mercredi 13 janvier 2010
par Yannick Lapierre et Loris Marshall
Le rythme du jeu a été un peu décevant, surtout que tout était réuni pour avoir un match sympa, puisque Alexander Frei était blessé. Malgré la composition traditionnelle des deux équipes, c’est un jeune talent prometteur qui nous a surpris. Du haut de ses 1m45 de jambes, Marco Streller a ébloui le «Joggeli». L’attaquant rhénan, qui a volé pour l’occasion le bandeau de Tihinen, a été l’auteur du premier but bâlois, à la 10e minute. Peut-être s’agit-il d’un cousin éloigné du Streller qui joue en équipe nationale et à qui la réussite sourit aussi souvent que Severin Lüthi à un photographe.

Malheureusement, le FC Bâle a eu tendance à gérer son acquis sans grande conviction. Dès la mi-temps, les nombreux changements ont complètement transformé le scénario de la rencontre. Il était presque écrit que Bâle s’inclinerait lorsque le génial Reto Zanni, seul footballeur en activité à réussir le fameux centre au 13e poteau, entrait sur la pelouse de St-Jacques. En plus, avec un Gelabert dont le jeu est autant développé que la poitrine d’une conquête de Roman Polanski, et un François Marque, surnommé le Boucher du Languedoc-Roussillon dont les tacles à la hauteur de la rate font toujours autant sa renommée, Torsten Fink a joué à merveille l’interprétation du rôle de l’ex-épouse de Bertrand Cantat. En se mettant ainsi la corde au cou, l’amant de Gigi Oeri a surtout permis aux individualités bavaroises de se mettre en évidence.
D’un coup franc détourné par le mur helvétique, Hamit Altintop offrait l’égalisation à pratiquement la moitié des 20'000 personnes présentes au match. C’est logiquement que tombait quelques minutes plus tard le deuxième but du Bayern, sur un exploit de Miroslav Klose. Jamais deux sans trois dit-on dans l’entourage de Tiger Woods. C’est ainsi que le duel Miroslav-Wessel, sur lequel il restait un peu de farine de Martin Hingis, tournait honteusement en faveur du descendant du Pape Jean-Paul II. Sur un ballon aérien des plus anodins, le dernier rempart bâlois sautait aussi haut que Mimie Mathy qui essaie de choper une canette de «1664» dans un étalage de station service, et laissait tout gentiment le soin à Miro-le-Polo d’envoyer le cuir pour la troisième et dernière fois au fond des filets. Un but qui a en fin de compte été un pur produit… de Wessel.
A 3-1, la messe était dite et c’est sous les sifflets d’un Parc St-Jacques humilié que les 87 joueurs à avoir griffé la feuille de match s’en allaient sous les douches. Entre un huitième de finaliste de Ligue des Champions et une équipe qui occupe la place de prédilection de Michael Jackson, soit juste derrière les Young Boys, le match a été plus serré que prévu. Mais le banc étoffé du Bayern, Reto Zanni et l’état de préparation plus avancé de la formation de Bundesliga ont quand même fait de cette dernière le vainqueur d’un match dont on retiendra surtout l’ambiance.

Photos Pascal Muller, copyright www.mediasports.ch
Parc St-Jacques, 20'087 spectateurs dont bien 10'000 Bavarois.
Arbitres : M. Circhetta assisté de MM. Navarro et Buragina.
Buts : 10e Streller 1-0. 73e Altintop 1-1. 85e Klose 1-2. 87e Klose 1-3.
FC Bâle : Wessels ; Safari, Cagdas (61e Marque), Abraham (61e Ferati), Sahin ; Stocker (61e Schürpf), Cabral (77e Xhaka), Huggel (61e Gelabert), Shaqiri ; Streller (61e l’affreux Zanni), Almerares (61e Gadient).
Bayern Munich (1ère mi-temps) : Butt ; Badstuber, Demichelis, Van Buyten, Lahm ; Pranjic, Schweinsteiger, Van Bommel, Müller ; Olic, Gomez.
Bayern Munich (2e mi-temps) : Rensing ; Braafheid, Contento, Lell ; Pranjic, Alaba, Tymoshchuk, Altintop, Görlitz ; Ekici, Klose.
Notes : FC Bâle sans Frei (heureusement), Constanzo, Chipperfield, Da Silva, Carlitos, Zoua, Unal (tous blessés) et Inkoom (à la CAN avec le Ghana). Bayern Munich sans Ribéry (à un tournoi de poker chez Marouane Chamakh) et Robben (blessé).
Carton jaune : 39e Cagdas.
Coups de coin : 3-4 (1-1).
Vos commentaires
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Fait plaisir de relire un article à CR avec de l'humour et du décalage ainsi qu'une bonne dose de 2ème degré.
Encore!!!!!
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Je suis plié en 37! fantastique! Quel article!
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La grande classe.
Et tellement juste, ayant suivi également le match sur DSF.
Inégalable.
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Le bouchon est ptetre allé trop loin avec l'histoire de Cantat, on retiendra le reste.
Merci
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Et tant pis pour ceux qui ont un sens de l'humour aussi développé que la poitrine d'une conquête de Polanski...
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