dimanche 16 mai 2010
par Mathieu Nicolet
En disposant logiquement de la République tchèque lors de son premier match du tour intermédiaire, la Suisse continue à bluffer son monde. Si elle parvient à étaler les Neutrogenas et à bouffer les Krispolls, elle pourra se payer le luxe de terminer invaincue et à la première place de son groupe !
Avant le début de ce match, l'avantage de la Suisse était de jouer contre une équipe d'intermittents du spectacle dirigée par le Kevin Schläpfer du riche. Ce dernier n'a toujours pas compris que Vokoun était une buse divine sous le maillot tchèque – et accessoirement le gardien le plus surdoté de NHL –, que Rozsíval est d'une nullité affolante et que Jágr est devenu franchement grotesque (petit aparté, il faudra juste qu'une âme charitable explique à Jean-François Rossé que le rendement actuel d'un joueur ne se mesure pas au salaire annuel qu'il perçoit). Lorsque l'on voit que le quadragénaire de Kladno est le meilleur compteur des siens, c'est qu'il y a un gros problème.

Depuis cinq bonnes années, la population tchèque s'est habituée à une affligeante médiocrité éhontément montrée de la part de leur équipe nationale. On ne change donc plus une équipe qui perd. Au bout du compte, le seul intérêt de voir la Tchéquie jouer est de pouvoir s'attarder sur les supportrices slaves présentes dans les tribunes. Et c'est tout.
De l'autre côté, l'un des grands défauts de la Suisse était de montrer un trop grand respect envers les grosses nations du hockey mondial. Non seulement les Helvètes sont parvenus – pour l'instant – à épingler le Canada et la République tchèque comme à Turin, mais cette fois-ci avec la manière et en tenant physiquement la comparaison avec des adversaires qui n'ont toujours pas retenu la leçon.
Le pire c'est qu'à 2-0 après le premier vingt, les Tchèques ont pu s'estimer heureux de ne pas s'être ramassés une plus grosse pêche dans la poire. Ridiculisé sur le deuxième but inscrit par l'intenable Ambühl, Novotný va se souvenir encore longtemps de la mouchée que lui a administré le numéro 10 suisse. Afin de garantir un semblant de suspense, une lumineuse action de Bezina dans son camp de défense permit à Marek, laissé tout seul dans le slot, de réduire le score. Heureusement pour les Suisses, le Reto Berra tchèque s'est merveilleusement chargé de couler son équipe en laissant échapper un pet mouillé d'Ambühl entre ses jambes.

Disciplinée, la Suisse a parfaitement maîtrisé cette rencontre de bout en bout et n'a même pas vraiment été inquiétée sur les rares moments où elle a évolué en infériorité numérique. Thibaut Monnet a bien tenté de faciliter la tâche des Tchèques en lançant la rondelle à la main directement dans les tribunes depuis son camp de défense, mais sans succès. Martin Plüss fut en revanche plus inspiré en déviant un tir de Blaťák dans la lucarne de Gerber, mais plus rien n'allait être marqué par la suite.
SAP Arena, 7206 spectateurs.
Arbitres : MM. Kadyrov/Olenin (Rus) ; Dedioulia/Seminov (Blr/Est).
Buts : 5e M.Plüss (Bezina, Rüthemann) 1-0. 15e Ambühl (Brunner, Monnet) 2-0. 25e Marek (Voráček) 2-1. 32e Ambühl (Helbling) 3-1. 35e Blaťák (Červenka) 3-2.
Pénalités : 2 x 2' contre la Suisse ; 4 x 2' contre la République tchèque.
Tirs cadrés : 24-32 (13-8 6-15 5-9)
Suisse : M.Gerber; Seger, J.Vauclair; Bezina, Hirschi; Du Bois, Josi; Helbling; Déruns, M.Plüss, Rüthemann; Romy, R.Lemm, Savary; Monnet, Ambühl, D.Brunner; Duca, Trachsler, Jenni; Niederreiter.
Rép. tchèque : Vokoun; Rozsíval, Čáslava; Rachůnek, Gřegořek; Němec, Blaťák; Barinka, Mojziš; Jágr, Červenka, Klepiš; Marek, Rolinek, Voráček; Kašpar, Vampola, Novotný; Růzička, Koukal, Hubáček.
Notes : la Suisse sans Manzato, Christen, Geering ni Back (surnuméraires). Tir sur les montants: Rolinek (29e), Seger (60e).
Vos commentaires
Par contre j'admets qu'il n'est pas à la hauteur en sélection.
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Cela n'enlève rien à l'exploit des Suisses. Les Canadiens n'avaient pas à sober la coupe du monde.
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Laisse filer ami biennois, ce ne sont pas des insultes. C'est juste que Nicolet n'a pas encore digéré la série de promotion-relégation. Et pour être honnête, si on fait l'effort de se souvenir de nos nombreuses tentatives foirées, on ne peut pas lui en vouloir tellement on réagissait de la même façon.
Sinon magnifique équipe suisse, purée qu'est-ce que je kiffe cette façon de jouer après tellement d'années de stratégie du blockhaus !
Monnet me surpend vraiment, son association avec Brunner et Andres (sans "a", note pour la TSR et les organisateurs du tournois) Ambühl est très fun.
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Là où je salue les dirigeants biennois, c'est bien de l'avoir confirmé dans ses fonctions. comme cela il se fera shooter après Noël et Bienne pourra être repris par un vrai entraîneur, de sorte à réduire à zéro tout risque de relégation.
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Mais à ce jour et sans savoir encore qui entourera Schläpfer, j'avoue que je ne pense pas non plus qu'il fasse la saison.
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ça c'est une insulte par contre ;)
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Tous les Biennois préfèreraient un entraîneur plus côté, estampillé NHL, genre Van Boxer, mais laissons K.S. nous montrer ses capacités, et ne soyons pas aussi catégorique que M. Nicolet dans ses présomptions.
Car dire qu'il donnait à peine 5% de chances au dernier match, contre 200% deux matchs précédents, alors que les Loser's avaient toujours le même fameux coach et Bienne un entraîneur qui ne porte que le nom ainsi qu'un gardien minable est plus qu'étonnant.
Mais bon. on est pas à une aberration près, ou comment retourner sa veste avec délicatesse...
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Ça fait plaisir de (enfin) retrouver cette équipe au plus haut niveau.
Ceci dit, finale magnifique, on en redemande. Vivement septembre, et en attendant on fera les noctambules devant la finale de la NHL.
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