suisse du hockey sur glace. D’un simple pansement, la «blessure» de l’international des Vernets est passée à un énorme bandage en forme de sex-toy que seule sa petite copine a dû apprécier à sa juste valeur. Cette victimisation, instaurée en véritable modus operandi de la part de l’organisation genevoise, a encore enfoncé un peu plus le club.
Président du club mais tout de même sous le joug de Jésus Chris, Hugh Quennec s’est instauré en chantre de la bonne parole auprès des médias. Quémandeur patenté, il s’est fait l’auteur d’un coup d’éclat sans précédent le soir de l’ultime défaite de GSHC à Berne. Lors de la fête en République de Genève, M. Quennec a présenté personnellement chaque joueur, demandant à chaque fois une ovation. Une fois le tour de son équipe terminé, il en fait de même pour Reto Steinmann. Huées des supporters présents. Et après ils s’étonnent...
Dans la droite lignée des cerveaux des Vernets, Chris Rivera a cru bon d’essayer de penser. En déclarant «détester les Fribourgeois», l’attaquant a peut-être dit ce qui lui passait par la tête. Problème, toute vérité n’est pas bonne à dire lorsqu’une série sent le souffre et qu’il ne manque qu’une étincelle pour mettre le feu aux hostilités. Dans n’importe quel autre pays, il aurait été suspendu pour avoir eu la langue trop bien pendue. Heureusement pour lui, le juge unique ne s’est pas «dérangé» pour cette affaire. Reste la sale impression que Rivera a salement terni son image.

Aux Vernets, 85% sont payés rubis sur l’ongle. C’est déjà pas si mal.
On a même pu le lire récemment dans la très impartiale Tribune de Genève : les gens de la Télévision romande y sont rien que pour Fribourg et c’est pô juste. Pas de bol, en même temps, que ce soit au service des sports de la Tour, comme à la rédaction de Teleclub, les supporters de Fribourg Gottéron se plaignaient justement de l’exact contraire. Et si on essayait avec un peu de recul et de bonne foi pour voir ?
Aller en finale du championnat avec Hürlimann, Rivera, Trachsler, Suri ou encore Maurer est un acte d’usurpation caractérisé. C’est un peu comme si la France devenait championne du monde avec Stéphane Guivarch, Bernard Diomède ou Christophe Dugarry. Par chance, les joueurs de la capitale ont su remettre l’église au milieu du village, mais Dieu qu’on n’est pas passé loin du drame !
Rien qu’en raison de la patinoire des Vernets, Genève-Servette ne devrait pas obtenir sa licence de jeu en Ligue nationale. Malgré des améliorations cosmétiques façon «Pimp my Rink» qui donnent aux places debout un air de Mercedes tunée, l’enceinte genevoise est indigne d’un sport professionnel. Et que dire de l’accueil réservé aux VIP (véritable nerf de la guerre financière à l’heure actuelle) ou de certaines places debout où la visibilité est moins bien assurée que pour un SCB - Langnau au Stade de Suisse...
Expression favorite de Jésus Chris utilisée à longueur de matches, à longueur de championnat, à longueur d’année. Il se décide quand à apprendre le français, le dictateur des Vernets ? Oui, quand c’est pour remercier ses clients du pub en fin de rencontre au micro des collabos de la TSR. Présent en Suisse depuis bientôt une décennie, le tenancier de buvette de Genève ne semble décidément pas vouloir s’intégrer à la vie helvétique. Vivement qu’il quitte le pays en triple vitesse pour éviter les divers percepteurs des impôts et autres juges.

Depuis sa promotion en LNA, Genève dispose du plus petit budget de Suisse, LNA, LNB, 1re ligue et 2e ligue confondues. C’est bien simple, le CP Trois-Chênes organise des ventes de gâteaux durant ses matches pour parrainer le train de vie dispendieux de son grand frère. Faire deux finales en trois ans sans argent en caisse, sans rentrée de billets tout en laissant une ardoise de «deux à trois millions» à la fin de la saison, c’est du propre. Par chance, le club des Vernets laisse une belle opacité entourer ses comptes. Ha, si nous travaillions aux impôts de Genève...
Frustré depuis que Julien Sprunger a refusé les avances de Genève-Servette et préféré rester à Fribourg, le public des Vernets l’a pris en grippe. C’est vrai que quand on se tape des buffles genre Morris Trachsler, Jan Cadieux, Daniel Rubin et compagnie toute la saison, ça fait bizarre de voir des joueurs techniques. De toute façon, vu le pognon que prend désormais Sprunger à St-Léonard, il ferait certainement partie des salaires non versés à l’heure actuelle...
Et si, finalement, Genève-Servette n’était pas le plus grand des losers du championnat de Suisse ? Avec neuf «titres» de vice-champions, les Genevois arrivent à faire encore moins bien que la ville de Lausanne, qui compte deux «trophées» de «champion international suisse de Série A» en 1910 et 1911. Comment ? Deux Coupes de Suisse ? Hahahaha... D’habitude, les gens aiment bien les perdants magnifiques, comme Raymond Poulidor par exemple. Par contre, les perdants arrogants qui dérangent, ça tout le monde déteste. Et Genève est en train d’en faire l’amère expérience.
Photos Pascal Muller, copyright www.mediasports.ch
Vos commentaires
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On doit pas avoir la mème notion du satyre, cet article fera bander et ricaner tous les anti gshc. Vous auriez pu faire mieux, mais quand on voit le nom de l'auteur, c'est du niveau caca pipi.
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Et comme dirait ES, amicalement...
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Et bien, pour te répondre, je vais citer Mathieu Nicolet, pourtant fan de hockey devant l'Eternel et qui résume magnifiquement tout ça en une seule phrase ( voir article : La Suisse en quarts ! ) :
"...ces mondiaux 2010 dont personne n'en a rien à secouer..."
Et comme dirait notre économiste de gauche ;-), CORDIALEMENT
Ch. Logoz, flemmard sur canapé :-)
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Mais QUI t'oblige à le lire...y a un article pourri dans le journal, tu le lis, tu vas écrire à la rédaction pour te plaindre que leur article est pourri et qu'ils auraient pas du l'écrire ???
Si t'en as rien à battre des Mondiaux et qu'une victoire face au Canada (pas celui de Stacy Roest, Jan Alston ou autre Serge Aubin mais celui de Tavares, Stamkos, Perry ou Burns) ne t'intéresse pas ben fout le camp de la partie hockey sur glace de Carton Rouge (si tu pouvais aussi foutre le camp de CR ca en arrangerais plus d'un d'ailleurs...) !
@ Arf
Prend disons 3 points de l'article et démonte-les correctement si ce papier est TELLEMENT éloingé de la réalité...
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J'vais essayer, Monsieur D.S., j'vais essayer, mais j'promets rien, j'suis un peu accro à CR, quand-même :-)
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Point 1) Les gars de la TSR sont bien pour gottéron et le LHC... Parle avec eux... Ils te le diront sans peine!
2) Les décisions du juge unique sont remises en question par plusieurs club... Je ne vois pas en quoi Ca nous empêche de nous remettre en question? Bref, quand on perd une série 4-3 en menant 1-3 deux fois de suite!, je crois que la remise en question a du être laborieuse!
Usurpateur) mouais... La remarque vient d'un gars qui voit jouer Birbaum Ngoy Lauper Pluss Hoeffel Wirz Heinz... Alors certes y a Sprunger (enfin quand il a pas de commotion)... Baudry se masturbe sur aubin alors qu'il le détestait... Bref je pense que Deruns Stephan Kolnik Toms Rubin Gobbi Bezina et même Trachsler peuvent aisément avoir leur place chez les Dzos
Enfin Baudry qui fait la morale à Rivera! MOUAAAAAAAAAAAAAh.
Ce sinistre débile qui fait ce genre de déclaration toute l'année sur ce site... Donne une leçon de MORALE? C'est comme si je faisais:
Mais George t'es le résultat d'une union cosanguine? Ton père, c'est aussi ton oncle?
Et que ensuite j'écrive:
RESPECT et FAIR PLAY
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Dérangeant, méchant à souhait, tou ce que j'aime!
L'article tranche très bien avec l'abécédaire complaisant sorti dernièrement!
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Mais quelques part ta frustration vis-à-vis de mon club me ravit...
number one : parce que tu veux rien dire
number two : parce que tu sers à rien
number thee: parce que l'arrogance genevoise elle te m... et encore je me trouve super polie.
Toute ton argumentation tu es allée la piochée dans les poubelles des autres journaleux qui avaient commencés leur argumentation mais rien pour l'étoffé. Toi tu te gaves de ce ramassi de c...
c'est marrant tu te veux objectifs mais alors relate le positif aussi... O = comme opération peluche... t'as déjà mis un pied à l'hôpital des enfants pôv naze, non je ne pense pas, vas-y faire un tour et regarde toute la tristesse qui remplit ce lieu... et tu comprendras que ce que les joueurs font pour ces enfants c'est magnifique.
ça me dégoûte ce que tu écris. Tu devrai avoir honte .
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