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		<title>CartonRouge.ch: Derniers articles</title>
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		<description>Derniers articles toutes catégories confondues</description>
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			<title>CartonRouge.ch: Derniers articles</title>
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		<lastBuildDate>Tue, 15 May 2012 23:59:00 +0200</lastBuildDate>
		
		
		<item>
			<title>Période XVIII : 7 - 13 mai</title>
			<link>http://www.cartonrouge.ch/actualite/periode-xviii-7-13-mai/</link>
			<description>Des équipes ont été titrées, d’autres se sont rapprochées du sacre, certaines se sont sauvées, alors que des grandes équipes ont coulé. Mais ce que l’on retiendra de la semaine écoulée, c’est la promotion du FC St-Gall et de son buteur Scarione. Nan, je déconne.</description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style=" font-weight: bold;">Tops</h3>
<p style="font-weight: bold;">1. Falcao (Atlético Madrid) +25 points</p>
Le «Tigre» a rugi cette semaine et plutôt trois fois qu’une. Ses coups de pattes ont été décisifs. Il a inscrit un magnifique doublé en finale de l’Europa League pour scorer ses 29 pions en autant de matches dans la compétition européenne et conquérir un second titre consécutif en EL. Ce week-end, il a coulé d’un coup de tête l’insubmersible sous-marin jaune de Villareal en deuxième division espagnole à la 88e minute. <br /><br /><span style="font-weight: bold;">2. Robert Lewandowski (Borussia Dortmund) +20 points</span>
La maestria jaune et noire sur le rival bavarois peut être mise en évidence par le triplé plein d’opportunisme réussi par le Polonais en finale de la Coupe d’Allemagne. Quelle saison pour le Borussia pour un doublé exceptionnel.
<p style="font-weight: bold;">3. Vincent Kompany (Manchester City) +15 points</p>
Oui, Dzeko et Agüero furent les buteurs d’un finish d’anthologie en Angleterre, mais au moment où le titre se joue au goal-average, le capitaine émérite des Citizens porte une grande part de responsabilité dans la victoire des siens. Par sa combativité, son professionnalisme et son caractère, le Belge recueille les suffrages.
<p style="font-weight: bold;">4. Nenê (Paris SG) +12 points</p>
A lui tout seul, le Brésilien maintien l’infime espoir de titre pour le Paris SG. Un triplé aussi beau qu’inutile ? Sûrement. Mais au moins, l’individualiste brésilien sauvera sa saison en décrochant éventuellement le titre de meilleur buteur du championnat de France. Tout cela pour finir à Bâle dans quatre ans… je dis ça, je ne dis rien…
<p style="font-weight: bold;">5. Neymar (Santos) +10 points</p>
Le jeune prodige brésilien a emmené les siens vers un nouveau sacre. Neymar, auteur d’un doublé ce week-end, a conduit Santos vers une troisième couronne consécutive dans le championnat de l’Etat de Sao Paulo. En semaine, le Brésilien, convoité par le Real Madrid, Barcelone, Malaga, Paris SG, Manchester City, Chelsea, Anzhi, Terek Grozny, Malaga et le FC Prison La Tchaux, avait également inscrit deux buts pour la qualification de Santos en quart de finale de la Copa Libertadores contre Bolivar (8-0).
<p style="font-weight: bold;">6. Alessandro Del Piero (Juventus) +8 points</p>
La légende du club de la Vieille Dame quitte son club de cœur après 19 années de fidélité. Quelle plus belle sortie que d’inscrire un dernier but pour ses couleurs lors de sa dernière rencontre, le 291e au total. Un tir enroulé que seul «Il Pinturicchio» a le secret. Chapeau bas l’artiste. On devrait peut-être revoir Del Piero aux Etats-Unis.
<p style="font-weight: bold;">7. Gary Hooper (Celtic Glasgow) +6 points</p>
Un quintuplé de Hooper pour les Hoops lors de la victoire contre Heart of Midlothian (5-0), Histoire de fêter dignement un titre de champion d’Ecosse qui fuyait le Celtic depuis 2008. Et à la vue des soucis financiers des Rangers, leur règne devrait se perpétuer ces prochaines années.
<span style="font-weight: bold;">8. Mesut Özil (Real Madrid) +5 points</span>
Saison de tous les records pour le Real Madrid qui est le premier club européen à atteindre la barre symbolique des 100 unités avec 121 (!) buts marqués (plus de 3 buts par match). Lors de la victoire 4-1 contre Majorque, le jeune milieu de terrain allemand fut le joueur le plus en vue en inscrivant un doublé. Un tir enroulé astucieux du gauche dans le petit filet opposé et une reprise de volée du droite, panoplie technique parfaite. Il est certain qu’Özil et la Mannschaft seront des plus compétitifs dans moins d’un mois dans les contrées de l’Est.
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Ozil_05.jpg.jpg" height="200" width="267" alt="" /></p>
<p style="font-weight: bold;">9. Olivier Giroud (Montpellier) +4 points</p>
Loulou Nicollin en a bandé (il le dit lui-même !) en conférence de presse. Montpellier est tout proche d’un tout premier sacre au nez, à la barbe et au porte-monnaie des pétrodollars parisiens. Et comme les grands attaquants sont avant tout des joueurs au service du collectif, on saluera l’altruisme du buteur de Montpellier qui sert un caviar à la 94e minute à son collègue Äit-Fana pour le seul but de la partie contre le champion sortant lillois pour conserver trois longueurs d’avance sur le PSG. 21 buts et 12 passes décisives pour Olivier Giroud cette saison.
<p style="font-weight: bold;">10. Filippo Inzaghi (AC Milan) +3 points</p>
Un contrôlé orienté de la poitrine dont il a le secret, une frappe en pivot et les filets tremblent une dernière fois. Pippo Inzaghi, une autre gueule du football italien, a décidé de tirer le rideau. On profite ainsi pour rendre hommage à «l’homme qui est né hors-jeu» qui a inscrit 288 buts tout au long de sa carrière. On saluera également ses 3'542 hors-jeu, pas toujours sifflés (record mondial en attendant la révélation Gomis dans cet exercice). <br /><br /><span style="font-weight: bold;">11. Felipe Melo (Galatasaray) +2 points</span>
Galatasaray a été cherché un valeureux 0-0 de haute lutte face au rival de Fenerbahçe, dans le fameux Sükrü Saraçoglu qui n’a pas failli à sa réputation avec échauffourées sur (9 jaunes, 2 rouges) et en-dehors du terrain (36 blessés et malheureusement un mort). Mais ce que l’on retiendra ici, c’est le 18e titre décroché par la même occasion par Galatasaray, du non moins détesté Fatih Terim, le premier depuis 2008 grâce notamment à Felipe Melo. Le milieu récupérateur brésilien s’est fait l’auteur de 12 buts cette saison pour 13 avertissements tout de même. Mieux vaut avoir le «Pitbull» avec que contre soi…
<p style="font-weight: bold;">12. David Cobeño (Rayo Vallecano) +1 point</p>
Le gardien du Rayo Vallecano a sauvé son club de la relégation. Une victoire était nécessaire pour éviter la chute. Cobeño a dégouté les attaquants de Grenade et maintenu à flot son équipe avant que Tamudo n’inscrive un but que même Torres aurait marqué (il est sûrement hors-jeu) à la 92e minute par une tête dans le but vide. Une victoire 1-0 qui permet aux Madrilènes de rester en Liga pour deux petits points par rapport à Villareal.
<h3>Flops</h3>
<p style="font-weight: bold;">1. Joe Barton (Queens Park Rangers) –15 points</p>
Alors que l’équipe de QPR se défendait pourtant mieux que bien à l’Ethiad Pétrolus Stadium, Joe Barton pète une nouvelle fois les plombs. Un coup de coude à Tevez (bon d’accord, le taureau argentin aurait pu faire carrière dans le cinéma et aurait aussi mérité sa sélection pour son message adressé à Fergie), des insultes à plusieurs adversaires, avant de donner un joli coup de genou dans le dos de Agüero, garnissent le tableau. Le bad boy du football anglais n’a pas manqué sa sortie. Le coup de grâce aurait été de voir Bolton mettre un 3e pour la forme contre Stoke et reléguer QPR. Toutefois, les grands pontes de la FA l’ont dans le viseur, il risque de prendre 10 matches. 
<p style="font-weight: bold;">2. Marton Fülöp (West Bromwich Albion) –10 points</p>
Ben Foster, déjà fortement limité, n’a pas trop de soucis à se faire. Sa doublure à West Bromwich Albion, Marton Fülöp, a fait un flop et porte une grande responsabilité dans la défaite des siens face à Arsenal (2-3). Il aura grandement contribué à la 3e place arrachée par les Gunners ce week-end. Un contrôle complètement manqué, laisse Benayoun ouvrir le score dans le but vide, avant de boxer le ballon directement sur Koscielny qui inscrit le 3-2, pour une victoire précieuse d’Arsenal. Est-ce qu’il chercherait à plaire à Arsène toujours en quête de gardiens de qualité ? 
<p style="font-weight: bold;">3. Cédric Hengbart (Auxerre) –5 points</p>
32 années après son accession en première division française, l’équipe chère à Guy Roux plonge dans une obscure Ligue 2 aussi excitante que le championnat national de lancer du poids féminin en Lituanie. Deux défaites en une semaine, la relégation était consommée. Quatre buts concédés dont trois en neuf petites minutes de jeu contre Bordeaux lundi passé et trois autres au Vélodrome dont un par le joueur de football le plus obèse en activité <span style="font-style: italic;">(ndlr : Ronaldo ne joue plus) </span>ont rendu caduques les chances de maintien des Bourguignons. Loin de moi l’envie d’épingler Grichting en capitaine courage d’un navire en perdition, le choix se porte sur le latéral Cédric Hengbart qui a encore la tête qui tourne de tous les débordements subis.]]></content:encoded>
			<category><cattitle>Crampon Rouge</cattitle><cuid>173</cuid></category>
			
			<author>info@cartonrouge.ch</author>
			<pubDate>Tue, 15 May 2012 23:59:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>L’apothéose</title>
			<link>http://www.cartonrouge.ch/actualite/lapotheose/</link>
			<description>Le Borussia Dortmund a réussi le premier doublé Coupe – championnat de son histoire plus que centenaire en atomisant le Bayern Munich 5-2 en finale de la Coupe d’Allemagne. C’est le couronnement de la saison triomphale d’une équipe touchée par la grâce et qui règne désormais sans partage sur l’Allemagne. Battu pour la cinquième fois consécutive par le BVB, le Bayern devra compter sur la Ligue des Champions pour sauver sa saison.</description>
			<content:encoded><![CDATA[«Wir machen Berlin schwarz gelb», avaient promis les dirigeants du Borussia Dortmund. Et ils ont tenu parole ; dès l’arrivée à la gare, un panneau monté sur une camionnette indique «désolé Paris mais Berlin est la ville de l’amour». Et il était uniquement fait référence à l’amour pour le club, rien d’autre, même si j’ai passé la moitié du week-end à trimballer une immense banane gonflable. Dès le vendredi, une véritable marée jaune déferle sur la capitale. Le BVB a investi la Gedächtniskirche pour y installer une place entièrement dédiée au club, avec scène, fan shop et bars. Entre le vendredi soir et le samedi après-midi, on y a passé pas mal d’heures à chanter debout sur les bancs au milieu du peuple dortmundois. Face à cette déferlante jaune et noire, les supporters du Bayern Munich se font bien discrets. Il faut dire que le Borussia Dortmund est moins habitué aux finales de la DFB-Pokal que son adversaire, seulement quatre disputées avant celle de samedi, la dernière en 2008 (perdue contre le Bayern), et deux remportées (la dernière en 1989 contre le Werder Brême).
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Berlin6.jpg.jpg" height="203" width="270" alt="" /></p>
<h3>Le rouleau compresseur</h3>
Une semaine avant la finale de la Ligue des Champions, le Bayern n’a pas l’intention de brader la rencontre, question de suprématie nationale. Après avoir laissé filer le titre à deux reprises du côté de Dortmund et concédé quatre défaites de suite contre le Borussia, l’heure est à la revanche. Avant le match, le président Uli Hoeness a affirmé que les deux finales sont aussi importantes l’une que l’autre (curieusement, le discours changera après le match). D’ailleurs, le Rekordmeister aligne une équipe sur le papier plus forte que celle qui affrontera Chelsea puisque là l’entraîneur Jupp Heynckes n’a aucun suspendu à déplorer. Il aurait peut-être mieux valu car c’est l’un des futurs suspendus de l’Allianz Arena, Luiz Gustavo, qui va précipiter la défaite bavaroise avec une affreuse passe en retrait qui permet à Kuba de servir Shinji Kagawa pour l’ouverture du score. On jouait depuis moins de trois minutes et le rouleau compresseur jaune et noir était lancé. Rien ni personne ne pourra l’arrêter, pas plus l’égalisation d’Arjen Robben sur penalty que la sortie sur blessure du gardien Roman Weidenfeller.
<h3>Comme dans un rêve</h3>
Le BVB va reprendre l’avantage sur un pénalty, pas franchement une spécialité du club puisque sur les 147 buts inscrits lors des deux récentes Meistersaison, seul un l’a été sur un pénalty. D’ailleurs, Mats Hummels, l’ancien junior du Bayern Munich, qui ne lui a jamais donné sa chance, ne le tire pas très bien. Mais Manuel Neuer est bien moins inspiré que lors de la séance de tirs au but contre le Real à Madrid et sa main n’est pas assez ferme pour faire autre chose que détourner le ballon dans ses propres filets. L’ancien portier de Schalke 04 ne sera guère plus heureux juste avant la pause, déviant à nouveau dans son but un tir de Robert Lewandowski, bien lancé par une géniale passe à l’aveugle de Shinji Kagawa, pour son dernier match sous les couleurs du BVB. La deuxième mi-temps se déroulera comme dans un rêve, Robert Lewandowski inscrira le numéro quatre après un contre rondement mené par Shinji Kagawa et Kevin Grosskreutz. Le Bayern réduira le score sur un superbe exploit personnel de Franck Ribéry mais sans remettre en question le succès dortmundois. Au contraire, une bévue de Neuer permettra à Lukasz Piszczek de centrer pour Robert Lewandowski qui clôturera la fête de tir de la tête.&nbsp; 
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Berlin.jpg.jpg" height="189" width="270" alt="" /></p>
<h3>Surclassés </h3>
Cette victoire, on en avait rêvé mais on n’aurait jamais imaginé un score d’une telle ampleur. Après le match, les joueurs ont enfin droit au tour d’honneur qui leur avait été refusé par l’envahissement du terrain après la remise du Meisterschale la semaine précédente. On reste près d’une heure dans le stade après le coup de sifflet, histoire de savourer ces moments historiques et magiques dans le cadre toujours grandiose de l’Olympiastadion berlinois. La communion entre joueurs et supporters est totale, une forme d’aboutissement. Le BVB n’a pas dominé ni territorialement ni en terme de possession de balle, loin s’en&nbsp; faut. Par contre, du côté bavarois, il n’y avait pas de vitesse, pas d’imagination, c’était stéréotypé et guère dangereux. A l’inverse, sur chaque accélération dortmundoise la défense du peut-être futur champion d’Europe était à l’agonie, complètement dépassée par la vitesse et la virtuosité jaunes et noires. 
Le Borussia était animé d’une telle confiance qu’on a rapidement eu l’impression qu’il ne pouvait rien lui arriver, qu’il pouvait accélérer quand et comme il le voulait pour déborder la défense bavaroise. Les joueurs munichois, Schweinsteiger et Lahm en tête, se montreront particulièrement mauvais perdants, frustrés d’avoir été surclassés pour la cinquième fois d’affilée par un adversaire beaucoup trop fort pour eux. Karl-Heinz Rummenigge s’est montré plus classe, en admettant que le Bayern n’était clairement plus le numéro un en Allemagne. Le Rekordmeister devra se rabattre sur la moins relevée Ligue des Champions pour éviter une deuxième saison blanche de suite. Offensivement, Chelsea n’a peut-être pas la même puissance de feu que le BVB ; par contre, défensivement, ils vont poser le même genre de problème aux Bavarois et si ceux-ci commettent autant d’erreurs défensives que samedi, ils vont au devant d’une immense désillusion.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Berlin3.jpg.jpg" height="191" width="270" alt="" /></p>
<h3>Tage wie diese</h3>
Après avoir quitté l’Olympiastadion, on n’était pas encore au bout de nos émotions. Après un nouveau passage à la Gedächtniskirche pour quelques heures de chants supplémentaires et une très courte nuit de sommeil, c’était le retour sur Dortmund pour la Meisterfeier. Entre 200'000 et 300'000 fans célébreront leur équipe qui défile sur un camion avec le Meisterschale et la DFB-Pokal. Quand on arrive, il y a déjà tellement de monde que les rues sont fermées et la Borsigplatz, lieu de fondation du club et centre névralgique des célébrations, n’est plus accessible. J’arrive toutefois à déjouer les contrôles de sécurité en me cachant derrière une ambulance pour débarquer au milieu d’une pure folie, les fans sont perchés dans les arbres pour voir passer leurs héros. Après quelques tournées offertes dans un bar de la place à des vieux alcolos du coin, on finira ces trois jours de fête mémorables au Bierhaus Stade, lequel ne désemplira pas jusqu’au bout de la nuit, même si l’on était dimanche soir. Roman Weifenfeller, manifestement remis de sa blessure, lance les chants derrière le bar. La sono diffuse presque en boucle ce qui restera, avec le «ein Schuss, kein Tor, die Bayern», le tube du week-end, le «Tage wie diese» de Toten Hosen. C’est sûr que ces jours durant lesquels notre club favori a écrit les plus belles pages de ses 103 ans d’existence, on ne va pas les oublier.
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Berlin4.jpg.jpg" height="203" width="270" alt="" /></p>
<h3>Borussia Dortmund – Bayern Munich 5-2 (3-1)</h3>
<strong>Olympiastadion,</strong> 75’708 spectateurs (guichets fermés).
<strong>Arbitre :</strong> M. Gagelmann.
<strong>Buts :</strong> 3e Kagawa (1-0), 25e Robben (pénalty, 1-1), 41e Hummels (pénalty, 2-1), 45e + 1 Lewandowski (3-1), 58e Lewandowski (4-1), 75e Ribéry (4-2), 81e Lewandowski (5-2).
<strong>Dortmund :</strong> Weidenfeller (34e Langerak); Piszczek, Subotic, Hummels, Schmelzer; Gündogan, Kehl; Blaszczykowski ((84e Perisic), Kagawa (81e Bender), Grosskreutz; Lewandowski.
<strong>Bayern :</strong> Neuer; Lahm, Boateng, Badstuber, Alaba (69e Contento); Luiz Gustavo (46e Müller), Schweinsteiger; Robben, Kroos, Ribéry; Gomez.
<strong>Cartons jaunes :</strong> 23e Weidenfeller, 51e Badstuber, 70e Schweinsteiger, 83e Hummels.
<strong>Notes :</strong> Dortmund sans Koch (convalescent), le Bayern privé de Breno (blessé).]]></content:encoded>
			<category><cattitle>Allemagne</cattitle><cuid>7</cuid></category>
			
			<author>julien.mouquin@cartonrouge.ch</author>
			<pubDate>Tue, 15 May 2012 15:17:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Voir Helsinki et mourir</title>
			<link>http://www.cartonrouge.ch/actualite/voir-helsinki-et-mourir/</link>
			<description>La Suisse n’ira donc pas en quart de finale des Championnats du monde de hockey sur glace 2012. Les joueurs et l’entraîneur se sont complètement plantés et aucune excuse ne sera accordée à ceux dont l’histoire retiendra qu’ils ont été battus pas la France. Il ne nous reste donc plus que nos bouches pour râler. Et ça tombe bien, puisque c’est encore ce que CartonRouge.ch fait de mieux. Petit bilan à chaud d’une compétition ratée.</description>
			<content:encoded><![CDATA[Et dire que la non-qualification n’est même pas ce qui est le plus décevant dans cette sordide histoire ! Il faudrait en effet être bien prétentieux pour s’offusquer de terminer un tournoi derrière des nations comme le Canada, les Etats-Unis, la Finlande et la Slovaquie, toutes intrinsèquement supérieures à notre équipe nationale, aussi talentueuse que sa cuvée 2012 puisse être. Contrairement à ce que la presse romande a laissé entendre dernièrement plus souvent qu’à son tour, finir à l’une des quatre premières places de ce groupe H n’aurait pas constitué «la moindre des choses», mais bien une performance remarquable. Néanmoins, l’excellente mais vaine résistance de notre Nati contre le champion du monde finlandais, puis surtout contre un Canada composé quasi entièrement de joueurs évoluant dans la Ligue nationale, laissait supposer qu’une participation aux quarts de finale n’était en aucun cas un objectif utopique. Malheureusement, les promesses nées de ces belles prestations ont été tuées dans l’œuf par une défaite inadmissible contre la France, l’ennemi honni. Une nouvelle fois, l’impression prédomine que notre équipe nationale a causé sa propre perte en s’avérant incapable d’assumer son statut de favori.
Tout n’a pourtant pas été à jeter durant ce tournoi. La Suisse a impressionné en faisant jeu égal avec des grandes nations du hockey, enchaînant des mouvements de jeu magnifiques dans des situations de pression adverse intense. Le duo Damien Brunner - Kevin Romy s’est notamment distingué à plus d’un titre : l’incroyable passe du patin de ce dernier pour son compère à un moment crucial du match contre la Finlande aurait pu changer la destinée de l’équipe nationale si le meilleur joueur de notre championnat avait gagné son face-à-face avec Kari Lehtonen. A l’image de cette action rondement menée, c’est finalement la capacité de conclure qui aura fait défaut à nos attaquants. Encore et toujours la même rengaine.
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Seger_Nati.jpg.jpg" height="194" width="270" alt="" /></p>
<h3>(La plupart des) attaquants à la rue</h3>
Mais est-ce finalement si surprenant que cela ? L’entraîneur Sean Simpson a sélectionné et conféré de grandes responsabilités offensives à des joueurs en manque total de réussite. Prenons par exemple la fameuse «Ligne NHL» (© RTS) composée de Nino Niederreiter, Andres Ambühl et Roman Wick. Séduisante durant les derniers matches de préparation, elle est passée complètement à travers les vraies échéances, au point que le jeune attaquant des New York Islanders a fini le tournoi rétrogradé dans la checking-line. Cette ligne besogneuse est habituellement vouée à effectuer des tâches défensives, à l’image de celle dans laquelle il a évolué durant toute la saison avec son équipe de NHL et avec qui il a inscrit un seul misérable point pour un +/- de -29. Pas vraiment le profil du sauveur. De son côté, Wick sort d’une saison moyenne et n’a pas su être décisif en play-off avec Kloten. Quant à Ambühl, son excellente forme durant les séries a mené son équipe au titre mais n’a manifestement pas suffi à galvaniser ses coéquipiers.
Et pour le reste ? Ça ne casse pas non plus des briques. Malgré son étiquette de buteur, Matthias Bieber n’a trouvé que neuf fois le chemin des filets cette année, Trachsler, avant tout un joueur à vocation défensive, n’a dans sa carrière jamais passé la barre des 10 buts sur une saison, Rüthemann a disputé son moins bon championnat depuis des lustres et Benjamin Plüss est un néophyte isolé de ses coéquipiers fribourgeois blessés. Même si on est toujours plus intelligent après, le choix de Simpson de se passer de jeunes prometteurs tels que les Bernois en pleine bourre que sont Pascal Berger et Joel Vermin, de l’excellent Davosien Gregory Sciaroni, de la révélation zurichoise Luca Cunti, voire du toujours efficace Daniel Steiner peuvent laisser perplexe. De même, on regrettera la sous-utilisation de Thibaut Monnet, pourtant décisif à plus d’un titre dans le sacre des ZSC Lions. Au final, les seules satisfactions offensives seront venues de joueurs ayant fait une très bonne saison en club : Damien Brunner, Kevin Romy, Simon Moser, et le jeune Denis Hollenstein, pétri de talent et de culot et pourtant à deux doigts d’être renvoyé au pays par l’entraîneur canadien lors du dernier cut de sélection.
<h3>(Toute) la défense à la rue</h3>
Après les malheurs offensifs, le marasme défensif. La seconde grosse contre-performance de la sélection nationale réside bien sûr dans le comportement de ses défenseurs, dont pas un seul ne sera sorti du lot au sens positif du terme. Evidemment, la déception est d’autant plus forte que les renforts de NHL que sont Mark Streit, Luca Sbisa et Roman Josi étaient attendus au tournant. Le premier nommé n’a pas su faire parler ses indéniables qualités offensives et d’organisation du jeu alors que le second est passé complètement à côté de son tournoi, multipliant les errements et les pénalités stupides. Quant au troisième, son arrivée tardive aura surtout profité à Tatar, le bien mal nommé attaquant slovaque. Sans vouloir accabler ce pauvre Josi, était-ce vraiment un cadeau de la part de Sean Simpson de lui demander de rejoindre un groupe au terme d’une saison harassante, la première pour lui à un tel niveau ? A part casser la dynamique du groupe et contraindre Mathias Seger à jouer aux attaquants pour faire le nombre, le choix de Simpson n’aura servi absolument à rien puisqu’il apparaît comme évident que le problème de nos défenseurs était plus d’ordre organisationnel que causé par un déficit de joueurs talentueux. En effet, en dépit d’un excellent match contre le Canada, l’arrière-garde helvétique a été à la ramasse avec une régularité remarquable, le sommet du ridicule ayant été atteint lors du match contre la France lorsqu’elle a trouvé le moyen de céder trois fois en infériorité numérique. Que reste-t-il de cette remarquable organisation défensive qui avait assuré les succès de la Nati sous la houlette de Ralph Krueger ?
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Simpson_theorie.jpg.jpg" height="185" width="275" alt="" /></p>
<h3>La faute à Simpson ?</h3>
En manquant pour la seconde année consécutive les quarts de finale des Championnats du monde, Sean Simpson est en train d’échouer dans ses fonctions à la tête de l’équipe de Suisse. Ce constat est très embêtant, car voir jouer la sélection nationale n’a jamais été aussi intéressant que depuis l’arrivée de l’ancien coach des ZSC Lions. En alignant les performances de choix – certes pas toujours ponctuées d’une victoire – contre des cadors du hockey mondial, la Suisse semble avoir bien progressé par rapport à l’époque de Krueger où elle construisait ses exploits autour d’un jeu de contre-attaques basé exclusivement sur la défense et l’espoir d’un grand match de son gardien. Et pourtant, quel est le sens de faire jeu égal avec des stars de la NHL si c’est pour ensuite devoir courber l’échine devant la France ? A une époque où le hockey helvétique semble ne jamais s’être aussi bien porté et où de plus en plus de ses joueurs font le choix de traverser l’Atlantique pour tenter leur chance au plus haut niveau, notre sélection nationale se complaît dans le ventre mou des nations du hockey, laissant des sélections traditionnellement jugées plus faibles comme la France, la Norvège, l’Allemagne ou la Lettonie menacer dangereusement sa position dans la hiérarchie mondiale. Le hockey suisse ne peut pas se permettre de se reposer sur des lauriers tressés à la va-vite. Malgré tous ses progrès, la Suisse n’est désormais plus la seule nation désireuse de s’approcher du top-7. Elle doit se remettre en question, et vite. 
<strong><em>Photos Pascal Muller, copyright </em></strong><link http://www.mediasports.ch><strong><em>www.mediasports.ch</em></strong></link> ]]></content:encoded>
			<category><cattitle>Mondiaux</cattitle><cuid>122</cuid></category>
			
			<author>info@cartonrouge.ch</author>
			<pubDate>Mon, 14 May 2012 16:02:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Fusion Red Ice – Sierre : méconduite de match</title>
			<link>http://www.cartonrouge.ch/actualite/fusion-red-ice-hc-sierre-meconduite-de-match/</link>
			<description>La fusion capotée entre les claudiquant HC Sierre Soleil d’Anniviers et les verdoyants Rouge-Glace de Martigny a bien occupé le petit monde du hockey valaisan pendant le carnaval cantonal. A défaut de faire avancer le palet dans la direction escomptée par l’improbable futur directoire russo-octodurien-salquenard (!), cette idée de fusion a au moins eu le mérite de soulever quelques questions pertinentes sur lesquelles ont planché nombre de professeurs ès hockey afin de définir le «business model» le plus approprié pour le futur Gottéron «valaisan». Puisque le FC Sion ne fait rire plus personne, Carton Rouge a décidé de disséquer cette proposition de fusion dont certains aspects furent aussi burlesques qu’un dossier de reprise du Servette par un mystérieux Tchétchène. Alors, mettez casque et protège-dents, car ça va frotter dans les bandes.</description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Supériorité numérique</h3>
L’idée de fusion entre les deux clubs à nonante-sept pourcents francophones (les brise-cailloux de Varen étant exclus) ne date pas d’aujourd’hui. En 1995, une vague idée de tutelle du HC Martigny sur le hockey valaisan avait vu le jour grâce à une initiative totalitariste du phénoménal René Grand et du vacher Jean-Marie Fournier. Inutile de dire que sous la houlette de ces lascars, le projet de fusion suivit la même trajectoire qu’un missile nord-coréen. Toutefois, comme en Valais on aime prolonger les apéros pour vraiment «aller au fond des choses», certaines têtes bien intentionnées (Nazhikin-Epiney-Cina-Polli-Maret et autre GrandZero) courageusement décidèrent de bodychecker cette fameuse idée reçue made in Valais : «touche pas à mon clocher !». N’en déplaise aux supporters locaux de mauvaise foi(e), certains arguments en faveur de ce rapprochement «je t’aime moi non plus» auraient pu tenir la route, même avec 1.5‰&nbsp; dans le sang. &nbsp;<br /><br />En effet, deux clubs bas-valaisans en Ligue B, ça fait beaucoup et peu à la fois : beaucoup de ressources financières (autour des 5 millions de francs) et de brassages administratifs pour, au final, produire relativement peu de matchs spectaculaires et surtout, pour n’avoir que peu de chance de décrocher une finale de play-off contre les dépressifs de Van Boxmeer. En divisant leurs ressources financières, les deux club «bas-valaisans» peuvent difficilement prétendre jouer les premiers rôles en championnat en comptant sur un amalgame d’honnêtes joueurs de Ligue B et d’un duos d’étrangers, certes expérimentés, mais au bout du rouleau à force de se taper des shifts «Strauss-Kahniens» sur les patinoires suisses. <br /><br />En plus, avec un bassin de population de 175’000 pelés, en incluant La Sage et «ceux» de l’Alpage de Mandelon, ni Sierre ou Martigny ne peuvent espérer remplir leur patinoire et tiroir-caisse un mardi soir du creux de janvier, «à moins d’un recrutement tip top parfait», ajouterait Jean-Daniel Epiney en bombant le torse. Et pour compliquer l’équation du hockey valaisan, la plupart des grandes entreprises des districts du Centre se font siphonner leur budget de sponsoring par le mégalo du FC Sion, ce qui rend la marge de manœuvre des comptables des Jaunes et des Reds aussi étroite que la route qui monte au Sanetsch.&nbsp; &nbsp;<br /><br />Donc à défaut d’une belle patinoire chauffée à 7’000 places, il serait pas saugrenu de mettre l’actif des instigateurs du projet cette idée de consolider les budgets (2 x 2,5 = 4 millions en maths modernes valaisans) et de rationaliser certains frais d’exploitation (coûts de dératisation des vestiaires du Graben et de gonflage des pneus de la Zamboni). 
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Epiney.jpg.jpg" height="190" width="275" alt="" /></p>
<h3>Chèvres + Lions = Ligue A ?</h3>
A part ces arguments «bassement» financiers, on pourrait également donner une certaine crédibilité à l’idée de sélectionner les meilleurs joueurs des deux clubs et construire un groupe plus performant pour titiller les suicidaires lausannois dans la conquête du Graal. Certes, les mauvaises langues auraient tôt fait de détruire ce postulat car si à Sierre il ne restait que la pive Wesley Snell et le carbonisé Derek Cormier en tête de gondole, on commence à voir la limitation de ce mariage forcé. <br /><br />Par contre, les différents mouvements juniors auraient pu judicieusement bénéficier de cette fusion en se dotant de moyens financiers et techniques supérieurs pour générer des effectifs suffisants et compétitifs dans un futur proche. Et à moyen terme, ce regroupement aurait permis de conserver les futurs Bezina et autres Thibaut Monnet plus longtemps dans la patrie des seuls grands vins suisses et ne plus céder ces talents à des clubs suisses allemands dont CartonRouge.ch vous a honteusement rabâché la suprématie sur les pauvres Poulidors romands. <br /><br />Au final, cette fusion aurait pu créer un club plus ambitieux qui n’aurait certainement pas eu trop de soucis à se maintenir en Ligue B, surtout avec des adversaires risibles comme le HC Desmarais. Et en instaurant une ambition sportive «mesurée» dans ce nouveau club, certains rêveurs ont même prétendu qu’on pourrait conquérir la Ligue A dans 3 à 5 ans… Car il ne faut pas rêver, une équipe valaisanne en Ligue A avec un budget à plus de 10 millions, ça le fera ensemble ou ça ne se fera pas. Sierre peut continuer de rêver à son passé en LNA mais il est bien loin le temps où l’on pouvait grimper sur la caissette à vendanges pour voir le match à l’œil.<br /><br />Bon, convaincus par cette proposition de fusion aussi bien ficelée qu’une initiative débile de Franz Weber ? Ben pas vraiment. 
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Martigny_ensemble_275.jpg.jpg" height="186" width="275" alt="" /></p>
<h3>Mort subite</h3>
Le projet de fusion est parti du plus mauvais coup de patin avec une communication éclair et caricaturale se focalisant surtout sur le pourquoi du comment ainsi que l’actionnariat du futur club plutôt que sur un projet sportif solide sur le long terme, léché aux détails près. Et comme cette information fut fort mal relayée par la Pravda cantonale et par son porte-bouteille, oh pardon, porte-parole, René Grand, les initiateurs du projet n’ont pas pu bénéficier du rôle catalyseur des médias pour revendre la marchandise. Donc en communiquant tel un Merz empêtré dans le cambouis d’un Grippen, les ambitieux «comploteurs» ont laissé au bord des gradins les incandescents supporters ébahis par un projet approximatif, et de toute manière, à l’oppose de leur folle loyauté. Et déjà que les Dark Sun et Red Lions ne pouvaient que peu se piffrer (euphémisme valaisan), il n’en fallut guère plus pour que les Maret et cie se mettent à dos les ex-futurs spectateurs de ce nouveau club dont on ne connaissait même pas la couleur des maillots… mais où allait-on ? <br /><br />En fait, les défenseurs de ce contestable rapprochement ont oublié que leur proposition n’était pas une évolution naturelle pour le hockey franco-valaisan, mais en fait une révolution dans ce milieu très sensible aux mésalliances inter-villageoises ! On va pas faire du Rilke ici, mais les comploteurs ont vérifié que l’héritage sportif de ces deux clubs pouvait rapidement se transformer en un trésor émotionnel que les supporters défendraient par tous les moyens, quitte à manifester silencieusement durant les finales de promotion au Forum ou à se mobiliser pour une factice assemblée à Sierre.&nbsp; 
<h3>Fusionnons, moi non plus !</h3>
<p class="align-left"><br />Quand on fusionne, vaudrait mieux le faire avec un partenaire en tout cas aussi fort que soi, mais sûrement pas avec un club sans le sous ou vide de joueurs d’exception, bref un club dont même Pierre Hegg ne voudrait pas. En fait de fusion, ce projet déguisait une absorption du HC Sierre avec une répartition «équitable» du capital-actions façon Jean-Marie Fournier, 70/30 en faveur des actionnaires russo-bas-valaisans ! On savait les ex-dirigeants sierrois peu intéressés par les soussous ces derniers temps, mais n’est pas le Sylvio Bernasconi du pauvre qui veut.</p>
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Sierre_nul.jpg.jpg" height="188" width="275" alt="" /></p>
<p class="align-left">A côté de ce leurre actionnarial, le timing de cette annonce fut aussi approprié que les calamiteuses actions en justice du Sieur Constantin. Aucun des deux clubs n’était administrativement ou sportivement prêt pour annoncer leur ban de mariage à mi-février. En fait, cette petite bombe arrivait comme une canne dans les patins pour les joueurs des Red Ice qui devaient se focaliser uniquement sur l’obtention de leur promotion sur les glaces savonneuses de 1ère ligue. Ce faux timing contribua à l’énervement justifiable des supporters des deux bords car l’idée fusionnelle constituait en réalité un larcin à visage découvert. A Martigny, on leur volait une promotion préparée depuis 4 ans et bâtie sur une originale campagne marketing de reconquête des supporters locaux et à Sierre, on leur volait «simplement» leur club, en déménageant matchs et directoire du côté de la Bâtiaz.&nbsp; </p>
<h3>Bon, on fait comment alors ?</h3>
Et la solution me direz-vous ? Pas facile et c’est pour cela qu’on ne peut pas blâmer le consortium octodurien d’avoir maladroitement tenté sa chance. Un élément qui pourrait faire aboutir cette fusion serait la prise en main de cette fusion hypothétique par une personnalité rassembleuse (Constantin, Jean-Marie Fournier ?... non, là je rigole), bref un Federer valaisan qui pourrait combiner les énergies et points de vue hyper-bornés. Une autre piste pour faciliter un rapprochement serait de construire un temple du hockey au Vieux-Pays pour donner au projet un point d’encrage sur lequel les supporters pourraient s’accrocher comme à un symbole de l’ambition du hockey valaisan à moyen terme. <br /><br />Mais vu qu’en Valais on veut faire les choses à notre manière, je prédis qu’il faudra voir couler beaucoup d’eau sous les ponts du Rhône avant qu’on aperçoive cinq maillots 13 étoiles virevolter dans la PostFinance Arena. Dommage !&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
<span style="font-weight: bold;"><span style="font-style: italic;">Photos Pascal Muller, copyright www.mediasports.ch</span></span> ]]></content:encoded>
			<category><cattitle>Ligue B</cattitle><cuid>18</cuid></category>
			
			<author>info@cartonrouge.ch</author>
			<pubDate>Sun, 13 May 2012 23:42:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Frustrant !</title>
			<link>http://www.cartonrouge.ch/actualite/frustrant/</link>
			<description>Défaite de la Suisse samedi contre la France 4 à 2 dans un match qu’elle ne pouvait pas perdre. Mais s’il n’y avait que ça... S’il est amusant de voir les mêmes journalistes, qui quelques jours auparavant tenaient des belles théories comme quoi le fossé entre la Suisse et les grandes équipes s’était beaucoup comblé, essayer d’expliquer une nouvelle défaite contre une équipe moyenne, la médiocre prestation de l’équipe de Suisse n’est pas la seule source de frustration que ces Championnats de monde créent chez un passionné de hockey sur glace. </description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>1. Indifférence</h3>
J’arrivais en catastrophe au restaurant de la patinoire de Monthey afin de voir la fin du match Suisse-France pour découvrir à ma surprise que les téléviseurs n’étaient même pas allumés. Ici, aux sources de la carrière de Goran Bezina, issu du mouvement junior du HC Monthey (et subsidiairement point de départ de la carrière de journaliste de l’ex-reporter de Radio Chablais, Laurent Bastardoz), indifférence criante au sort de l’équipe nationale à ces Championnats du monde. Et une fois la <span style="font-style: italic;">RTS </span>à l’écran, j’ai eu juste le temps de voir le tournant du match à la 46ème : un arrêt superbe de l’épaule de Huet déviant un tir de Monnet sur la latte et puis ce choc de ce même Goran Bezina avec le pauvre Guttig, qui fut sanctionnée par une pénalité de 5 minutes et méconduite de match. Vous connaissez la suite de l’histoire : 2 buts décisifs des Français pendant la supériorité consécutive, des Suisses au contraire impuissants pendant plusieurs minutes à 5 contre 4, puis à 5 contre 3, en toute fin de match, et la défaite cinglante. Mais dans cette indifférence générale, mérite-t-on mieux ? Soupir. 
<h3>2. L’arbitrage</h3>
<p class="align-left"><br />Même si la Suisse ne devait jamais arriver au troisième tiers avec un score nul de 2-2, c’est une mauvaise décision arbitrale qui coûte en définitive le match aux Helvètes. En regardant les images au ralenti, Goran Bezina joue le puck, qu’il touche d’ailleurs en même temps que le joueur français avant de le renverser sur son passage. Pour moi, comme il jouait – comme le Français – le puck, on ne peut pas parler de charge, a fortiori pas de charge contre la tête. Doit-il éviter de toucher le puck simplement parce que Guttig a baissé (de manière un peu irresponsable) la tête ? C’était une course au puck, et chacun y est arrivé au même moment. Il s’agit d’un choc inhérent au sport du hockey sur glace, et non une charge du défenseur suisse. Si c’est Goran qui avait été plus petit, avec la tête baissée, et qu’il avait fini KO, est-ce que le Français aurait-il mérité une pénalité de match ? Je ne suis donc absolument pas d’accord avec l’analyse de Massy, qui d’ailleurs fait preuve de partialité en défendant ses collègues arbitres. Ce choc ne méritait même pas deux minutes. Et absence totale de remise en question de cette décision par nos commentateurs et consultants. Soupir. <br /><br />Je ne suis pas un fan particulier de Bezina, mais cette injustice m’énerve, de plus que la passivité de notre presse suisse et les bêtes insultes à son égard sur les différents sites sportifs. </p>
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Bezina-270.jpg.jpg" height="182" width="270" alt="" /></p>
<p class="align-left">La qualité relativement médiocre et très inégale des arbitres de la IIHF est d’ailleurs un problème depuis assez longtemps ; ce n’est pas pour rien que lors des finales olympiques USA-Canada en 2002 et 2010, les deux équipes ont exigé que les arbitres soient des arbitres ... canadiens de la NHL.<br /><br />Posez d’ailleurs la question à la «Mule» Johan Franzen, star de l’équipe suédoise, de ce qu’il pense de l’arbitrage. Lors du match contre la Russie vendredi, il a été victime d’un coup avec la pointe du défenseur russe Yemelin, qui aurait dû être sanctionnée d’une pénalité de match au premier tiers. Puis un peu plus tard au 2ème tiers, ce même Yemelin qui ne devait plus être là s’est écroulé devant son propre but, tel un footballeur italien des grandes années, médusant par sa triste simulation les arbitres qui pénalisèrent Franzen de 2 minutes. Ce fut le tournant du match, car sur le power-play suivant, les Russes revinrent à 3 à 2 et remportèrent la rencontre 7 à 3. Pour compléter le tableau, Franzen fut victime d’un cross-check dans le visage, lui cassant son nez, par un autre artiste russe, Kalinin, qui fut renvoyé aux vestiaires. Le fait que Yemelin et Kalinin soient suspendus respectivement pour un et trois matchs de suspension fera une belle jambe au joueur des Red Wings, qui doit espérer secrètement rejouer contre les Russes en finale. Car la vengeance est un plat qui se mange froid.</p>
<h3>3. La couverture des matchs entre les grandes équipes</h3>
Depuis toujours, les beaux Canada-Finlande et autre Russie-Suède du premier tour ne sont pas retransmis par la <span style="font-style: italic;">RTS</span>. Voici la question que j’ai posée sur le blog de <span style="font-style: italic;">RTS</span>, qui reprend les interrogations et frustrations de nombreux téléspectateurs :<br /><br /><span style="font-style: italic;">La télévision suisse italienne (RSI 2) montre ce soir en direct le prometteur match Canada-Finlande. Comment se fait-il que la télévision suisse romande (RTS) montre uniquement les matchs de la Suisse du premier tour, mais jamais les chocs des grandes équipes ? Considérez-vous que le public romand est uniquement fan de la Suisse, mais pas fan de hockey sur glace en général ? N’est-ce pas du minimalisme, puisque vous êtes déjà sur place ? Il ne s’agit pas d’une question de droits TV, puisque les Tessinois peuvent se le permettre. Ces derniers sont-ils plus fans de hockey que nous, les pauvres Romands qui n’ont pas gagné un seul titre depuis l’ère du passionné Bernard Vité (1983) ? Est-ce que l’audimat pour «Jacqueline Maillan, le rire en héritage» diffusé ce soir à 20h sur la RTS2 est vraiment plus élevé que pour un match de hockey entre deux des meilleures équipes du monde ? En tout cas, un grand bravo à la RSI2 qui depuis plus de 20 ans couvre systématiquement les matchs importants non retransmis sur la TSR et qui grâce à sa passion pour le hockey nous a permis d’observer les magnifiques chocs entre les plus grandes équipes de ce monde. Le Canada avec des belles stars de NHL contre la Finlande à la maison et championne du monde en titre, quel gâchis de ne pas le montrer, d’autant plus que si la Suisse se qualifie pour les quarts, elle jouera probablement contre une de ces deux équipes. Au pire, s’il s’agit d’un choix imposé par votre direction, vous pourriez insister pour commenter le match sur la deuxième chaîne du bi-canal de la RSI2, pour autant que vous partagiez l’opinion que ce n’est pas seulement les matchs de la Suisse qui méritent d’être diffusés. Merci pour votre réponse.</span><br /><br />Et toujours pas de réponse à ma question, pour une simple et bonne raison : il n’y a pas d’explication justifiée pour cette non-retransmission. Soupir.
<span style="font-weight: bold;"><span style="font-style: italic;">Photo Pascal Muller, copyright </span></span><span style="font-weight: bold; font-style: italic;"><link http://www.mediasports.ch>www.mediasports.ch</link></span><span style="font-weight: bold; font-style: italic;"> </span>]]></content:encoded>
			<category><cattitle>Mondiaux</cattitle><cuid>122</cuid></category>
			
			<author>info@cartonrouge.ch</author>
			<pubDate>Sun, 13 May 2012 15:41:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>1ère ligue – groupe 1 : classement des buteurs</title>
			<link>http://www.cartonrouge.ch/actualite/1ere-ligue-groupe-1-classement-des-buteurs-6/</link>
			<description>A 6 journées de la fin du championnat, il est grand temps de faire le point sur nos goaléadors de 1ère ligue. Ermin Gigic est toujours solidement installé dans le fauteuil de leader avec 6 pions d’avance sur ses premiers poursuivants, le trio Nsilu – Makshana – Miani.</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="align-left"><br />20 buts en l’espace de 25 rondes, le bilan de l’attaquant du SC Guin est digne d’éloges. Déjà sacré meilleur buteur en 2008-2009, Erminator Gigic semble intouchable et file tout droit vers un deuxième titre de Pichichi de 1ère ligue en 4 ans, une spécialité pour le club de la Singine puisque son coéquipier Lukas Schneuwly avait raflé la mise au terme de la saison 2009-2010.<br /><br />Derrière le bolide fribourgeois, le break est déjà fait et il semble difficile, pour ne pas dire impossible, au trio Nsilu – Makshana – Miani de refaire son retard. Le premier nommé est en pleine bourre avec 9 réussites au 2ème tour et y est pour beaucoup dans l’excellent parcours du FC Le Mont. Le club de Serge Duperret, qui fête son centenaire cette saison, semble bien parti pour accrocher une ascension en 1ère ligue promotion. Mais cette fois, les banlieusards lausannois n’auraient pas besoin de déménager à la Pontaise pour y évoluer...<br /><br />On retrouve ensuite deux jeunes joueurs des YB M21, Qendrim Makshana et Cristian Miani. Les deux «M» enchaînent les buts en ce second tour et pourraient bien, un jour ou l’autre, pointer le bout de leur nez dans la première équipe bernoise. On se souvient que Giovanni Sio avait d’abord cartonné avec les M21 de Sion avant de décrocher une place de titulaire dans la première équipe ; on connaît la suite avec ce joli transfert à Wolfsburg, consécutif à des performances de choix en Super League sous le maillot valaisan. <br /><br />Au pied du podium se trouve l’attaquant du FC Fribourg Yohan Viola. Ce dernier s’est fait l’auteur d’une prouesse historique en réalisant un triplé en 4 minutes (!) contre Sion M21 lors de la 19ème journée, permettant à son club de battre le leader 3-2. Un record mondial (?) pour l’ex-joueur de Winterthour et Lugano.<br /><br />Enfin, soulignons les présences aux avant-postes des incontournables Hervé Rickli et Renato Rocha, toujours fidèles au FC Echallens et à l’ES Malley. Les deux «Gerd Müller» du groupe 1 de 1ère ligue, malgré le parcours mitigé de leur club, restent des valeurs sûres et n’ont pas fini de faire cauchemarder les gardiens adverses.</p>
<p class="align-left">&nbsp;</p>
<p class="align-center"><span style="font-weight: bold;">Le classement après 25 journées :</span></p>
<p class="align-center">&nbsp;<img src="uploads/RTEmagicC_Buteurs_mai_2012_ok.jpg.jpg" height="298" width="282" alt="" /></p>
<h3>Le «trophée CartonRouge.ch»</h3>
<p class="align-left"><br />Comme la saison passée, le meilleur buteur du groupe 1 de 1ère ligue se verra offrir un cadeau en fin de saison qu’il pourra déguster avec ses coéquipiers. <span style="font-weight: bold;">La Maison Manuel à Lausanne</span>, le meilleur traiteur du canton (et de loin !), est en effet heureuse d’offrir au Pichichi de la saison 2011-2012 </p>
<h3 class="align-center">son nombre de buts en bouteilles de vin !</h3>
<p class="align-left"><br />En cas d’égalité à la première place, les lauréats se partageront le lot. Bonne chance à toutes les fines gâchettes ! </p>
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Manuel_Logo_Blanc_04.jpg.jpg" height="161" width="300" alt="" /></p>
<span style="font-weight: bold;"><span style="font-style: italic;">Photo Gigic copyright </span></span><span style="font-weight: bold; font-style: italic;"><link http://www.scduedingen.ch>www.scduedingen.ch</link></span><span style="font-weight: bold; font-style: italic;"> </span>]]></content:encoded>
			<category><cattitle>1ère ligue</cattitle><cuid>12</cuid></category>
			
			<author>info@cartonrouge.ch</author>
			<pubDate>Sat, 12 May 2012 14:05:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Encore un monde d’écart</title>
			<link>http://www.cartonrouge.ch/actualite/encore-un-monde-decart/</link>
			<description>A chaque Championnat du monde, c’est le même refrain : contre les six grandes équipes du hockey mondial (Canada, Finlande, Russie, Tchéquie, Suède et USA), la Suisse aligne les défaites honorables, et les titres des journaux «La Suisse méritait mieux», «Essayé pas pu» ou «Regrets» de même que les scores souvent serrés laisseraient penser que la Suisse a quasiment comblé son retard par rapport aux grandes nations du hockey. </description>
			<content:encoded><![CDATA[C’est ce genre de commentaires que nous lisons à nouveau aujourd’hui après les défaites contre la Finlande (2-5) et le Canada (2-3) de cette semaine. Sur cette base, on entend même des âneries du genre : le championnat suisse n’est pas très loin du niveau de la NHL. Cependant, il ne faut pas se laisser tromper par les apparences, car rien ne pourrait être plus loin de la vérité ; il existe encore un monde d’écart entre le hockey suisse et les grands nations hockeystiques de ce monde. Car voici malheureusement ce que nos journalistes romands oublient ou ignorent: 
<h3>1. Le tour qualificatif est un tour de chauffe</h3>
Pour les grandes équipes, le tour qualificatif du CM ou des JO ne représente que des matchs de préparation en vue de la phase éliminatoire, d’autant plus qu’il s’agit souvent de joueurs qui débarquent de NHL et n’ont jamais joué ensemble. Vu le niveau de ces équipes, leur qualification est (sauf rares exceptions) plus ou moins assurée. Dès lors, le tournoi ne commence véritablement que lors des quarts de finale, leur objectif étant d’être au top pour les 3 matchs clés qui doivent être remportés afin d’être champions du monde. Ceci étant, les matchs du premier tour ne sont joués que sur un patin et demi, ce qui explique qu’il faut relativiser les exploits de la Suisse lorsqu’elle arrive à battre un des grands lors d’une phase qualificative, à l’image des victoires il est vrai mémorables et historiques contre le grand Canada ou la Tchéquie à Turin en 2006. De même que les victoires contre la Suède aux CM 2008 ou en 2011 : dans les deux cas, la Suède avait terminé médaillée, alors que la Suisse ne s’était pas qualifiée ou avait été éliminée en quarts. Autre exemple, la victoire contre les Etats-Unis aux CM 2011 était un match pour beurre, la Suisse étant déjà éliminée. 
La réalité, c’est que la Suisse n’a quasiment jamais battu un des grands dans un match élimatoire, dans l’histoire récente, à l’exception de leur seule qualification pour des demi-finales en 1998, lors des CM qui avaient eu lieu en Suisse. Et on n’oubliera pas également la victoire héroïque au premier tour contre la Russie de Yashin à St-Petersburg en 2000, qui avait éliminé cette dernière alors qu’elle jouait à la maison ! 
Cependant, les défaites systématiques dans les moments clés ne sont pas un hasard, fruit de la malchance ou de mauvaises décisions arbitrales, comme nos journalistes le sous-entendent trop souvent. 
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Furrer_03.jpg.jpg" height="192" width="268" alt="" /></p>
<h3>2. Un score serré est souvent trompeur</h3>
Comme un coureur qui veut remporter une victoire sans trop se fatiguer, qui n’accélère que quand il faut vraiment pour gagner la course avec seulement quelques mètres d’écart alors qu’il est nettement plus fort, souvent les grandes équipes du hockey mondial mettent le turbo quand il faut marquer contre la Suisse, puis contrôlent la situation pour finalement gagner le match avec un score serré. Cela aboutit à des matchs comme hier soir où le Canada ne gagne que 3 à 2, mais en définitive ils ont marqué chaque fois assez facilement quand ils avaient besoin d’un but, à l’instar des buts inscrits par John Tavares et Jordan Eberle, quasiment sur commande, dans les premières secondes du 2ème et du 3ème tiers temps. 
<h3>3. Le manque de réalisme de la Suisse n’est pas un hasard</h3>
Si au niveau du patinage et de la présence physique, les progrès des Suisses ces derniers dix ans sont remarquables et que souvent ils arrivent à rivaliser avec les grandes équipes sur ce point, il faut admettre que les Finlandais, Russes, Suédois, Tchèques, Canadiens et Américains se distinguent par leur capacité de marquer quand c’est nécessaire, et de réaliser l’exploit technique (tir dans la lucarne, reprise de volée) pour marquer lorsque l’occasion se présente. On ne peut pas sous-estimer les qualités techniques et mentales qu’il faut posséder pour battre le gardien adverse lors des moments cruciaux. C’est sur ce point que les Suisses ont encore un immense retard sur les grands, illustré par les occasions cruciales ratées contre la Finlande ou le Canada. Il ne s’agit pas simplement d’un manque de réussite ou d’un manque de chance. Il y a également un aspect mental (comme réaliser un ace sur une balle de break) important. Cependant, la présence accrue de joueurs suisses en NHL va sans doute encore permettre à notre équipe nationale de progresser. Et si pour l’instant, Niederreiter est le seul attaquant suisse à tenir plus ou moins sa place de titulaire dans une équipe certes médiocre de NHL, on se réjouit des débuts prometteurs de l’efficace Sven Bärtschi chez les Calgary Flames (3 buts en 5 matchs). 
<h3>4. Les supers blocs</h3>
Si les joueurs de Simpson sont un cran en-dessous des joueurs des grandes équipes (sauf Streit et Josi), ils sont trois crans moins forts que les joueurs stars, qui évoluent sur une autre planète, comme Malkin, Datsyuk, Zetterberg, Getzlaf, Filpulla ou Alfredsson présents cette année aux CM. Chaque équipe a une première ligne qui fait la différence aux moments importants, en particulier lors des power-plays, et c’est souvent la ligne de parade la plus forte (donc l’équipe qui a eu la chance d’avoir le plus de stars éliminées aux premiers tours des play-offs NHL... et qui sont d’accord de venir) qui détermine qui sera championne du monde. Or, la Suisse n’a malheureusement pas vraiment de superstar, contrairement aux 6 grandes nations, auxquelles on peut rajouter la Slovaquie avec Chara. Malgré la très belle prestation de Brunner, la Suisse n’a donc simplement pas de joueurs de classe mondiale pour assurer le but décisif, comme Getzlaf, auteur du 3-2 hier soir pour le Canada ou Filppula, marqueur des 4ème et 5ème buts mardi soir pour la Finlande.&nbsp;
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Ambuhl.jpg.jpg" height="193" width="268" alt="" /></p>
<h3>Croyez-vous aux miracles ?</h3>
Cependant, ce qui précède ne signifie pas que l’exploit soit impossible. Vu les progrès au plan du physique et de la rapidité du patinage de cette génération de joueurs helvétiques, avec de la discipline défensive, un power-play efficace, de la chance et un grand gardien, la Suisse pourra battre et éliminer un jour un des «Fabulous 6», comme l’avait fait les universitaires américains qui avaient vaincu la Grande Machine Rouge aux JO de Lake Placid en 1980, lorsque Al Michaels de la chaîne TV américaine avait conclu son match avec le légendaire «Do you believe in Miracles ? – YES !».
Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs. Avant de rêver d’une qualification pour les demi-finales, il faut auparavant terminer dans les 4 premiers de notre groupe. Dans ce cadre, il ne suffit pas de bien jouer contre les grands, mais éviter les contre-performances contre les équipes faibles et s’imposer face aux équipes moyennement fortes du Groupe A. 
Pour l’instant, le premier test important de ces CM a été passé : à 2-2 contre la Biélorussie, la Suisse a réussi à marquer au moment important et à tenir le score, tant bien que mal, Stephan ayant sauvé la baraque alors que la défense donnait des grands signes de fébrilité en fin de partie. Les prochaines échéances, avec le renfort bienvenu de Roman Josi, auront lieu contre la France, la Slovaquie et les Etats-Unis. Le match contre la Slovaquie fait d’ailleurs presque office de finale pour la 4ème place qualificative. A ce titre, il faudra absolument être plus discipliné et éviter les multiples erreurs défensives constatées lors des premiers matchs. La victoire de la Slovaquie contre les USA complique la situation ; cela signifie de toute vraisemblance que la Suisse devra gagner contre la Slovaquie avant la fin du temps réglementaire. Par contre, comme les USA ont battu le Canada, il y a peu de chances d’une égalité à trois (USA-CH-Slovaquie), donc la confrontation directe permettrait à la Suisse de dépasser la Slovaquie, sans avoir à se soucier de problèmes de différences de buts. Enfin, en cas de défaite contre la Slovaquie, la Suisse aurait peut-être encore une chance de se qualifier en battant les USA lors du dernier match, pour autant que ces derniers ne battent pas la Finlande dimanche. Bref, faut gagner contre Chara et ses copains. Ce n’est donc qu’une victoire contre la Slovaquie dimanche qui permettra de dire si la Suisse a fait un pas de plus pour se rapprocher de la cour des grands. 
<strong><em>Photos Pascal Muller, copyright </em></strong><link http://www.mediasports.ch><strong><em>www.mediasports.ch</em></strong></link> ]]></content:encoded>
			<category><cattitle>Mondiaux</cattitle><cuid>122</cuid></category>
			
			<author>info@cartonrouge.ch</author>
			<pubDate>Thu, 10 May 2012 16:08:00 +0200</pubDate>
			
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			<title>Toujours plus bas</title>
			<link>http://www.cartonrouge.ch/actualite/toujours-plus-bas/</link>
			<description>Les tuiles s’enchaînent pour le FC Sion et les supporters valaisans ne sont pas au bout de leurs peines… Semaine après semaine, les désillusions s’accumulent et ce n’est peut-être pas terminé à la vue des derniers évènements. Chronique d’une descente aux enfers aussi douloureuse qu’attendue.</description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Une après l’autre !</h3>
Certes, il est aisé de tirer sur une ambulance qui vient de crever et dont la sirène ne fonctionne plus. Mais quand le chauffeur a lui-même planté un clou dans les pneus tout en oubliant les batteries de son engin sonore, il est tolérable d’envoyer l’une ou l’autre suggestion car il l’a probablement un peu cherché…<br /><br />Il y a deux semaines, Sion a perdu le seul entraîneur qui avait été capable de tirer quelque chose de son effectif depuis quelques années. Seul élément de stabilité dans le tumulte continuel cher à son président, Laurent Roussey représentait un point d’encrage, récemment élu «plus vieil entraîneur en activité de Super League». Mis sous pression d’une manière aussi ridicule qu’habituelle par CC, Lolo ne s’est pas fait prier pour claquer la porte et laisser le club dans ce qu’on appellera communément «la merde». Sous la pression despotique, Clausen l’avait fait avant lui et d’autres le feront si l’architecte ne change pas ses manières. CC s’est empressé de commenter : «Il n’arrivait plus à faire jouer Sion. Il tournait en rond, sans trouver la solution d’un jeu qui aurait plu au public». Le jeu n’était pas chatoyant, certes, mais le club gagnait, même ces matchs pourris 1-0 sur un cafouillage chanceux alors qu’il était habitué à paumer des points dans les mêmes circonstances. Faut-il rappeler que mathématiquement, Sion est deuxième du classement ?<br /><br />A peine remis de l’émotion, la licence pour l’année prochaine était refusée au club. La raison est certes risible mais elle montre bien que les instances du football en ont marre de l’individu et qu’elles ne feront aucun cadeau à celui qui s’aventure année après année à leur mettre des bâtons dans les roues, parfois justifiés mais souvent ridicules. Loin de moi la sympathie pour les incompétents de Muri ou de Zurich, mais suite à l’imbroglio juridique initié par CC, je comprends qu’ils tireront tout ce qu’ils peuvent jusqu’à percer les quatre pneus et viendront taper sur les jantes.
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Courbis.jpg.jpg" height="191" width="270" alt="" /></p>
<h3>Retour à la source</h3>
La chute avait pourtant commencé auparavant lorsque, comme attendu, la Cour suprême du Canton de Berne ne s’était pas désignée comme compétente pour dicter des mesures provisionnelles restituant les 36 points que Sion mériterait. Dans une saga extrêmement bien rédigée par mon confrère Julien Mouquin, l’ensemble de ce qui s’est passé était détaillé bien avant les décisions attendues de la part des tribunaux. Pour ne pas froisser sa fierté en recourant au TAS, Constantin a précipité le club dans des barrages périlleux. Car il ne fait aucun doute que le Tribunal Arbitral du Sport aurait allégé, réduisant aux 12 points inscrits dans les statuts de l’ASF, la sanction totalement disproportionnée et prise&nbsp; pour complaire à Sepp Blatter par les lèches-bottes de Muri.<br /><br />On notera, maintenant arrivé à l’épilogue de cette saga juridico-sportive, que la presse suisse a montré une fois de plus ses limites buvant les paroles de CC et publiant une propagande pro-Sion emplie d’inexactitudes et de théories d’avocats partisans ou incompétents. De manière quasi-similaire, les organes de communication du club valaisan que sont <span style="font-style: italic;">Le Nouvelliste </span>et le site officiel n’ont jamais publié les défaites récurrentes des Sédunois dans les divers tribunaux, s’appliquant à mettre en première page chaque décision super-provisionnelle à la faveur de l’Olympique des Alpes. Ce manque de professionnalisme n’a servi qu’à cultiver le rêve de David contre Goliath alors qu’opposition, il n’y a jamais vraiment eu tant les défaites se sont enchainées du côté rouge et blanc.
<h3>La cerise sur le gâteau</h3>
Dans une nouvelle démence despote, CC prend à nouveau place sur le banc sédunois, s’improvisant entraîneur de club de football professionnel. Alors que Fontbonne possède des diplômes et capacités à diriger dignement une équipe d’élite, l’architecte de profession se juge plus à même de coacher son club. Soit pathétique, soit irresponsable, soit manquant de respect, c’est à vous de choisir. Revenu de Thoune avec un petit point dans sa besace, Sion conservait un infime espoir d’éviter les barrages.<br /><br />Le match de mercredi passé à Lausanne était donc la dernière chance de l’emporter sur le terrain et de faire un nouveau doigt d’honneur à toutes les instances footballistiques en gardant une ultime chance de se maintenir dans l’élite. Malheureusement ou heureusement, le système a ses limites. Dominée sur le terrain, l’apathique équipe valaisanne a démontré une certaine lassitude. L’accumulation pèse et ça se comprend.<br /><br />Pour couronner la soirée, Serey Die, dans un élan de sottise, a giflé un ramasseur de balle. Après la vidéo où le joueur s’était employé à attaquer la bêtise de quelques supporters, cela fait un peu tache, non ? Je ne m’étendrai pas sur ce geste aussi puéril qu’inconscient à l’approche d’une fin de saison si importante mais je relèverai tout de même que ça ne doit pas tourner bien rond (ou tourner tout court) dans la tête de certains.
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Sion_nul2.jpg.jpg" height="268" width="212" alt="" /></p>
<h3>Jusqu’à la lie ?</h3>
Le sursaut d’orgueil face aux sauterelles n’est finalement qu’un feu de paille. Les deux seuls matchs qui comptent en ce mois de mai, tout le monde les connaît et celui du week-end dernier n’en faisait pas parti. On soulignera quand même la nouvelle réussite de Danick Yerly qui nous a rappelé que le recrutement d’un buteur brésilien du championnat hongrois à l’intersaison était plus que nécessaire. Le jeune valaisan a marqué autant de buts que notre perle de Budapest pour un dixième de temps de jeu environ.<br /><br />Sion s’aventure donc dans une mission difficile : garder des troupes motivées et à même de battre le barragiste de Challenge League jusqu’à la fin du championnat et remporter ce duel aller-retour. Mais avec quel entraîneur ? Rolland Courbis a beau avoir accepté l’invitation de son «grand ami» de toujours, les BFFs ne pourront manifestement pas collaborer sur du long terme ou du moins pour ces matchs de barrages. Qui voudra se mettre dans le bourbier valaisan pour sauver un navire à la dérive ? «L’avenir nous dira ce qu’on va faire dans le futur» te répondra le seul responsable de la situation…
<span style="font-weight: bold;"><span style="font-style: italic;">Photos Pascal Muller, copyright </span></span><span style="font-weight: bold; font-style: italic;"><link http://www.mediasports.ch>www.mediasports.ch</link></span><span style="font-weight: bold; font-style: italic;"> </span>]]></content:encoded>
			<category><cattitle>Super League</cattitle><cuid>10</cuid></category>
			
			<author>info@cartonrouge.ch</author>
			<pubDate>Thu, 10 May 2012 11:25:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
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			<title>Période XVII : 30 avril - 6 mai</title>
			<link>http://www.cartonrouge.ch/actualite/periode-xvii-30-avril-6-mai/</link>
			<description>Avec un peu de retard, voici notre sélection du Crampon Rouge avec en vedette les champions d'Italie, les exploits de City, le buteur de Schalke, les chouchous de Loulou Nicollin et quelques surprises...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Tops</h3>
<strong>1. Andrea Pirlo (Juventus FC) +25 points</strong>
A cause de - ou plutôt grâce à - sa longévité au plus haut niveau, beaucoup le considèrent déjà comme un vétéran alors qu'il va fêter la semaine prochaine ses 33 ans seulement. Et à moins qu'il ne rencontre un briseur de tibias de la trempe de Daniel Imhof, on a l'impression que le sérieux et la constance du bonhomme, ses pieds dorés et son style de jeu le porteront à évoluer encore de nombreuses années et à nous régaler encore longtemps avec ses ouvertures magiques. L'été dernier, l'AC Milan - pourtant réputé pour être l'EMS FC - a choisi de laisser partir Andrea Pirlo en fin de contrat après 10 ans de loyaux services. Mal lui en a pris. Le bon Andrea a été la pièce maîtresse de la victoire de la Juventus en Série A et nous aurons donc le plaisir de le revoir en Champions League l'an prochain. Cette semaine encore, deux grands matches pour lui et un titre de champion d'Italie au nez et à la barbe de ses ex-coéquipiers Rossoneri.
<strong>2. Klaas-Jan Huntelaar (Schalke 04) +20 points</strong>
Pour couronner sa très belle saison, le Hollandais signe encore deux buts et un assist ce week-end dans la victoire contre le Werder Brême. 49 réussites et et 16 passes décisives toutes compétitions confondues : après trois années en demi-teinte, il a finalement trouvé toute sa dimension. S'il tient la même forme durant l'Euro, il risque de faire paniquer plus d'une défense adverse pour le plus grand plaisir des Oranje.
<strong>3. Lorenzo Insigne (Delfino Pescara 1936) +15 points</strong>
Il a beau ne jouer qu'en Série B, le jeune prodige arrivé en prêt depuis Naples est ce qu'il se fait de mieux actuellement dans le football. Sous la houlette de Zdenek Zeman, chantre du jeu offensif, il explose cette saison. Ce gabarit mini (1m63/59kg) allie aisance balle au pied, rapidité d'exécution et coups redoutables. Le dribble, le coup franc, le tir de près, de loin et même marquer de la tête : il sait tout faire. Cette semaine il a régalé tout son monde ; d'abord avec <link http://www.youtube.com/watch?v=YuavPEHIw0w - external-link-new-window>un doublé de toute beauté</link> mardi contre Vicenza, puis avec <link http://www.youtube.com/watch?v=cE_xMkGcWV4 - external-link-new-window>un but d'anthologie</link> samedi contre Grosseto. Puisqu'il rejoindra la Série A la saison prochaine, on risque de le revoir souvent dans le classement du Crampon Rouge s'il continue ainsi. Et c'est tout le mal qu'on lui souhaite.
<strong>4. Yaya Touré (Manchester City) +12 points</strong>
Il est vrai, les Citizens ont pléthore de grands attaquants capables de marquer à tout moment. Cependant, dans ce match crucial sur le chemin du titre de champion d'Angleterre, c'est bien un milieu de terrain qui résout les problèmes de Mancini. Avec ses deux réussites importantes, Yaya Touré démontre que les grands joueurs ne sont pas forcément ceux qui marquent 4 buts par match contre des équipes de seconde zone, mais bien souvent ceux qui résolvent les matches importants. Le cheikh Mansour saura très certainement le récompenser avec une Porsche, une pareille à celles commandées par Majid Pishyar et qui ne sont jamais arrivées a destination. 
<strong>5. Diego Milito (FC Internazionale) +10 points</strong>
La saison de l'Inter a été quelque peu insipide, marquée surtout par trois entraîneurs différents et l'humeur changeante de Wesley Sneijder. Cependant, on le sait, rien de tel qu'une victoire dans le derby contre l'AC Milan pour se mettre un peu de baume au coeur, surtout si cette victoire est synonyme de coup d'arrêt définitif dans la course au titre de leur rivaux rossoneri. Et dans ce derby de feu, c'est Diego Milito qui s'est illustré plus que n'importe qui. El Principe s'est fait l'auteur d'un hattrick, tout en étant un poison constant pour la défense milanaise.
<strong>6. Lionel Messi (FC Barcelone) +8 points</strong>
Que dire de plus du meilleur joueur du monde qui n'ait pas déjà été écrit et répété ? La simple évocation de son nom est synonyme d'excellence, mariage de gestes somptueux et d'efficacité. Fin avril, il est quelque peu passé au travers des matches capitaux contre Chelsea et le Real, mais il a rappelé cette semaine que l'extraterrestre du foot c'est lui. Malgré une saison qui pourrait se terminer sans aucun titre du Barça en attendant la finale de Copa del Rey, l'Argentin continue de battre tous les records. Les mauvaises langues diront qu'il a peu de mérite car il a marqué à quatre reprises sur pénalty cette semaine et que les adversaires n'étaient pas des plus coriaces. 7 buts en deux matches, 50 en une saison de Liga, 77 toutes compétitions confondues : comment nier ces chiffres ? C'est parfois lassant, mais &quot;la Pulga&quot; est au foot ce que Federer a été pendant des années au tennis : le maître incontesté.
<strong>7. Olivier Giroud (Montpellier HSC) +6 points</strong>
Selon Younès Belhanda, Olivier Giroud est coupable de ne pas avoir pris ses responsabilités lors du match à domicile contre nos voisins d'Evian-Thonon-Gaillard en n'ayant pas tiré le pénalty durant les arrêts de jeu un pénalty qui aurait pu être synonyme de victoire de la Ligue 1. Sans vouloir rentrer dans ces polémiques, c'est tout de même lui qui tire les marrons du feu pour le club cher au pittoresque président Louis Nicollin en égalisant à la 84ème minute d'un match qui s'était mal emmanché. On espère que le vestiaire montpelliérain saura passer l'orage pour couronner une saison magnifique par un titre de champion de France bien mérité.
<p style="font-weight: bold;">8. Stephan Lichtsteiner (Juventus FC) +5 points</p>
Ok, la semaine n'a pas été des meilleures pour notre Stephan national. Mercredi, il a été le complice involontaire de la bourde de Buffon sur le goal de Lecce. Dimanche contre Cagliari, il est sorti à la 22ème minute suite à un violent choc. Mais, mis à part ces deux épisodes de jeu, sur son flanc droit c'est toujours lui le patron. Celui que ses ex-supporters de la Lazio surnommaient &quot;Forrest Gump&quot; et que les publicitaires de chez Puma avaient rebaptisé &quot;Liftsteiner&quot;, n'en finit pas d'abattre les kilomètres, d'aligner les précieuses récupérations de balles tout en participant à la manoeuvre offensive. Match après match, il s'est confirmé tout au long de la saison comme le meilleur joueur du championnat italien à son poste, titulaire indiscuté du onze d'Antonio Conte. Et puisque Stephan est un véritable roc, il a eu le temps d'être accompagné à l'hôpital pour effectuer des examens pendant que ses coéquipiers finissaient le travail et revenir à temps pour les festoiements de fin de match, devenant ainsi le premier Suisse à remporter la Série A depuis l'après-guerre ! 
<p style="font-weight: bold;">9. Hulk (FC Porto) +4 points</p>
Son nom n'est certes pas des plus poétiques et le Brésilien n'a pas la même verve devant les buts que l'an dernier lorsqu'il s'était mérité le titre de meilleur joueur, meilleur buteur et meilleur passeur du championnat du Portugal. Mais en cette fin de saison, avec 7 buts lors des trois derniers matches dont un doublé ce week-end, l'ex-joueur de Tokyo et Kawaski démontre qu'il est une pièce-maîtresse dans la victoire du 26ème titre du FC Porto en Primeira Liga.
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Hulk.jpg.jpg" height="159" width="290" alt="" /></p>
<p style="font-weight: bold;">10. Javier Pastore (Paris Saint-Germain) +3 points</p>
L'Argentin fait parler. Décrié par certains et encensé par d'autre, force est de constater que, durant la semaine écoulée, les deux victoires du PSG contre Saint-Etienne et Valenciennes lui doivent beaucoup. Elégant et omniprésent, il est incontournable dans la manoeuvre de l'équipe entraînée par Carlo Ancelotti. Avec quelques années d'expérience de plus au compteur, il sera vraiment l'un des grands joueurs de la planète.
<strong>11. Chris Wondolowski (San José Earthquakes) +2 points</strong>
Chris qui ? Oui, bien que certains de nos lecteurs diront qu'un joueur de MLS n'a rien à faire dans leur classement hebdomadaire préféré, c'est l'occasion pour votre dévoué d'aller voir ce qui se passe sur la planète foot, toute la planète foot. Et de donner un coup de projecteur sur la ligue nord-américaine, en plein développement. Et en ce moment, celui qui cartonne aux States c'est Chris Wondolowski. Le meilleur buteur des deux derniers championnats a déjà été nommé MVP du mois d'avril. Ses 3 réussites en deux matches cette semaine font de lui l'homme en forme du moment. Grâce à ses 10 buts en autant de rencontres depuis la reprise de la MLS, les Earthquakes sont en tête du classement.
<strong>12. Jocelyn Roux (FC Lausanne-Sport) +1 point</strong>
Il y a sûrement plein de joueurs dans les grands championnats européens qui sont bien meilleurs que lui. Mais il a pleinement contribué au maintien du LS sur le terrain. Mercredi soir contre Sion, au delà d'un but somptueux que même Cristiano Ronaldo n'aurait pas renié, il a été le seul élément dangereux des Lausannois, se battant comme un beau diable sur le peu de ballons reçus. Et rebelote dimanche contre Servette. Alors oui, Jocelyn Roux mérite son point au classement du Crampon Rouge !
<h3>Flops</h3>
<div class="indent"><strong>1. Serey Die (FC Sion) -15 points</strong></div>
Forcément. La claque du Sédunois au ramasse-balle lausannois a fait le tour de la presse romande, il était donc impossible de ne pas sanctionner ce geste. Dans tous les stades du monde, c'est de bonne guerre, cela arrive. Les ramasses-balle sont des juniors de l'équipe qui joue à domicile et c'est compréhensible qu'il tendent à favoriser leur club. Et c'est même l'une des composantes du désavantage de jouer à l'extérieur. Mais Serey Die aurait pu être autrement inspiré. Par exemple comme Morgan De Sanctis, gardien du Napoli, qui avait hurlé sur un ramasseur de Lecce trop lent avant de lui offrir son maillot à la fin du match pour s'excuser.
<strong>2. Adem Ljajic (Fiorentina) -10 points</strong>
La réaction de son entraîneur Delio Rossi était certainement disproportionnée et il ne fallait peut-être pas frapper Adem Ljajic pour lui faire comprendre qu'il est prié d'accepter son remplacement en silence. Mais son attitude mérite néanmoins une baffe dans notre classement. Eh gamin ! T'as 20 ans, ton équipe perd 2-0 à la maison contre l'avant-dernier du classement alors que c'est un match capital pour le maintien de ton club dans l'élite, tu n'es pas dans ton jour et donc tu joues mal. Accepte ton remplacement en évitant les provocations gratuites à ton entraîneur ! Et en silence ! Surtout si, après ta sortie, ton équipe parvient à remonter les deux buts de retard en prouvant ainsi que les changements effectués par ton coach ont été bien choisis.
<strong>3. Younès Belhanda (Montpellier HSC) -5 points</strong>
On aurait aimé le voir plus souvent dans le classement du Crampon Rouge. Younès Belhanda l'aurait mérité. En effet, si Montpellier réalise une incroyable saison, il le doit en bonne partie à lui. Il est d'ailleurs sur les rangs pour être élu meilleur joueur de la ligue. Enfin, il l'était… Car son expulsion stupide de mardi et ses propos polémiques à l'encontre de son coéquipier Olivier Giroud jeudi ne sont pas une grande preuve de maturité. Surtout à deux journées de la fin de la Ligue 1 alors que son club est à peu de chose du sacre. Et il ne faut pas l'oublier, le sang-froid est une qualité importante pour prétendre faire partie des meilleurs joueurs de la planète. Il risque ainsi de flinguer les efforts de toute une saison.]]></content:encoded>
			<category><cattitle>Crampon Rouge</cattitle><cuid>173</cuid></category>
			
			<author>info@cartonrouge.ch</author>
			<pubDate>Wed, 09 May 2012 19:10:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Anderlecht et les autres</title>
			<link>http://www.cartonrouge.ch/actualite/anderlecht-et-les-autres/</link>
			<description>
A deux journées de la fin de sa phase de play-off, censée pourtant créer de l’intensité et du suspense, le RSC Anderlecht est désigné champion. La faiblesse de la concurrence et les individualités bruxelloises auront été les deux principaux ingrédients de ce titre. Pas le plus beau des 31 sacres nationaux des Mauves, c’est certain, mais un 31ème sacre quand même.</description>
			<content:encoded><![CDATA[Avec un bilan de 28/30 face aux autres membres du top 6 en saison régulière et de 15/24 lors de cette inutile (cette année encore plus que les autres) phase de play-off, le titre d’Anderlecht ne souffre pas de la moindre contestation et c’est bien ça qui est gênant.<br /><br />En effet, la direction mauve a appliqué une recette qui avait déjà fait ses preuves en Jupiler League et ramené deux titres au rival, le Standard de Liège, en reconstituant le duo d’attaque Jovanovic – Mbokani. C’est un peu – à une autre échelle on est d’accord – comme si le Réal Madrid gagnait une Liga avec Leo Messi et Samuel Eto’o devant. Ce serait amer pour les Barcelonais et les Merengues n’auraient pas de quoi se la péter… <br /><br />La révélation de Matias Suarez, la saison de feu de Guillaume Gillet (sorte d’Arnaud Bühler à 20 buts) et une défense largement suffisante pour venir à bout des faiblardes offensives des autres clubs auront permis à Anderlecht de jouer une partie du championnat à cloche-pied sans jamais se mettre une seconde en danger. Ainsi, s’économisant le weekend, le RSCA est allé chercher un inutile, mais d’autant plus beau, 18/18 en poule de l’Europa League. Si cette performance est une source de fierté pour ses supporters, elle sera restée sans suite, le néo-champion de Belgique se faisant sortir sans gloire face à l’AZ lors du premier tour qui compte.<br /><br />Mais, pour se compliquer la tâche, comme quand tu es trop fort pour ton petit frère à Street Fighter, Anderlecht s’est chargé d’un handicap pour que la victoire face aux autres ténors belges soit moins écrasante, en maintenant Ariël Jacobs – sorte de Gabet Chapuisat neurasthénique – sur son banc. Du coup, même avec des faiblesses tactiques criardes, dignes d’un club de 2ème ligue inter, l’effectif mauve s’est baladé en misant tout sur le talent de son effectif. Suffisant pour la Belgique, mais il faudra montrer autre chose afin de ne pas être tout à fait ridicule en Champions League, comme le club l’est habituellement.
<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_Anderlecht_champion270.jpg.jpg" height="193" width="270" alt="" /></p>
<h3>Et en face ?</h3>
Les habituels rivaux d’Anderlecht n’étaient pas au mieux cette saison, et c’est le moins que l’on puisse dire.<br /><br />Le besogneux Club Bruges avait un temps misé sur un jeu plus flamboyant, sous la direction du Néerlandais Adrie Koster. Les résultats n’ont pas suivi et du coup, le grand club flamand s’est donné les moyens de gagner – de nouveau – tous ses matchs 1-0 en amenant la moustache poivre et «sel» de Christoph Daum. Le coach allemand a amené ce que les coachs allemands amènent. De la rigueur, de la discipline et des résultats. Pour cette saison, il était trop tard, peut-être bien que le Club Bruges pourrait s’affirmer en vrai concurrent pour Anderlecht la saison prochaine, en fonction du matos que le coach aura à sa disposition, si j’ose dire.<br /><br />Le Racing Genk, champion en titre, n’a pas su rééditer sa magnifique saison passée. Les pertes de cadres tels que Thibaut Courtois (Athletico Madrid, via Chelsea), Chris Mavinga (Rennes) ou Marvin Ogunjimi (Majorque), en attendant cette année le transfert déjà acquis de Kevin De Bruyne à Chelsea ont plombée l’équipe. Il y avait simplement trop de départs à compenser et Genk a présenté une équipe qui ne pouvait simplement pas concourir pour le doublé.<br /><br />Le Standard de Liège enfin, doté d’une nouvelle direction aussi ambitieuse que celle du Lausanne-Sport et qui a d’ailleurs réalisé un mercato estival quasi-similaire a raté sa saison, comme prévu, et ne jouera pas l’Europe, sauf miracle. Mais, contrairement au LS, le Standard ne pourra pas compter sur la rétrogradation de ses adversaires sur tapis vert pour obtenir ce qu’ils n’ont pas mérité sur le pré. Ça ne sent pas très bon pour l’avenir sportif d’un club qui se voulait grand. Il faudra probablement des années au Standard afin de se mêler à nouveau à la lutte pour le titre, ce qui est désolant, le public de Sclessin étant le plus bouillant de Belgique. ]]></content:encoded>
			<category><cattitle>Belgique</cattitle><cuid>171</cuid></category>
			
			<author>info@cartonrouge.ch</author>
			<pubDate>Wed, 09 May 2012 11:20:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
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