mercredi 5 août 2009
par Robert Johanson (dessin) ainsi que Gary Romain et Marc-Olivier Reymond (texte)
On les avait pourtant prévenus... Mais les Nantais n’ont finalement pas mis longtemps à s’en apercevoir par eux-mêmes, Waldemar Kita est un fossoyeur de première. Avec ses acolytes Claude Robin et Christian Larièpe, qui avaient déjà sévi sous nos latitudes et qui avaient vidé le Lausanne-SportS de sa substance (si si, il en avait à l’époque), le trio infernal a réussi à faire de l’équipe au jeu le plus glamour des années 90 une formation grotesque de seconds couteaux surpayés. Pire encore, ils ont terminé le travail entrepris depuis des années à la Beaujoire : faire disparaître définitivement le centre de formation qui a longtemps été une référence mondiale.
Kita, Robin, Larièpe, c’est les Pieds Nickelés version football : trois incompétents au niveau de connaissance zéro, à la plus-value zéro, à la vision zéro. Des cravateux qui ne servent à rien, qui n’apportent rien. Et qui méritent que haine et mépris. Au moins, les Pieds Nickelés étaient drôles ; eux sont mesquins, malhonnêtes et dangereux, pour la survie d’un club s’entend.
Heureusement, Robin et Larièpe sont en passe de prendre la porte (selon Ouest France du 2 août) même si le président – pardon, le «sale Français», comme il aime qu’on l’appelle depuis la Suisse – a démenti l’information dans la foulée. Mais Kita – pardon, le «sale Polonais», comme il aime qu'on l'appelle depuis la France –, après avoir essuyé le refus d’à peu près tous les entraîneurs confirmés de France – dont l’immense Daniel Sanchez qui a préféré rester à... Tours –, a engagé une nouvelle buse. Gernot Rohr, non-content d’avoir manqué ses derniers passages à Ajaccio et Young Boys, est parti suicider une dernière fois sa carrière chez les Canaris. Le club n’avait connu que cinq coachs de 1960 à l’an 2000, et bien il en a vu passer dix depuis ! C’est une évidence, Kita ne connaît rien au football.
Remonté au forceps en L1 il y a deux saisons, le FCNA est arrivé à l’échelon supérieur avec de grosses ambitions. Fort d’un recrutement clinquant – Klasnic et son fameux «coup de rein» notamment –, les Nantais croyaient très fort à une place dans la première moitié du classement, voire plus si affinités. Pas de bol, Der Zakarian est viré avant même la fin du mois d’août et même la casquette magique d’Elie Baup ne peut rien faire pour remettre sur les rails le Titanic nantais. Et ne comptez pas sur le président Kita pour remobiliser un groupe en perdition, il serait capable de faire couler Alinghi au milieu du Léman.
A Lausanne, paraît-il – oui, on fait gaffe, on y met les formes, le Kita est juridiquement joueur –, Voldemort devait faire environ huit millions de bénéfice en matière de transferts chaque année pour faire «tourner» le club. Pour ce faire, le Vautour d’Or a mené une cinquantaine de transferts nébuleux. La justice a enquêté sur le club mais n’a rien trouvé. On n’apprend pas à un voleur à faire un hold-up. Kita a détruit un club de traditions, sabordé l’engouement des supporters qui vibraient pour le LS et torpillé le futur de jeunes footballeurs de la région qui auraient rêvé porter un maillot dont il a probablement déjà oublié la couleur.
Bref, l’image de Kita en est éternellement écornée. C’est bien parti pour faire pareil cette année à Nantes. Lesté de joueurs inutiles au salaire gargantuesque tels Ivan Klasnic, Jean-Jacques Pierre, Michael Gravgaard ou encore Stefan Babovic, nanti de comiques-troupiers tels Jérôme Alonzo, Claudiu Keserü, Ibrahim Tall et j’en passe, la Maison Jaune compte un effectif de près de 35 éléments ! Et même à 35, ils se font taper 4-0 par Troyes, récemment relégué en National, en Coupe de la Ligue... Décidemment, Kita ne connaît rien au football. «C’est un perdant», pour reprendre les termes du capitaine Frédéric Da Rocha en mai dernier.
Le grotesque de la situation actuelle de la formation de Loire-Atlantique ne s’arrête pas là. En conflit ouvert avec les supporters, qu’il n’hésite pas à défier d’un coup de nez, Waldemar Kita est la cible de banderoles l’incitant à se mettre divers objets bien profonds depuis un certain temps. Fatigués par ce climat plus que pesant, les joueurs et le staff n’ont rien trouvé de mieux que d’en faire de même en demandant par calicot interposé aux ultras de les «laisser bosser». Bonjour l’ambiance...

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Le truc terrible, c’est que l’ancien homme fort de la Pontaise semble ailleurs. Dans une lettre envoyée pour convaincre les abonnés de rester fidèles au club canari, il fait preuve d’un manque de lucidité assez effarant. Morceaux choisis, piqués sur le site Footnantais.com : «Cher abonné, le FC Nantes traverse depuis plusieurs années une crise d’identité. Personne ne reconnaît plus ce club ni cette équipe. Un désamour profond est né entre le public et le FC Nantes qui a vidé peu à peu le stade de la Beaujoire, découragé les observateurs, peiné les amoureux du FCN. (...) La crise économique mondiale a précédé une crise sportive nantaise. (...) Désormais place au jeu !» Ou le ramasseur de balle qui se fout du ballon... Sans passion ni amour-propre, ce maraudeur est en train de faire couler le club d’origine de Didier Deschamps, Marcel Desailly, Christian Karembeu ou Claude Makelele. «Kita» nous répéter, soyez vigilants supporters nantais.
Alors que le LS n’est toujours pas parvenu à refaire surface après huit ans de purgatoire, souhaitons à ce monument du foot français de se débarrasser au plus vite de Kita et de ses sangsues qui lui servent d’hommes de main. A défaut de le huer, le conspuer, le siffler, le bousculer ou le gifler, la rédac est heureuse de lui remettre

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Le Franco-Polonais se pose d’ores et déjà comme le grandissime favori de l’édition 2009. Allègrement détesté dans les deux pays où CartonRouge.ch compte la quasi-totalité de ses lecteurs, le pestiféré a cinq mois pour soulever encore plus la haine contre lui. On lui fait entièrement confiance, pour une fois.
Election du Pigeon d'Or de juillet – classement final
1. Waldemar Kita : 311 votes – 39.6 %
2. Johan Bruyneel : 110 votes – 14 %
3. Johan Vonlanthen : 105 votes – 13.4 %
4. Julian Esteban : 98 votes – 12.5 %
5. Dinara Safina : 91 votes – 11.6 %
6. Mathieu Bastareaud : 71 votes – 9 %
Nombre de votes : 786
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